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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 11:33

RAIDERS OLD CALIFORNIA (1)« RAIDERS OF OLD CALIFORNIA » est bâti sur un drôle de postulat : de méchants ex-soldats yankees volent les terres de pauvres Mexicains, après la guerre. Un jeune et gentil shérif épaulé par un vieux juge, vient remettre de l’ordre dans tout cela.

Série B complètement fauchée, visuellement à peine équivalente à un épisode de « ROY ROGERS », ce film ennuyeux et mal fichu vaut aujourd'hui pour la seule présence de Lee Van Cleef. Car évènement rarissime : il survit pendant une bonne partie de l'action ! À cette époque, l’acteur avait plutôt pour habitude d’arriver en ville avec quelques potes, l’air menaçant, il entrait au saloon et… se faisait descendre au bout de quelques minutes, en se tenant le ventre, l'air ahuri.

Pas ici ! D’abord, il a un nom très cool : ‘Damon Pardee’. Ensuite, il joue le bras-droit de Jim Davis, un sadique à moitié fou qui s’excite en frappant sauvagement ses victimes. C'est d'ailleurs à peu près tout ce que fait Van Cleef dans « RAIDERS OF OLD CALIFORNIA » : il tabasse des gens en roulant des yeux fous et en décoiffant sa chevelure encore abondante. Il se prend également une ou deux raclées à son tour.

Vétéran des films à petit budget, le grimaçant Jim Davis joue les ‘bad guys’ sans conviction – ce qu’on peut comprendre, vu le contexte – et se laisse piquer toutes leurs scènes communes par Van Cleef. Celui-ci est donc la seule raison de s’infliger ce nanar totalement dénué d’intérêt, récemment exhumé par un éditeur UK, qui l’a placé en tête d’affiche. On s'imagine bien que personne ne va lui disputer cet honneur !

RAIDERS OLD CALIFORNIA

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE LEE VAN CLEEF
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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 09:08

En 1958, Charles Bronson dans une scène de l’excellent « MITRAILLETTE KELLY », rend visite à un complice garagiste, Frank DeKova. Celui-ci l’emmène voir un puma en cage qu'il garde à l’arrière de sa station-service, pour les touristes. Comme toujours pas très courageux, Kelly (Bronson) préfèrera rester à bonne distance.

BRONSON DEKOVA

Pourquoi mentionner cette séquence en particulier ? Eh bien, parce que douze ans plus tard, le même Bronson jouant cette fois le tueur à gages Arthur Bishop dans « LE FLINGUEUR », est convoqué par son chef mafioso pour être réprimandé. L'homme est en train de faire le portrait d’une panthère attachée dans son jardin. Et qui joue le ‘capo’ artiste ? Frank DeKova, bien sûr !

BRONSON DEKOVA (1)

À une décade de distance, les deux mêmes comédiens partageant la même scène avec un grand félin, difficile de croire à une coïncidence. Un clin d’œil, plutôt. Seul Michael Winner pourrait élucider ce mystère…

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 08:05

Incarnant la quintessence du Juif new-yorkais râleur et ronchon, Jack Klugman se révèle excellent en juré dans « 12 HOMMES EN COLÈRE », en ex-alcoolique dans « LE JOUR DU VIN ET DES ROSES », en flic marié à une emmerdeuse dans « LE DÉTECTIVE », en père riche dans « GOODBYE COLUMBUS », en parieur harcelé dans « UN TUEUR DANS LA FOULE ».

En France, il apparaît en tueur face à Eddie Constantine dans « JE VOUS SALUE, MAFIA ».

À la TV, il est connu pour ses apparitions dans « TWILIGHT ZONE », pour sa sitcom « DRÔLE DE COUPLE » (où il tient le rôle créé au cinéma par Walter Matthau) et pour la longue série « QUINCY » où il est un légiste de la police. Il est excellent en flic rusé dans « ONE OF MY WIVES IS MISSING ». On le revoit en politicien dans « PARALLEL LIVES ».

Aujourd'hui, il fête ses 89 ans. Happy birthday, Jack.

KLUGMAN anniv

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 22:58

ATTACK (1)Robert Aldrich n’a pas cherché à masquer les origines théâtrales de « ATTAQUE ! », bien au contraire. Il enchaîne les séquences confinées, les affrontements outrés, brosse les ATTACKcaractères à gros traits jusqu'au symbole et vomit sa haine de la guerre avec une agressivité revigorante.

