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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 17:38

BOULE DE FEUBilly Wilder au scénario, Howard Hawks à la caméra, Barbara Stanwyck et Gary Cooper réunis après « L'HOMME DE LA RUE ». Comment rater un film pareil ? Apparemment pas possible, puisque « BOULE DE FEU » est plus qu’un délice, c'est un régal de fin-gourmet, une merveille de comédie pétillante qui mixe les thèmes de « BLANCHE NEIGE ET LES 7 NAINS » et « PYGMALION » avec un humour décapant. À part qu’ici, c'est Eliza Doolittle – prénommée ‘Sugarpuss’ – qui enseigne l’argot à un prof vieux garçon psychorigide.

La poule d’un gangster à la langue bien pendue se cache dans la maison où vivent huit professeurs en train d’écrire une encyclopédie. Le plus jeune, ‘Coop’ bien sûr, tombe amoureux d'elle, ignorant qu'elle ne cherche qu’à l’utiliser. Du moins jusqu'à ce qu'il l’embrasse… Il faut les avoir vus, à tour de rôle, aller se passer un linge humide sur la nuque, afin de tempérer leurs ardeurs !

Tout est magnifiquement écrit et rythmé, les personnages de vieux profs sont délicieux, surtout Richard Haydn avec son accent indéfinissable : sept puceaux septuagénaires qui BOULE DE FEU (2)jouent les cupidons pour leur cadet pas très dégourdi.

Cooper est d’une précision dans la comédie qui laisse toujours admiratif. Entre raideur et timidité, assurance et désarroi, il crée un personnage attachant et drôle sans effort apparent. Face à lui, la Stanwyck a rarement été plus sexy et énergétique que dans ce rôle à la vulgarité décapante et aux jambes affolantes. Parmi les seconds rôles, Dana Andrews et Dan Duryea jouent les gangsters. À noter d'ailleurs un clin d’œil fort sympathique : au moment de tirer, Duryea mouille de salive la mire de son arme en disant « J'ai vu faire ça dans un film ! ». En parlant évidemment de « SERGENT YORK », le film précédent de Hawks avec ‘Coop’.

Des dialogues à la mitraillette, des situations constamment cocasses, des personnages finement dessinés, des éclats de rire à intervalle régulier : on voit mal ce qu’on pourrait exiger de plus d'une comédie romantique. « BOULE DE FEU » est truffé de répliques qu’on aimerait retenir, de gags jamais lourds. Et ‘Coop’ et Stanwyck formaient vraiment un bien beau couple de cinéma.

BOULE DE FEU (1)

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 07:46

Bruce Glover est un second rôle des seventies au physique trapu et à l’inamovible sourire inquiétant, vu dans quantité de westerns et téléfilms.

Il figure en employé de banque dans « L’AFFAIRE THOMAS CROWN », mais ses rôles les plus mémorables demeurent le tueur gay dans « LES DIAMANTS SONT ÉTERNELS » et l’associé de Gittes dans « CHINATOWN ». Glover est un voyou dans « JUSTICE SAUVAGE », un malfrat à qui Coburn doit de l’argent dans « LE BAGARREUR », un des motards de « C.C. & COMPANY », un cascadeur dans « LES RISQUE-TOUT ». Plus récemment, il apparaît fugitivement en faux paraplégique dans une séquence de « GHOST WORLD ».

À la TV, Bruce Glover est un assistant D.A. dans la série « HAWK ».

Aujourd'hui, il fête ses 79 ans. Happy birthday, Bruce.

BRUCEGOLVER anniv

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 07:16

SIDE STREET (1)Avant de s’imposer comme un des grands réalisateurs de western des années 50, Anthony SIDE STREETMann avait œuvré dans le ‘film noir’ et signé quelques fleurons qu’on semble redécouvrir aujourd'hui.

Un des plus connus est « LA RUE DE LA MORT », bâti sur le principe imparable de l’engrenage mortel et de la fatalité.

Mann présente New York comme un univers grouillant, filme d’abord la métropole comme dans un documentaire, puis il en isole un individu – presque au hasard – un ex-G.I. devenu facteur, dont la femme va bientôt accoucher. Un enchaînement de coïncidences le met en présence de 30.000 $ dont il s’empare fiévreusement.

Jusque là, tout va bien. Ensuite, et c'est là que le bât blesse un peu, notre « héros » va agir de façon stupide et illogique. Chacune de ses décisions va à l’encontre du bon sens, la moindre de ses réactions semble dictée par la panique et le manque de jugeote et l’identification devient de plus en plus problématique. D’autant que le garçon est incarné par le pâlot et un tantinet tête-à-claques Farley Granger qui a quelque difficulté à impressionner la pellicule et à susciter l’empathie. C'est ainsi qu’au fil du récit, auSIDE STREET (2) fur et à mesure qu'il s’enfonce dans un labyrinthe kafkaïen, on se désintéresse de son sort.

