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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 07:13

ASSURANCE MORT« ASSURANCE SUR LA MORT » est un film qui a été tellement copié, pillé, pastiché, remaké, qu’on a la sensation de l’avoir vu et revu des centaines de fois. Au fil des ans, il est devenu en quelque sorte l’archétype parfait du ‘film noir’ amoral et sexy et des œuvres ultérieures comme « LA FIÈVRE AU CORPS » lui doivent tout.ASSURANCE MORT (1)

Le scénario de Billy Wilder et Raymond Chandler, inspiré d’un roman de James M. Cain est un modèle de haute précision. La narration en flash-back et la voix ‘off’ de Fred McMurray nous obligent à prendre fait et cause pour un VRP médiocre et trop sûr de lui, poussé au meurtre par une femme fatale. Celle-ci, grâce à la personnalité ambiguë et compliquée de Barbara Stanwyck prend un relief inattendu et s’avère passionnante : Phyllis est-elle une femme battue, à la merci d’un ivrogne ou une « veuve noire » professionnelle au palmarès criminel déjà fourni ? À la fois fragile et dure comme un roc, Stanwyck trouve là un de ses rôles les plus fascinants. McMurray lui, avec sa tête de M. Tout-le-Monde et ses postures de macho, est un antihéros parfaitement crédible.

L’enquêteur des assurances, joué par un Edward G. Robinson très en verve, est également un joli personnage : sorte de nain de jardin gesticulant et râleur, un bâton de chaise vissé entre les dents, il parle du « petit homme » qui vit dans son estomac et l’avertit des arnaques en lui faisant des nœuds dans le ventre. Jolies répliques, menace originale sur les amants maudits.

La photo est magnifique de bout en bout, les jeux d’ombres finissant par donner la sensation d’un cauchemar éveillé et la mise en scène de Wilder d’une folle élégance, fait la part belle à ses immenses décors où les protagonistes ressemblent à de dérisoires insectes aux pulsions autodestructrices.

Heureusement, certains classiques malgré les années qui passent, continuent d’éblouir à chaque revision.

 

À NOTER : dans une récente réédition du film en zone 2, figure le remake TV du film tourné en 1973 par Jack Smight, avec Samantha Eggar, Richard Crenna et Lee J. Cobb. Évidemment, on ne boxe pas dans la même catégorie…

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 06:08

Belle actrice brune issue de l’Actors Studio, on aperçoit Zohra Lampert en teenager draguée par un soldat dans « LE COUP DE L’ESCALIER » et de façon plus conséquente en femme de Warren Beatty à la fin de « LA FIÈVRE DANS LE SANG », en fiancée du flic dans « LA MAFIA », en névrosée aux nerfs fragiles dans « LET’S SCARE JESSICA TO DEATH », en mère de Ralph Macchio dans « RAS LES PROFS ! », en collègue de Jane Fonda dans « STANLEY & IRIS », en épouse du flic dans « L’EXORCISTE : LA SUITE ».

Elle n’a jamais été meilleure qu’en épouse patiente et effacée de Ben Gazzara dans « OPENING NIGHT ».

À la TV, elle est infirmière dans la série « THE NURSES », est promue médecin dans la série « DOCTOR’S HOSPITAL ».

Aujourd'hui, elle fête ses 74 ans. Happy birthday, Zohra.

LAMPERT anniv

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:45

TIERNEY before afterL’acteur américain Lawrence Tierney est essentiellement connu aujourd'hui pour deux rôles : celui de « DILLINGER » dans le film de 1945 et celui du caïd Joe Cabot dans « RÉSERVOIR DOGS » tourné quelques 45 ans plus tard.

Pourtant, bien physionomiste celui qui sera capable de reconnaître les traces du jeune homme qu'il fut, dans cette incarnation de la ‘Chose’ de Stan Lee qu'il devint avec les années et une vie probablement… bien remplie.

TIERNEY before after (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:15

DILLINGER« DILLINGER » date de 1945 et pourtant, par sa facture très rudimentaire, son type de narration elliptique et la naïveté de son scénario, il fait penser aux vieux films de gangsters des années 30 avec Edward G. Robinson.