« ATTAQUE ! » n’est pas une œuvre plaisante. C'est un brûlotATTACK (2) âpre et plein d’arêtes, qu’on suit avec indignation et écœurement.

Eddie Albert et Jack Palance sont les deux faces de la même pièce : l’un est un lâche, un couard pathétique et névrosé, un fils-à-papa prêt à sacrifier n'importe qui pour sauver sa peau. L’autre est un « chien de guerre », un G.I. emblématique, un Héros avec un grand ‘H’. Les deux hommes se haïssent à en crever, on dirait même qu'ils ne survivent que pour se détruire l’un l’autre. C'est la ATTACK (3)grande force du scénario que d’opposer ces deux races d’hommes, l’un ignoble, l’autre admirable, mais issus tous deux des mêmes entrailles : celles de la bête immonde qu’on appelle guerre.

Palance trouve certainement le rôle de sa vie en Joe Costa, ce lieutenant au physique émacié de martyr. Noueux, tétanisé, le dégoût aux lèvres, il surjoue en permanence, sans jamais en faire trop. Costa n’est pas un simple soldat, c'est LE soldat par excellence. Face à lui, Eddie Albert pousse l’abjection tellement loin, qu’on peut pratiquement dire qu'il crée le personnage le plus détestable de l’Histoire du 7ème Art. Leur face à face final atteint certains sommets.

Entre eux, outre le lieutenant-narrateur, joué par le transparent William Smithers, Lee Marvin crève l’écran dans un rôle incroyablement cynique de colonel capable des pires compromis pour atteindre ses ambitions politiques. En quelques scènes, Marvin fait passer toutes les nuances, séduction incluse, de cet infâme individu.

ATTACK (4)

Austère, sans grands moyens, doté d’un noir & blanc sans fioritures, cadré avec un dynamisme de chaque plan, « ATTAQUE ! » a gardé toute sa puissance et apparaît comme l’ancêtre de tous les grands films de guerre modernes, de Stone à Kubrick. Du très grand cinéma américain.

ATTACK2

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 17:28

Comme « TAZA, FILS DE COCHISE », « LE SIGNE DU PAÏEN » est un film très atypique dans l’œuvre de Douglas Sirk. SIGN PAGAN (1)

Ce western romain tourné aux débuts du CinémaScope est visuellement somptueux, grâce à la photo de Russell Metty qui sculpte les visages en masques ténébreux. Le scénario est plus hasardeux, présentant Jeff Chandler en héros traditionnel, pour le délaisser progressivement au profit du personnage d’Attila – il est vrai beaucoup plus intéressant – et de son interprète : Jack Palance.

Enduit de fond de teint foncé, portant une perruque noire, l’acteur semble né pour jouer ce rôle. Et il ne déçoit pas. C'est également ce qu’a dû se dire le réalisateur qui abandonne peu à peu tout montage parallèle, toute action, pour se focaliser uniquement sur Palance. Le dernier tiers est un one man show shakespearien où Palance donne à ce barbare exalté des accents de tragédie. Son Attila n’est pas seulement un fauve assoiffé de sang, c'est aussi un homme simple et superstitieux, hanté par son destin, aimanté par la mort. La longue scène où il finit par tuer sa propre fille est un tour de force. Très certainement un des plus beaux accomplissements de Palance, dont on regrette pour le coup, encore plus sa carrière en partie gâchée. Face à lui, personne n’a l’occasion d’exister et des trognes comme Leo Gordon ou Michael Ansara se contentent des miettes.

« LE SIGNE DU PAÏEN » manque de souffle et d’ampleur, mais demeure un bel exemple de péplum soigné et intelligent. Impossible après avoir vu ce film d’imaginer le roi des Huns avec un autre visage.

SIGN PAGAN

 

À NOTER : le film est récemment sorti en Allemagne sous le titre « ATTILA DER HUNNENKÖNIG » en CinémaScope 4/3 et également en format carré. Il semble que le film ait été tourné simultanément dans les deux formats, car la version 1.33 : 1. n’est pas recadrée.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JACK PALANCE
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:20

On est monomaniaque ou on ne l’est pas.

