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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 16:23

FACE AU CRIME (1)Écrit par l’auteur de « 12 HOMMES EN COLÈRE » (autrement dit, pas n'importe qui !), FACE AU CRIME« FACE AU CRIME » est une étude sur la délinquance juvénile débarrassée du pittoresque pseudo-romantique à laFACE AU CRIME (2) James Dean, pour se concentrer de façon théâtrale sur un évènement précis, dans un unique décor de pâté de maison. Le scénario est une véritable bombe à retardement, à l’image du personnage central, Frankie (John Cassavetes), un chef de gang qui s’est juré de tuer un homme dans les deux jours. L’assistant social (James Whitmore) pourra-t-il l’en empêcher ? La réalisation et le montage de Don Siegel sont au diapason : secs, efficaces, sans chichis.

Dans un rôle de « psychopathe juvénile », Cassavetes – bien qu'il ait dix ans de plus que FACE AU CRIME (3)son personnage – est électrisant. À vif, constamment au bord d’exploser, ne supportant pas qu’on l’effleure, l’œil fou et le rictus haineux, il est d’une tension et d’un réalisme extraordinaires. Le moindre de ses mouvements, tout son langage corporel est soigneusement étudié : sa façon de tourner automatiquement le dos dès que quelqu’un veut lui parler, par exemple. C'est une de ses grandes réussites en tant que comédien. À ses côtés, Virginia Gregg est excellente dans le rôle de sa pauvre mère désespérée. Un autre futur réalisateur, Mark Rydell (« LES COWBOYS ») est étonnant en loubard efféminéFACE AU CRIME (4) et malsain à souhait. Sal Mineo renvoie à ses récents succès avec James Dean justement, faisant un pont entre deux visions des mêmes problématiques.

Le film n’est pas exempt de scories : Whitmore, même s’il est parfait, doit défendre un rôle trop beau pour être crédible. Un saint-homme plus emblématique que fait de chair et de sang. Mais sa grande scène sur le balcon avec Cassavetes est éblouissante. Quelques scènes inutilement mélodramatiques, comme celles de Mineo avec son père larmoyant, viennent également alourdir le propos. Mais il est probable que dans les années 50, le public avait besoin de ces respirations didactiques.

Assez peu connu dans la filmo de Siegel, « FACE AU CRIME » fait partie des belles réussites de sa période pré-Eastwood et pour le fan de Cassavetes, c'est un véritable festival.

 

À NOTER : une première version (plus courte) du scénario de Reginald Rose fut tournée pour la TV, réalisée par Sidney Lumet. Cassavetes et Rydell y tenaient déjà les mêmes rôles.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 08:29

Les sources d’inspiration, elles sont très claires : « BLOOD SIMPLE » des frères Coen et « HITCHER ». De bonnes références, à priori. Le scénario lui, semble sorti de la vieille série des « TWILIGHT ZONE ». À la différence, que Rod Serling imaginait des historiettes àDARK COUNTRY chute de 25 minutes, alors que « DARK COUNTRY » étire la sienne jusqu'à pratiquement 1 H 30. Sans beaucoup plus de matière…

Conçu pour la 3-D, entièrement filmé sur fond vert, photographié comme une pub des années 80 mais avec un hideux rendu HD, ce nanar d’horreur réalisé par son acteur principal Thomas Jane, est ce qu’on pourrait pudiquement appeler un désastre. La mise en scène se résume à une succession ininterrompue de mouvements de grue, d’effets ridicules pensés pour le relief (papillon qui fonce sur la caméra, etc.) et la chute est prévisible une bonne heure à l’avance, pour quiconque a regardé une fois dans sa vie les vieilles séries des années 60 ou lu les BD de « CREEPY » ou « EERIE ».

Pas grand-chose à se mettre sous la dent, donc. Pas même une interminable séquence « érotique » en voiture, sortie de « 9 SEMAINES ET DEMI » qui provoque l’hilarité au lieu de l’effet escompté. Pas même l’apparition tardive et inutile de Ron Perlman en flic des autoroutes.

Rares sont les films dont on a du mal à extirper une qualité, un détail amusant, une intention originale. « DARK COUNTRY » en fait hélas, partie.

Ben Affleck a su trouver la rédemption via son passage derrière la caméra. Il est à craindre que Thomas Jane n’ait pas cette chance…

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 08:02

Acteur blond au regard froid, Gregg Henry fut souvent utilisé par Brian DePalma : un des comploteurs de « BLOW OUT », l’assassin-fregoli de « BODY DOUBLE », un narcotrafiquant de « SCARFACE », le flic de « L’ESPRIT DE CAÏN ». Il est chef de la sécurité dans « FEMME FATALE ». Il apparaît en avocat militaire dans le ‘director's cut’ de « OUTRAGES ».