Si tout ce qui implique les forces de police semble complètement désuet aujourd'hui, si les scènes à la maternité sont platement mélodramatiques, le dernier quart du film s’intensifie et passionne : le personnage de la chanteuse de boîte de nuit, campé par la merveilleuse Jean Hagen de « QUAND LA VILLE DORT » (tourné la même année) est touchant et la poursuite dans Big Apple déserte, le dimanche matin, est magnifiquement filmée. Les plans en plongée entre les gratte-ciels font penser à des images de SF.

« LA RUE DE LA MORT » accuse indéniablement son grand âge, n’atteint jamais au tragique et à l’universel, mais il vaut le coup d’œil pour la maîtrise du cadre dont fait preuve Anthony Mann et pour une belle photo contrastée, oscillant entre expressionnisme et documentaire.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 17:29

WINTER KILLS (1)Tiré d’un roman de l’auteur de « UN CRIME DANS LA TÊTE », le très inconnu « WINTER KILLS » se lance tête baissée dans une théorie du complot sur l’assassinat de JFK. Les WINTER KILLSnoms sont changés, mais les références sont limpides et ici, le comploteur en chef s’avère être le propre père du président. Enfin, plutôt le ‘Big Brother’ travaillant sous ses ordres. Enfin…WINTER KILLS (2) C'est très compliqué ! Et William Richert n’est pas Oliver Stone.

« WINTER KILLS » est un produit très bizarre, d’une maladresse insensée dans sa narration : le héros (Jeff Bridges), frère du président tué 19 ans plus tôt, va d’un indice à l’autre, d’une rencontre à la suivante, il croise une quantité de ‘guest stars’ invraisemblable, des grandes vedettes qui n’apparaissent que quelques instants dans des rôles sans intérêt particulier. Ainsi, Toshirô Mifune joue un majordome à l’Anglais aWINTER KILLS (3)pproximatif pendant deux minutes (pourquoi l'avoir dérangé ?), Liz Taylor non-mentionnée au générique, campe une maquerelle et n’a aucune réplique, Tomás Milian est un malfrat cubain dont l’intervention ne sert à… rien, on aperçoit aussi des vétérans du second rôle comme Dorothy Malone en mère gâteuse, Brad Dexter en flic abruti, Joe Spinell, Ralph Meeker, Sterling Hayden. Et même Eli Wallach qui joue un avatar gay de Jack Ruby. Sacré Eli !

Le film avance par à-coups intempestifs, dans une ambiance curieusement décalée, parfois bouffonne et malgré quelques bonnes idées, n’arrive jamais à vraiment décoller. On dirait une mosaïque de séquences assemblées au petit-bonheur,WINTER KILLS (4) émaillée de digressions inutiles, de situations absurdes et hors-propos. Frankenheimer, où es-tu quand on a besoin de toi ?

Alors on se console avec le numéro de John Huston qui campe un pseudo Joe Kennedy plus vrai que nature, digne de son Noah Cross de « CHINATOWN », avec Richard Boone en porte-flingue jouant double-jeu et Anthony Perkins qui s’amuse comme un fou (c'est le cas de le dire…) en tireur de ficelles méphistophélique. Jeff Bridges lui, même s’il est présent dans toutes les scènes, n’a guère l’occasion de briller.

Dommage qu’avec un tel générique – n’oublions pas Maurice Jarre et Vilmos Szigmond – ce « WINTER KILLS » fasse si amateur et inachevé.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:24

Klaus, chargé de transmettre les résultats du Top des Blogs d’Overblog, en remplacement (temporaire) de Charley, habituellement préposé, vit très mal les émotions du classement. Avec 41° de fièvre, il s’est alité et n’a rien avalé depuis la nouvelle.

TOP BLOG 574

En effet, « WWW » est aujourd'hui classé 574ème. Il n’a donc perdu qu’une seule place depuis le dernier recensement… Pas de quoi s’affoler. Charley aurait vécu cela avec décontraction voire avec fair-play, mais Klaus est dans un état…

Pas sûr qu'il soit taillé pour ce job, le pauvre.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:42

JANET LEIGH (3)Indémodable pin-up des fifties à la silhouette de rêve et au visage piquant, Janet Leigh révèle ses dons de sex symbol pleine d’esprit dans « LES ESPIONS S’AMUSENT » où elleJANET LEIGH (1) joue un agent double russe moulée dans ses combinaisons d’aviateur. Il faut avoir entendu les hurlements de réacteurs quand elle se déshabille !