Et parfois la monomaniaquerie comporte ses risques. Ainsi, après avoir ingurgité « CHARLIE & ME », les mémoires de la première épouse de Charles Bronson, il semblait impensable de ne pas se procurer « TALES OF A HOLLYWOOD HOUSEWIFE », signé d’une autre ‘first wife’ : celle de Lee Marvin, l’autre tête de gondole de « WWW ».MARVIN housewife

Côté positif, le livre est mieux écrit et plus joliment imprimé que celui d’Harriett Bronson. Et pour être de parfaite bonne foi, on n’est pas trompé sur la marchandise : Betty Marvin n’a JAMAIS dit qu'elle écrivait un livre sur Lee Marvin. Non : c'est bel et bien un livre de, par et sur Betty Marvin !

Ex-nounou de Joan Crawford, peintre à ses heures, la première Mme Marvin parle essentiellement de sa propre vie, mentionne évidemment notre copain Lee de temps en temps et en brosse un portrait assez peu flatteur. On retiendra un passage où pendant le tournage de « LA NEF DES FOUS », Simone Signoret compatissante, offrit à Betty un exemplaire de « AU-DESSOUS DU VOLCAN », de Malcolm Lowry, contant l’histoire d’un consul gravement alcoolique. Un message délicatement subliminal à lui faire passer… Elle relate aussi de chaleureux souvenirs de John Wayne. 

Tout ceci pour dire que même pour le collectionneur complétiste et compulsif, cet ouvrage n’a rien d’indispensable. Oui, même pour cette photo hallucinante où Marvin répète dans son jardin avec son costume de ‘Chino’ dans « L’ÉQUIPÉE SAUVAGE ».

Mieux vaut se contenter de « LEE : A ROMANCE », écrit par sa seconde épouse. À moins bien sûr, d’être passionné par la vie de… Betty Marvin.

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Published by Fred Jay Walk - dans LIVRES ET MAGAZINES
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 07:38

Acteur de second plan des fifties d’origines grecques, le volubile Nick Dennis n’a tourné qu’une petite cinquantaine de films. Il fut un des comédiens-fétiches de Robert Aldrich qui lui offrit son rôle le plus mémorable dans « EN QUATRIÈME VITESSE » : le mécanicien enthousiaste (« Va-va-voom ! »).

Il est un des joueurs de poker dans « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR », on l’aperçoit dans « À L’EST D’ÉDEN », il coache Palance dans « LE GRAND COUTEAU », fait partie de l’armée de « SPARTACUS ». Il achève sa carrière à la TV où il apparaît dans plusieurs épisodes des séries « BEN CASEY » et « KOJAK ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 107 ans. Va-va-voom, Nick !

DENNIS anniv

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 23:06

CAPT NEWMAN (1)Précédant de sept ans l'iconoclaste « M*A*S*H* » d’Altman, « LE COMBAT DU CAPITAINE CAPT NEWMANNEWMAN » en porte déjà les germes irrévérencieux. Situé dans un hôpital militaire, dans la sectionCAPT NEWMAN (2) psychiatrique pendant la WW2, le film parvient à créer un équilibre aussi précaire qu’improbable entre le drame humain et la grosse comédie burlesque. Sans jamais complètement céder à l’un ou à l’autre. C'est déjà sensible dans le casting qui oppose un Gregory Peck raide et digne comme à son habitude, à un Tony Curtis hilarant en infirmier surdoué et débrouillard : on dirait qu'ils font chacun leur film de leur côté et se croisent de temps en temps !

Le scénario est un peu construit comme un film à sketches, étudiant plusieurs cas CAPT NEWMAN (3)successivement. Tous ne sont pas du même calibre. Ainsi si Eddie Albert est épatant en colonel rongé par le remords qui dédouble sa personnalité, Bobby Darrin – sorte de Coluche yankee – est insupportable de cabotinage éhonté et vampirise une bonne partie du métrage. Robert Duvall (qui sera aussi du Altman, tiens…) est déjà égal à lui-même en jeune officier catatonique, enfermé dans sa honte et Angie Dickinson n’a pas grand-chose à faire dans un personnage très convenu d’infirmière sexy, véritable madonne des HP.