Il est un époux vindicatif dans « FAIR GAME », un officier de l’Espace dans « STAR TREK : INSURRECTION ». Deux prestations remarquables le font grimper d’un cran dans les castings : l’ami qui trahit Gibson dans « PAYBACK » où il cabotine de façon hallucinante et le frère sacrifié de William Hurt revenu d’entre les morts dans « THE BIG BRASS RING » où Gregg Henry est exceptionnel. Il retrouve sa routine de traître abject en chef des services secrets dans « BALLISTIC » et se montre désopilant en maire odieux dans « HORRIBILIS ».

GREGGHENRY anniv

À la TV, Henry est le fils de Peter Strauss dans la minisérie « LES HÉRITIERS », un pilote de dragsters dans « HOT ROD », un assistant D.A. dans « DUMMY » et affronte les mânes de Norman Bates dans « BATES MOTEL ». Il est mercenaire dans « WHEN LOVE KILLS » et la 2ème saison de « 24 HEURES CHRONO ». Il a des rôles récurrents dans les séries « HUNG » et « THE RICHES ».

Aujourd'hui, il fête ses 59 ans. Happy birthday, Gregg.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 19:36

ARMORED CAR (1)« ARMORED CAR ROBBERY » est un des premiers films réalisés par le petit maître Richard Fleischer, une série B tendue et compacte qui fait à peine plus d’une heure et raconte le braquage d’un fourgon blindé, puis la traque qui s’ensuit.ARMORED CAR

On ne peut pas dire que les auteurs se soient encombrés de psychologie ou de sentimentalisme. Les personnages sont des robots au visage de marbre, sans aucun humour (hormis peut-être le jeune flic plein d’entrain), uniquement définis par leur fonction.

Le plus long temps est consacré à William Talman qui joue le cerveau du hold-up. Un type froid et sans pitié, au regard de serpent, une esquisse de personnage auquel Fleischer refuse tout charisme. Même chose pour le flic joué par Charles McGraw, dont les maniérismes font parfois penser à un Lino Ventura avant l’heure : c'est un fonctionnaire insomniaque et pudique jusqu'à en devenir ARMORED CAR (2)asocial. Quand son co-équipier est tué au début du film, la seule chose qu'il trouve à dire à sa veuve, c'est « Pas de bol, Marsha ». Chaleureux, le garçon ! Parmi les tronches, on identifie Gene Evans et Steve Brodie, jouant les acolytes du voleur.

La photo est absolument magnifique, une sorte de manifeste du style ‘film noir’, il n’y a pas un seul plan qui ne soit soigneusement éclairé en clairs-obscurs. Mais le film n’est pas exempt de défauts : le numéro de cabaret de la maîtresse de Talman est un des plus grotesques qu'il soit donné de voir. Et on y a droit plusieurs fois ! La froideur générale du film finit par rendre le temps un peu longuet, puisqu’on se fiche royalement de ce qui peut arriver aux uns ou aux autres.

Mais « ARMORED CAR ROBBERY » contient suffisamment de bonnes scènes et de beaux cadrages pour laisser deviner que son réalisateur n’allait pas en rester là.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 11:34

WWWEST nielsen« THE NIGHT OF THE DOUBLE-EDGED KNIFE » est un épisode de la 1ère saison des « MYSTÈRES DE L’OUEST », quand la série était encore en noir & blanc, qu'elle se passait pendant la guerre de sécession, que West et Gordon avaient un majordome anglais et que leurs aventures ressemblaient encore davantage à des westerns qu’à des mini-romans dévoyés de Jules Verne.

Dans ce film réalisé par Don Taylor, il est question d’un général renégat joué par Leslie Nielsen portant une fausse barbe et un moignon pas très convaincant, qui tente d’escroquer le gouvernement en faisant porter le chapeau (si on peut dire) à une tribu cheyenne.

WWWEST nielsen (1)

Robert Conrad se débrouille pour faire chavirer Katharine Ross ainsi qu'une charmante squaw pourtant chargée de le torturer, Ross Martin se contente d'enfiler deux ou trois déguisements totalement inutiles mais rigolos. C'est John Drew Barrymore qui joue le chef indien éduqué chez les blancs, Elisha Cook, Jr. est un méchant rapidement éliminé. Rien que du beau linge, qu’on est toujours content de retrouver au détour d’un épisode de n'importe quelle série.