Elle est tout aussi troublante en épouse d’un lâche dans « ACTE DE VIOLENCE », en plus jeune des « QUATRE FILLE DU DR. MARCH », en héritière dans « LA DYNASTIE DES FORSYTHE », en fausse sœur du héros dans « SCARAMOUCHE », dans quelques ‘musicals’, puis en sauvageonne au cheveu JANET LEIGH (2)court dans « L’APPÂT », en princesse dans « PRINCE VAILLANT » et « LES VIKINGS », en mondaine dans « LA PEAU D’UN AUTRE », en épouse courageuse du flic mexicain de « LA SOIF DU MAL », en girl friend de Sinatra dans « UN CRIME DANS LA TÊTE », en secrétaire inventive dans « BYE BYE JANET LEIGHBIRDIE », en psy dans « TROIS SUR UN SOFA ». Elle est l’employée de banque pas si naïve que ça dans « LE CARNAVAL DES TRUANDS », l’ex-femme de Newman dans « DÉTECTIVE PRIVÉ ».

Elle tourne quelques films avec son mari Tony Curtis comme « LE CHEVALIER DU ROI » ou « HOUDINI LE GRAND MAGICIEN ».JANET LEIGH (5)

Son rôle le plus mémorable demeure celui de Marion la secrétaire assassinée sous la douche dans « PSYCHOSE ». Cas unique où l’héroïne d’un film disparaît dans le premier tiers de l’action.

Après une décennie passée à tourner pour la télévision, on la retrouve vieillie aux côtés de sa fille Jamie Lee Curtis dans « FOG ». Elle retrouve celle-ci quelques années plus tard pour JANET LEIGH (4)jouer son assistante dans « HALLOWEEN : 20 ANS PLUS TARD », où elle se plaint de… sa douche.

En ‘95, Janet Leigh publie ses mémoires et souvenirs du tournage de « PSYCHOSE » et apparaît en personne pour remettre un prix au festival de Cannes ‘98.

À la TV, on la voit en sadique assistante du nazi Jack Palance dans « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX », en jeune mariée dont l’époux disparaît dans « HONEYMOON WITH A STRANGER », en actrice vieillissante qui rêve d’un comeback dans un « COLUMBO », en veuve tentée par le lifting dans « MIRROR, MIRROR ».

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:36

BYE BIRDIE (1)Dans un épisode de la 3ème saison de « MAD MEN », l’agence de pub concocte un spot plagiant une scène du film à succès « BYE BYE BIRDIE ». Ils se passent et se repassent la chanson d’Ann-Margret sur fond bleu et en filment un parfait duplicata. Pour se rendre BYE BIRDIEcompte qu'il leur manquait l’essentiel pour que cela fonctionne : Ann-Margret !

Il faut bien dire que la réussite de « BYE BYE BIRDIE » doit beaucoup à la jeune comédienne. Pétulante, pétant de santé et de joie de vivre, le sourire communicatif, le second degré affleurant derrière chacune de ses expressions, elle crève l’écran comme elle le fera rarement par la suite. Ses apparitions dans le prologue et l’épilogue (la même chanson interprétée de façon radicalement différente) sont anthologiques.BYE BIRDIE (2)

Ce charmant ‘musical’ est un véritable concentré de sixties. Sorti l’année de l’assassinat de JFK, il fait aujourd'hui figure d’adieu de l’Amérique à son innocence. Dans quelques mois, l’univers de Birdie n’existera plus et on ne pourra plus tourner de tels films avec la même candeur. C'est ce qui fait une grande partie du charme de ce joli film bariolé, aux numéros musicaux bien intégrés, à la photo constamment inventive (signée Joe Biroc, le chef-op d’Aldrich) et aux comédiens en pleine forme. À peine pourra-t-on déplorer quelques longueurs, comme le numéro interminable de Janet Leigh avec les business men coiffés de fez.

BYE BIRDIE (3)

Le film se moque gentiment d’Elvis et de ses fan-clubs, il fait preuve d’une certaine causticité en ironisant sur l’importance grandissante de la télé dans le quotidien du peuple (le numéro assez osé sur Ed Sullivan, qui joue son propre rôle) et pose même un œil moqueur sur l’obsession du mariage et sur le mâle américain pas bien brillant dans l'ensemble. Tout cela sous couvert de show endiablé et ripoliné.

Affublée d’une curieuse perruque noir-corbeau, Janet Leigh est délicieuse. Mais quand ne l’est-elle pas ? Maureen Stapleton, à peine âgée de 38 ans, joue une grosse matrone envahissante, mère d’un garçon du même âge, Dick Van Dyke n’est pas très passionnant, ni spécialement drôle.

À condition d’être dans le bon mood, « BYE BYE BIRDIE » fait passer un moment des plus plaisants. Il fait rétrospectivement figure d’instantané de cette Amérique fantasmée pré-Vietnam, pré-Dallas, qui allait disparaître à jamais.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 08:25

Nous fêtions il y a peu l’anniversaire de Gavan O’Herlihy. C'est aujourd'hui au tour de son papa !

