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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 07:53

Ann-Margret se fait un nom comme chanteuse et danseuse dans les boîtes de Las Vegas. Si ses débuts en oie blanche convainquent à moitié dans les comédies telles que « MILLIARDAIRE POUR UN JOUR » ou les pâtisseries d’Elvis, elle commence à s’émanciper avec « BYE BYE BIRDIE », assume ses formes opulentes et joue les sex symbols dans « LE KID DE CINCINNATI » en mangeuse d’hommes, « CE PLAISIR QU’ON DIT CHARNEL » en bourgeoise désœuvrée, « LES VOLEURS DE TRAINS » en aventurière qui roule John Wayne dans la farine, « TOMMY » en mère indigne.

ANNMARGRET anniv

Elle s’autoparodie dans « MON BEAU LÉGIONNAIRE », « LE PRIVÉ DE CES DAMES » et « CACTUS JACK », aide Trintignant dans le film français « UN HOMME EST MORT » et trouve ses meilleurs rôles à l’âge mûr avec la femme meurtrie de « MAGIC » et la barmaid désabusée de « SOLEIL D’AUTOMNE », l’infirmière qui a une liaison avec le boy friend de sa fille dans « A TIGER’S TALE », l’égérie des deux veufs dans « LES GRINCHEUX » et sa sequel. Elle veut adopter dans « LES ENFANTS DE LA HONTE ». Elle est remarquable en mère alcoolique de Cameron Diaz dans « L’ENFER DU DIMANCHE ».

À noter qu’elle a tourné en France dans « FOLIES BOURGEOISES » de Chabrol.

À la TV, on la voit en mère de famille mourante dans « WHO WILL LOVE MY CHILDREN ? », dans un autre mélo en tandem avec Julie Andrews dans « OUR SONS » et dans le rôle de Belle Watling, la femme de mauvaise vie dans « SCARLETT ». Elle apparaît en ‘guest’ dans des séries comme « LES EXPERTS » et « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE ».

Aujourd'hui, elle fête ses 70 ans. Happy birthday, Ann-Margret.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 14:44

SAMWHISKY2Tourné alors que Burt Reynolds commençait doucement à émerger comme une vedette potentielle, « SAM WHISKY LE DUR » est une gentille pochade qui a tout duSAM WHISKY (3) téléfilm lambda, hormis un humour parfois égrillard et une certaine amoralité encore prohibés au petit écran en cette fin des sixties. Burt, aventurier décontracté, est engagé par Angie Dickinson pour retrouver des lingots d’or et les remettre dans un coffre (les tenants et aboutissants du scénario sont bien trop alambiqués et laborieux pour être exposés ici !). Il s’associe à un Géo Trouvetout pacifique joué par le géant Clint Walker et un forgeron noir campé parSAM WHISKY l’excellentissime Ossie Davis.

Le film suit à un rythme pépère leurs molles tribulations, jusqu'à ce hold-up à l’envers qui s’éternise et endort le spectateur pourtant peu SAM WHISKY (1)exigeant. En fait, on dirait une des comédies westerniennes de Burt Kennedy, en moins bien réalisé et scénarisée avec une paresse inouïe. S’il y a un charme à trouver là-dedans, ce sera dans l’alchimie réelle existant entre les trois vedettes masculines très complices : Reynolds parfaitement à l’aise dans son personnage déjà bien au point d’escroc rigolard, Walker très inattendu, citant Platon et Socrate et Davis presqu’aussi drôle qu'il le fut dans « LES CHASSEURS DE SCALPS ». Angie elle, traverse élégamment l’aventure, en nympho à côté de ses pompes.

On regardera donc « SAM WHISKY LE DUR » (encore bravo à ceux qui trouvaient les titres français des westerns) avec une indifférence bienveillante, en se disant que tout le monde semble s’être bien amusé pendant le tournage. On aurait aimé en dire autant…

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 11:33

RAIDERS OLD CALIFORNIA (1)« RAIDERS OF OLD CALIFORNIA » est bâti sur un drôle de postulat : de méchants ex-soldats yankees volent les terres de pauvres Mexicains, après la guerre. Un jeune et gentil shérif épaulé par un vieux juge, vient remettre de l’ordre dans tout cela.