En fait, cela ressemblerait presque à un pilote de série TV. On imagine très bien un cas à résoudre chaque semaine pour le bon capitaine Newman, car l’humour n’est pas très éloigné de certaines sitcoms deCAPT NEWMAN (4) l’époque. C'est d'ailleurs ce qui ressort le mieux du film aujourd'hui, car les séquences « sérieuses » paraissent naïves et schématiques, réduisant la psychothérapie à une bonne dose de penthotal, une grosse crise de larmes et basta !

Très bien photographié par Russell Metty, « LE COMBAT DU CAPITAINE NEWMAN » quoique très daté, se laisse tout de même regarder sans déplaisir, surtout grâce à un Curtis absolument déchaîné : le numéro de danse en yiddish lors de la fête de Noël à la fin, est un pur régal !

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 17:11

DESERT TARTARES (2)Inspiré du chef-d’œuvre de Dino Buzzati, « LE DÉSERT DES TARTARES » avait tout pour échouer dans son entreprise : un sujet considéré comme inadaptable, un scénario de DESERT TARTARESplus de deux heures où il ne se passe rigoureusement rien, un casting de coproduction. Mais par la grâce du talent deDESERT TARTARES (1) son réalisateur Valerio Zurlini, le film prend son envol dès les premières minutes et apparaît comme une sorte de western métaphysique, qui pose bien plus de questions qu'il n’apporte de réponses et envoûte durablement.

Le décor naturel de ce fort perdu au milieu de nulle part est fascinant. Et il est l’âme de cette histoire hautement symbolique qui parle de l’absurdité de la guerre, sans qu’on n’y voie un seul combat, de la folie des hommes alors qu'ils ne font rien. Rien qu’attendre un ennemi sans visage, quitte à laisser filer leur vie et leur jeunesse entre leurs doigts. DESERT TARTARES (3)Arrivé en jeune officier conquérant et ambitieux, le lieutenant Drogo se transforme progressivement en vieillard émacié, flageolant, comme si le fort avait aspiré toute vie de ses veines. Peu à peu, Drogo devient tous ces hommes qui l’ont précédé et qui lui semblaient si absurdes à son arrivée. Jacques Perrin est exceptionnel dans ce qui reste le rôle de sa vie. Sa transformation physique qu’on ne remarque qu’à la toute fin, est admirablement amenée. À ses côtés, Giuliano Gemma est très surprenant, Jean-Louis Trintignant discret en médecin résigné, Max Von Sydow a rarement été meilleur. Un magnifique cast d’ensemble.

La photo de Luciano Tovoli est pour beaucoup dans la réussite du film, tout comme la BO d’Ennio Morricone particulièrement inspiré.

« LE DÉSERT DES TARTARES » est un quasi chef-d’œuvre, un film qui marque profondément et donne à réfléchir quant à l’absurdité de nos existences…

 

À NOTER : le film, copro franco-italo-allemande est étonnamment inédit en DVD en France. On peut le trouver aux U.S.A. aux éditions « NO SHAME » en italien sous-titré anglais, dans un très beau transfert. Il serait grand temps qu'il soit réhabilité. En Blu-ray, tiens !

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 12:18

« THE SET-UP » est un épisode de la 1ère saison des « RUES DE SAN FRANCISCO » réalisé par George McCowan, qui confronte le lieutenant Stone (Karl Malden) à un vieux mythe du polar : le ‘hitman’, autrement dit le tueur à gages.

RUES SAN FRANCISCO whitman

Stuart Whitman, rugueux et taciturne, s’est retiré en France depuis huit ans. À l’appel de son ex-employeur, il revient au pays pour un dernier contrat. En fait, c'est un piège destiné à l’éliminer pour qu'il ne puisse jamais témoigner d’un meurtre dont il fut le témoin. L’épisode est bâti sur le vieux cliché du tueur rêvant d’une retraite impossible. Whitman y est presque parvenu puisqu’il est devenu un père de famille. Mais son passé le rattrapera, évidemment.

Pas particulièrement original, le film tient par la présence de sa ‘guest’ principale, un Stuart Whitman hyper ‘pro’ mais qui a visiblement perdu la main. À ses côtés, Jack Albertson en barman aveugle qui le trahit pour une transplantation de cornée, l’élégant Jason Evers en mafioso planche-pourrie et Claudine Longet, starlette française connue pour son rôle dans « LA PARTY ».

À retenir tout de même, une volonté de réalisme dans la mise en scène, qui évite les nuits américaines et les transparences lors des séquences en voiture.

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