Acteur de composition d’origine anglaise au visage sans caractère particulier, on voit Dan O’Herlihy en officier trouillard dans « LA RÉVOLTE DES CIPAYES », en bad guy barbu dans « LE CAVALIER AU MASQUE », en auteur de théâtre dans « MIRAGE DE LA VIE », puis chez Buñuel dans le rôle-titre de « ROBINSON CRUSOË ». Il est traficant d’armes dans « 100 FUSILS », tient le rôle-titre du remake du « CABINET DU DR. CALIGARI », incarne le président Roosevelt dans « MacARTHUR, LE GÉNÉRAL REBELLE » et plus âgé joue le patron de la multinationale dans « ROBOCOP » et sa première sequel.

À la TV, O’Herlihy est le leader des colons dans la série « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS », il campe quelques méchants dans « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX », un colonel dans « COLDITZ » et le chef de Robert Conrad dans la série « A MAN CALLED SLOANE ». Il est excellent dans le rôle du vieux Joe Kennedy, dans « THE RAT PACK ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 92 ans. Happy birthday, Daniel.

DANOHERLIHY anniv

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 19:31

Gary Cooper a joué toutes sortes de personnages, du naïf au cowboy, du héros de guerreCITY STREETS au shérif angoissé, mais il ne s’est jamais aventuré dans le ‘film noir’. Enfin, si… Une fois. Pour « LES CARREFOURS DE LA VILLE », une rareté de 1931 signée du grand Rouben Mamoulian, juste avant l’avènement du tristement célèbre ‘Code Hays’.

Il y incarne ‘le Kid’, un brave garçon bossant comme tireur d’élite dans une fête foraine, entraîné dans le crime par un racketteur, père de Sylvia Sidney la fille qu'il aime et qui purge injustement une peine de prison.

Auprès de ce joli couple de cinéma, Paul Lukas, Guy Kibbee, William Boyd, Wayne Gibson et une toute jeune débutante nommée… Paulette Goddard.

Le scénario étant basé sur une histoire du légendaire Dashiell Hammett, la curiosité du cinéphile coopérien n’en est que plus aiguisée.

Quel éditeur-excavateur aura l’idée et l’audace de ressusciter ces « CARREFOURS DE LA VILLE » bien alléchants et pratiquement invisibles depuis le fameux ‘Code’ ?

On peut en voir des extraits sur YouTube :

 

http://www.youtube.com/watch?v=1nD6iVfnDT0

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 17:46

CASANOVA (2)Soyons clair : « CASANOVA LE PETIT » n’existe que pour, par et à travers Gary Cooper. Sans lui, le film n’aurait aucune raison d’être et chaque réplique, chaque situation semble avoir été inventée pour lui.

Casanova Brown, c'est le M. Deeds de Capra avec quelques années de plus et un altruisme très émoussé. Un grand benêt séduisant malgré lui, au caractère bien trempé, mais ayant leCASANOVA chic pour se mettre dans des imbroglios inextricables, la plupart du temps dû à des jeunes femmes énamourées.

Le scénario de Nunnally Johnson est extrêmement bien construit en vaudeville, le dialogue est pétillant et le tout est charmant sans jamais être « mignon ». Cooper se retrouve quasiment bigame, père sans le savoir et bientôt pratiquement maman idéale, sans jamais rien maîtriser, jamais rien vouloir. Il faut avoir vu cet enchaînement de séquences inouï où, embêté parce qu'il fume dans une maison sans cendrier, il met littéralement le feu à l’endroit ! C'est du très grand ‘Coop’ à l’état brut. Peu de comédiens arriveraient à en faire autant dans un simple plan large sans dialogue. Le dernier tiers du film le montrant enfermé dans sa chambre d’hôtel avec le bébé qu'il a « kidnappé » et dont il s’occupe comme s’il s’agissait d’un produit inflammable hautement instable, est un délice. À ses côtés, les personnages secondaires comme la femme de ménage de l’hôtel ou le liftier sont formidables, Frank Morgan est irrésistible en vieux ronchon avaricieux. Seule la larmoyante Teresa Wright semble appartenir à un autre univers. Heureusement, on la voit peu.

« CASANOVA LE PETIT » (encore un titre français à pleurer) est un opus méconnu de la filmo éclectique du grand ‘Coop’ et un régal absolu qu'il est urgent de redécouvrir. Pourquoi est-il si rare en DVD ?

Notons pour donner un autre son de cloche, que le film est totalement descendu en flammes dans la bio de Cooper signée Jeffrey Meyers, qui trouve le scénario nul et le film atrocement mal réalisé. Les goûts et les couleurs... 

CASANOVA (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE GARY COOPER
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