Série B complètement fauchée, visuellement à peine équivalente à un épisode de « ROY ROGERS », ce film ennuyeux et mal fichu vaut aujourd'hui pour la seule présence de Lee Van Cleef. Car évènement rarissime : il survit pendant une bonne partie de l'action ! À cette époque, l’acteur avait plutôt pour habitude d’arriver en ville avec quelques potes, l’air menaçant, il entrait au saloon et… se faisait descendre au bout de quelques minutes, en se tenant le ventre, l'air ahuri.

Pas ici ! D’abord, il a un nom très cool : ‘Damon Pardee’. Ensuite, il joue le bras-droit de Jim Davis, un sadique à moitié fou qui s’excite en frappant sauvagement ses victimes. C'est d'ailleurs à peu près tout ce que fait Van Cleef dans « RAIDERS OF OLD CALIFORNIA » : il tabasse des gens en roulant des yeux fous et en décoiffant sa chevelure encore abondante. Il se prend également une ou deux raclées à son tour.

Vétéran des films à petit budget, le grimaçant Jim Davis joue les ‘bad guys’ sans conviction – ce qu’on peut comprendre, vu le contexte – et se laisse piquer toutes leurs scènes communes par Van Cleef. Celui-ci est donc la seule raison de s’infliger ce nanar totalement dénué d’intérêt, récemment exhumé par un éditeur UK, qui l’a placé en tête d’affiche. On s'imagine bien que personne ne va lui disputer cet honneur !

RAIDERS OLD CALIFORNIA

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 09:08

En 1958, Charles Bronson dans une scène de l’excellent « MITRAILLETTE KELLY », rend visite à un complice garagiste, Frank DeKova. Celui-ci l’emmène voir un puma en cage qu'il garde à l’arrière de sa station-service, pour les touristes. Comme toujours pas très courageux, Kelly (Bronson) préfèrera rester à bonne distance.

BRONSON DEKOVA

Pourquoi mentionner cette séquence en particulier ? Eh bien, parce que douze ans plus tard, le même Bronson jouant cette fois le tueur à gages Arthur Bishop dans « LE FLINGUEUR », est convoqué par son chef mafioso pour être réprimandé. L'homme est en train de faire le portrait d’une panthère attachée dans son jardin. Et qui joue le ‘capo’ artiste ? Frank DeKova, bien sûr !

BRONSON DEKOVA (1)

À une décade de distance, les deux mêmes comédiens partageant la même scène avec un grand félin, difficile de croire à une coïncidence. Un clin d’œil, plutôt. Seul Michael Winner pourrait élucider ce mystère…

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 08:05

Incarnant la quintessence du Juif new-yorkais râleur et ronchon, Jack Klugman se révèle excellent en juré dans « 12 HOMMES EN COLÈRE », en ex-alcoolique dans « LE JOUR DU VIN ET DES ROSES », en flic marié à une emmerdeuse dans « LE DÉTECTIVE », en père riche dans « GOODBYE COLUMBUS », en parieur harcelé dans « UN TUEUR DANS LA FOULE ».

En France, il apparaît en tueur face à Eddie Constantine dans « JE VOUS SALUE, MAFIA ».

À la TV, il est connu pour ses apparitions dans « TWILIGHT ZONE », pour sa sitcom « DRÔLE DE COUPLE » (où il tient le rôle créé au cinéma par Walter Matthau) et pour la longue série « QUINCY » où il est un légiste de la police. Il est excellent en flic rusé dans « ONE OF MY WIVES IS MISSING ». On le revoit en politicien dans « PARALLEL LIVES ».

Aujourd'hui, il fête ses 89 ans. Happy birthday, Jack.

KLUGMAN anniv

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 22:58

ATTACK (1)Robert Aldrich n’a pas cherché à masquer les origines théâtrales de « ATTAQUE ! », bien au contraire. Il enchaîne les séquences confinées, les affrontements outrés, brosse les ATTACKcaractères à gros traits jusqu'au symbole et vomit sa haine de la guerre avec une agressivité revigorante.

« ATTAQUE ! » n’est pas une œuvre plaisante. C'est un brûlotATTACK (2) âpre et plein d’arêtes, qu’on suit avec indignation et écœurement.