Tout cela est idiot et hautement sympathique, mais « LES MYSTÈRES DE L’OUEST » n’avait pas encore trouvé son identité et son style. Et la couleur manque cruellement. Mais bon… Comment résister à Katharine Ross et à Leslie Nielsen et ses postiches ?

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 07:25

Remarquable acteur au physique passe-partout, Michael Murphy débute dans « LE DÉMON DES FEMMES » en fils du mogul, on le revoit en prêtre dans « L’ARRANGEMENT », dans « PHASE IV » en savant affrontant les fourmis, « LA FEMME LIBRE » en mari lâche et veule qui largue sa femme et surtout dans « LE PRÊTE-NOM » en scénariste sur Liste Noire. Woody Allen son partenaire dans ce dernier film l’utilise dans « MANHATTAN » en confident adultère. On retrouve Murphy dans « L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS » en reporter profiteur, « SALVADOR » en ambassadeur ou « SHOCKER » en flic, « BATMAN, LE DÉFI » en maire de Gotham.

Murphy apparaît dans un rôle important, mais non-mentionné au générique d’agent de la CIA dans « DUO MORTEL ».

MURPHY anniv

C'est avec Robert Altman qu'il accomplit son plus long parcours, depuis « COUNTDOWN » jusqu'à « KANSAS CITY », en passant par « M*A*S*H* », « BREWSTER McCLOUD, L'HOMME-OISEAU », « JOHN McCABE ». En clin d'œil à ce même Altman, le réalisateur de « MAGNOLIA » offre à Murphy un petit rôle d’avocat. Il invente le vaccin anti-mutant dans « X-MEN 3 ».

À la TV, il travaille surtout pour Altman : il joue un officier dans « THE  CAINE MUTINY COURT-MARTIAL » et tient le rôle-titre de la série « TANNER » en politicien en période d’élections. Il est un juge incompétent dans « NEW YORK – SECTION CRIMINELLE ».

Aujourd'hui, il fête ses 73 ans. Happy birthday, Michael.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 07:18

TROUBLEZ MOI (1)« TROUBLEZ-MOI, CE SOIR » (titre français aussi inadéquat que l’original !) est un curieux petit suspense psychologique, au scénario excessivement simpliste et sans circonvolutions. On s’attend à des révélations fracassantes, voire à une chute mémorable, mais…non. Le film n’est que le portrait d’une pauvre fille sortie d’HP, instable et ‘borderline’ TROUBLEZ MOIà qui son oncle liftier dans un hôtel, confie – fort à propos ! – la garde d’une petite fille.

Richard Widmark, pilote de ligne largué par sa copine chanteuse dans l’hôtel (Anne Bancroft), va draguer la baby-sitter sexy et se retrouver bien embêté. Voilà, c'est à peu près tout. Ah ! Si. En le voyant si concerné par le sort de la malheureuse, Bancroft révisera son jugement sur le bonhomme !

Scénario faible donc, mais intéressant travail de la jeune Marilyn Monroe, qui n’était pas encore tout à fait devenue « Marilyn » et tient là un de ses tout premiers rôles principaux. Son jeu gauche et appliqué sert paradoxalement son personnage, car on sent les failles béantes de la personnalité de la jeune comédienne, qui épousent parfaitement les contours de cette déséquilibrée à la fois inquiétante et émouvante. Malgré des situations et des dialogues très convenus, Monroe laisse filtrer par instants une vraie névrose, comme dans ses scènes avec la gamine (horripilante, comme il se doit !) et dans ses moments de séduction compulsive avec Widmark. Celui-ci se débat avec un personnage mal défini et fort peu sympathique et Bancroft passe tout le film à chanter ‘on’ et ‘off’ caméra, puisque ses chansons sont retransmises par des haut-parleurs dans toutes les chambres de l’hôtel ! Elisha Cook, Jr. incarne le tonton pas bien futé de Marilyn, avec sa verve habituelle.

TROUBLEZ MOI (2)

En à peine 70 minutes, ce film étrange et comme inachevé, laisse la sensation frustrante d’un thème à demi exploité, mais il contient ce qui demeure un des rôles les plus intéressants de Marilyn Monroe, ici à mi-chemin entre la starlette de jadis et le mythe hollywoodien qu'elle n’allait pas tarder à devenir.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 07:15

JACKIECOOPER RIPNous apprenons la mort de Jackie Cooper, ex-enfant vedette révélé par une des multiples versions de « L’ÎLE AU TRÉSOR » face à Wallace Beery.