Eddie Albert et Jack Palance sont les deux faces de la même pièce : l’un est un lâche, un couard pathétique et névrosé, un fils-à-papa prêt à sacrifier n'importe qui pour sauver sa peau. L’autre est un « chien de guerre », un G.I. emblématique, un Héros avec un grand ‘H’. Les deux hommes se haïssent à en crever, on dirait même qu'ils ne survivent que pour se détruire l’un l’autre. C'est la ATTACK (3)grande force du scénario que d’opposer ces deux races d’hommes, l’un ignoble, l’autre admirable, mais issus tous deux des mêmes entrailles : celles de la bête immonde qu’on appelle guerre.

Palance trouve certainement le rôle de sa vie en Joe Costa, ce lieutenant au physique émacié de martyr. Noueux, tétanisé, le dégoût aux lèvres, il surjoue en permanence, sans jamais en faire trop. Costa n’est pas un simple soldat, c'est LE soldat par excellence. Face à lui, Eddie Albert pousse l’abjection tellement loin, qu’on peut pratiquement dire qu'il crée le personnage le plus détestable de l’Histoire du 7ème Art. Leur face à face final atteint certains sommets.

Entre eux, outre le lieutenant-narrateur, joué par le transparent William Smithers, Lee Marvin crève l’écran dans un rôle incroyablement cynique de colonel capable des pires compromis pour atteindre ses ambitions politiques. En quelques scènes, Marvin fait passer toutes les nuances, séduction incluse, de cet infâme individu.

ATTACK (4)

Austère, sans grands moyens, doté d’un noir & blanc sans fioritures, cadré avec un dynamisme de chaque plan, « ATTAQUE ! » a gardé toute sa puissance et apparaît comme l’ancêtre de tous les grands films de guerre modernes, de Stone à Kubrick. Du très grand cinéma américain.

ATTACK2

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 17:28

Comme « TAZA, FILS DE COCHISE », « LE SIGNE DU PAÏEN » est un film très atypique dans l’œuvre de Douglas Sirk. SIGN PAGAN (1)

Ce western romain tourné aux débuts du CinémaScope est visuellement somptueux, grâce à la photo de Russell Metty qui sculpte les visages en masques ténébreux. Le scénario est plus hasardeux, présentant Jeff Chandler en héros traditionnel, pour le délaisser progressivement au profit du personnage d’Attila – il est vrai beaucoup plus intéressant – et de son interprète : Jack Palance.

Enduit de fond de teint foncé, portant une perruque noire, l’acteur semble né pour jouer ce rôle. Et il ne déçoit pas. C'est également ce qu’a dû se dire le réalisateur qui abandonne peu à peu tout montage parallèle, toute action, pour se focaliser uniquement sur Palance. Le dernier tiers est un one man show shakespearien où Palance donne à ce barbare exalté des accents de tragédie. Son Attila n’est pas seulement un fauve assoiffé de sang, c'est aussi un homme simple et superstitieux, hanté par son destin, aimanté par la mort. La longue scène où il finit par tuer sa propre fille est un tour de force. Très certainement un des plus beaux accomplissements de Palance, dont on regrette pour le coup, encore plus sa carrière en partie gâchée. Face à lui, personne n’a l’occasion d’exister et des trognes comme Leo Gordon ou Michael Ansara se contentent des miettes.

« LE SIGNE DU PAÏEN » manque de souffle et d’ampleur, mais demeure un bel exemple de péplum soigné et intelligent. Impossible après avoir vu ce film d’imaginer le roi des Huns avec un autre visage.

SIGN PAGAN

 

À NOTER : le film est récemment sorti en Allemagne sous le titre « ATTILA DER HUNNENKÖNIG » en CinémaScope 4/3 et également en format carré. Il semble que le film ait été tourné simultanément dans les deux formats, car la version 1.33 : 1. n’est pas recadrée.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:20

On est monomaniaque ou on ne l’est pas.

Et parfois la monomaniaquerie comporte ses risques. Ainsi, après avoir ingurgité « CHARLIE & ME », les mémoires de la première épouse de Charles Bronson, il semblait impensable de ne pas se procurer « TALES OF A HOLLYWOOD HOUSEWIFE », signé d’une autre ‘first wife’ : celle de Lee Marvin, l’autre tête de gondole de « WWW ».MARVIN housewife

Côté positif, le livre est mieux écrit et plus joliment imprimé que celui d’Harriett Bronson. Et pour être de parfaite bonne foi, on n’est pas trompé sur la marchandise : Betty Marvin n’a JAMAIS dit qu'elle écrivait un livre sur Lee Marvin. Non : c'est bel et bien un livre de, par et sur Betty Marvin !