Il a beaucoup tourné pour la TV, a tenu le rôle-titre de la série « HENNESEY » où il jouait un médecin militaire. Au cinéma, il est essentiellement connu pour avoir été l’incarnation parfaite de Perry White, le rédac-chef irascible dans les quatre « SUPERMAN » avec Christopher Reeve.

Jackie Cooper est décédé à l’âge de 89 ans. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:04

SGT RYKER (1)« L’ODYSSÉE D’UN SERGENT » est un téléfilm en deux parties de la collection « KRAFT SUSPENSE THEATRE », diffusé en 1963. Remonté en un seul film de 82 minutes, il sortitSGT RYKER (2) en salles cinq ans plus tard, pour exploiter le succès de Lee Marvin dans « 12 SALOPARDS », aux U.S.A. puis en Europe.

Filmé à l’économie, dans des décors minimalistes et caviardé de stock-shots empruntés à d’autres productions (uniquement dans la version cinéma), cela n’en demeure pas moins une œuvre tout à fait digne d’intérêt. Et même un peu plus que ça.

En 1951 à Tokyo, en pleine guerre de Corée, un sergent déserteur de l’armée U.S. est capturé, portant l’uniforme nord-coréen. Condamné pour trahison, il va être pendu. Mais le procureur militaire (Bradford Dillman) a des doutes et poursuit son enquête. Il obtient que Ryker soit rejugé et assure cette fois sa défense, tâche rendue difficile par sa liaison avec la femme de l'accusé.

Entre film de guerre et ‘courtroom drama’ « L’ODYSSÉE D’UN SERGENT » est un scénario dans lequel on pénètre progressivement, pour se retrouver complètement accroché sans même s’en apercevoir. L’accusé est odieux, probablement coupable, il ne cesse de mentir comme un arracheur de dents, mais il existe un doute minuscule. Peut-être était-il réellement l’agent double qu'il prétend être.

Marvin est formidable dans ce personnage foncièrement ambigu, qu'il joue « entre deux », faisant basculer les convictions d’une séquence à l’autre. Pourtant son rôle fut très écourté par rapport à la version télé. Ryker est une grande gueule, un aigri, il a toujours l’air d’improviser une nouvelle version des évènements. Mais comment savoir ? L’ambiguïté sera maintenue – chose extrêmement rare – jusqu'après le mot ‘fin’.

Le casting est le point fort du film, puisqu’il réunit des pointures comme Bradford Dillman, Vera Miles, Murray Hamilton excellent en officier ivrogne, Norman Fell, le vétéran Lloyd Nolan et Peter Graves en procureur colérique.

SGT RYKER

Mais même s’il disparaît pendant de longues parties de l’action, c'est vraiment un show Marvin, qui dégage une puissance brute de fauve en cage, une duplicité madrée et un cynisme corrosif dans un personnage qui lui va comme un gant. « Traître ou héros ? », s’interroge la ‘tagline’ de l’affiche américaine. Peut-on être les deux à la fois ? C'est en tout cas l’option d’interprétation qu’a choisie Lee Marvin, avec une subtilité qui finit par mettre mal à l'aise.

 

À NOTER : invisible depuis de longues années, le film est disponible en DVD en Angleterre sous le titre « SERGEANT RYKER » dans une copie honorable, mais dénuée de sous-titres quels qu'ils soient.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE LEE MARVIN
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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 12:03

TZONE elam (2)« WILL THE REAL MARTIAN PLEASE STAND UP ? » est un épisode de la 2ème saison de « THE TWILIGHT ZONE », écrit par Rod Serling. TZONE elam (1)

C'est un petit huis clos théâtral, réunissant les passagers d’un bus arrêté par une tempête de neige et deux policiers, dans un ‘diner’. Un OVNI a atterri dans la région et il devient rapidement évident qu’une des personnes présentes est un Martien.

Le scénario est tout à fait linéaire, soutenu par un dialogue amusant et surtout par l’ahurissant numéro de cabotinage de Jack Elam. Maquillé en vieillard, il fait une imitation de Walter Brennan sans aucune retenue : gloussant, roulant des yeux, riant d’une voix aiguë, le cher Jack n’en a jamais fait autant. Même dans « RIO LOBO » où il refera à peu près le même numéro. C'est lui qui sort la réplique « On se croirait dans du Ray Bradbury ! », sympathique clin d’œil d’un maître de la SF à un pair.

Parmi les autres comédiens, outre John Hoyt et Barney Philips, on retrouve avec plaisir la gironde Jean Willes, jouant une mystérieuse danseuse en villégiature, à la voix sexy.

Quant à la chute, elle fonctionne sur un double ressort très réjouissant.

TZONE elam

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