Ex-nounou de Joan Crawford, peintre à ses heures, la première Mme Marvin parle essentiellement de sa propre vie, mentionne évidemment notre copain Lee de temps en temps et en brosse un portrait assez peu flatteur. On retiendra un passage où pendant le tournage de « LA NEF DES FOUS », Simone Signoret compatissante, offrit à Betty un exemplaire de « AU-DESSOUS DU VOLCAN », de Malcolm Lowry, contant l’histoire d’un consul gravement alcoolique. Un message délicatement subliminal à lui faire passer… Elle relate aussi de chaleureux souvenirs de John Wayne. 

Tout ceci pour dire que même pour le collectionneur complétiste et compulsif, cet ouvrage n’a rien d’indispensable. Oui, même pour cette photo hallucinante où Marvin répète dans son jardin avec son costume de ‘Chino’ dans « L’ÉQUIPÉE SAUVAGE ».

Mieux vaut se contenter de « LEE : A ROMANCE », écrit par sa seconde épouse. À moins bien sûr, d’être passionné par la vie de… Betty Marvin.

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Published by Fred Jay Walk - dans LIVRES ET MAGAZINES
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 07:38

Acteur de second plan des fifties d’origines grecques, le volubile Nick Dennis n’a tourné qu’une petite cinquantaine de films. Il fut un des comédiens-fétiches de Robert Aldrich qui lui offrit son rôle le plus mémorable dans « EN QUATRIÈME VITESSE » : le mécanicien enthousiaste (« Va-va-voom ! »).

Il est un des joueurs de poker dans « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR », on l’aperçoit dans « À L’EST D’ÉDEN », il coache Palance dans « LE GRAND COUTEAU », fait partie de l’armée de « SPARTACUS ». Il achève sa carrière à la TV où il apparaît dans plusieurs épisodes des séries « BEN CASEY » et « KOJAK ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 107 ans. Va-va-voom, Nick !

DENNIS anniv

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 23:06

CAPT NEWMAN (1)Précédant de sept ans l'iconoclaste « M*A*S*H* » d’Altman, « LE COMBAT DU CAPITAINE CAPT NEWMANNEWMAN » en porte déjà les germes irrévérencieux. Situé dans un hôpital militaire, dans la sectionCAPT NEWMAN (2) psychiatrique pendant la WW2, le film parvient à créer un équilibre aussi précaire qu’improbable entre le drame humain et la grosse comédie burlesque. Sans jamais complètement céder à l’un ou à l’autre. C'est déjà sensible dans le casting qui oppose un Gregory Peck raide et digne comme à son habitude, à un Tony Curtis hilarant en infirmier surdoué et débrouillard : on dirait qu'ils font chacun leur film de leur côté et se croisent de temps en temps !

Le scénario est un peu construit comme un film à sketches, étudiant plusieurs cas CAPT NEWMAN (3)successivement. Tous ne sont pas du même calibre. Ainsi si Eddie Albert est épatant en colonel rongé par le remords qui dédouble sa personnalité, Bobby Darrin – sorte de Coluche yankee – est insupportable de cabotinage éhonté et vampirise une bonne partie du métrage. Robert Duvall (qui sera aussi du Altman, tiens…) est déjà égal à lui-même en jeune officier catatonique, enfermé dans sa honte et Angie Dickinson n’a pas grand-chose à faire dans un personnage très convenu d’infirmière sexy, véritable madonne des HP.

En fait, cela ressemblerait presque à un pilote de série TV. On imagine très bien un cas à résoudre chaque semaine pour le bon capitaine Newman, car l’humour n’est pas très éloigné de certaines sitcoms deCAPT NEWMAN (4) l’époque. C'est d'ailleurs ce qui ressort le mieux du film aujourd'hui, car les séquences « sérieuses » paraissent naïves et schématiques, réduisant la psychothérapie à une bonne dose de penthotal, une grosse crise de larmes et basta !

Très bien photographié par Russell Metty, « LE COMBAT DU CAPITAINE NEWMAN » quoique très daté, se laisse tout de même regarder sans déplaisir, surtout grâce à un Curtis absolument déchaîné : le numéro de danse en yiddish lors de la fête de Noël à la fin, est un pur régal !

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