Le film prend de grandes libertés avec la réalité historique et Lawrence Tierney est un Dillinger unidimensionnel. Moins ressemblant que Warren Oates, plus crédible que Robert Conrad, moins à côté de la plaque que Johnny Depp, il traverse le film comme un zombie inexpressif et méchant comme une teigne, sans chercher une seconde à humaniser le gangster ou à lui donner une aura mythique.DILLINGER (1)

Flanqué de quatre complices un peu âgés, parmi lesquels on compte les vieilles trognes de Marc Lawrence, Eduardo Ciannelli et le plus jeune Elisha Cook, Jr., le tueur commet quelques actes de pur sadisme (hors du champ de la caméra), comme défigurer un barman avec un tesson de verre, écraser un piéton ou abattre de sang-froid un couple de petits vieux : le film n’est clairement pas une hagiographie !

Les braquages succèdent aux hold-ups dans une série de fondus-enchaînés un peu cavaliers, les filles sont blondes, faciles et se prennent des baffes et la pauvre heure que dure « DILLINGER » semble infiniment longue.

S’il est un film qui nécessitait le dynamisme organique d’un Raoul Walsh, c'est bien celui-ci. Là, c'est une pièce de musée très difficile à apprécier aujourd'hui.

Le « DILLINGER » de John Milius tourné en ’73 demeure le film de référence sur le sujet.

DILLINGER (2)

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 10:30

« All you need is love » chantaient les Beatles dans cette Angleterre que décrit Mike Leigh de film en film.

C'est la simple morale de « ALL OR NOTHING », film naturaliste excessivement ALL OR NOTHINGdéprimant, plongeant au cœur d’une mosaïque de misère humaine, d’incommunicabilité, de désamour et de désespérance.

Les personnages sont tous voisins dans un complexe HLM sinistre, ils vivent leurs petites vies sordides qu'ils tentent d’oublier en buvant ou en se déchirant les uns les autres. Le panorama est terrible et Mike Leigh nous y fait pénétrer par sa technique filmique très particulière : un filmage traditionnel, refusant le style « à l’arrache », mais une dramaturgie proche du reportage.

De Timothy Spall, ‘taxi driver’ obèse, hébété de malheur et de culpabilité, qui semble constamment au bord du gouffre à l’exceptionnelle Lesley Manville en épouse acariâtre, malheureuse, déçue, en passant par Ruth Sheen, mère-célibataire à l’humour doux-amer, tous les personnages sont concrets, bouleversants, attachants, malgré ou grâce à leurs failles béantes. Comment oublier le regard de cette grosse fille solitaire, hypersensible, qui voit tout et comprend tout, sans jamais rien dire ?

L’auteur ne juge pas ses frères humains – à peine se montre-t-il moins indulgent envers le couple d’ivrognes irrécupérables – et malgré sa volonté de montrer la « vie des autres » telle qu'elle est, il nous gratifie d’une fin ouverte, déchirante, qui enfin, laisse quelque espoir de lendemains meilleurs.

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 06:00

Fille d’un célèbre dramaturge, Lindsay Crouse débute dans les seventies.

Elle joue l’ex-infirmière dans « LE VERDICT », une femme de sportif dans « LA CASTAGNE », l'épouse d’Al Pacino dans « RÉVÉLATIONS ».

Le rôle de sa vie, elle le trouve dans « ENGRENAGES », réalisé par son ex-mari David Mamet, où elle incarne une psy entraînée dans une spirale de mensonge et d’arnaque.

À la TV, elle joue une sexologue criminelle dans « COLUMBO ». On l’aperçoit en flic dans « MILLENNIUM », en médecin condamnée par la maladie dans « URGENCES », en prof inquiétante dans plusieurs « BUFFY CONTRE LES VAMPIRES ».

Aujourd'hui, elle fête ses 63 ans. Happy birthday, Lindsay.

CROUSE anniv

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:20

On se souvient du personnage de Falbala dans l’album « ASTÉRIX LÉGIONNAIRE », cette blonde sublime et douce dont tout le monde était raide-dingue. Eh bien, Felicity c'est la même chose !

Dans l’épisode « FELICITY’S SPRING » de la 3ème saison du « VIRGINIEN », cette jeune maîtresse d’école rend toute la ville de Medicine Bow totalement gaga. Même le juge Garth bêtifie à son passage. Et le rugueux Virginien lui-même, d’abord réticent, finit par demander sa main !

VIRGINIEN hartley

C'est un très singulier épisode de la série, écrit par une femme, et qui ressemble à un roman ‘Harlequin’. Jusqu'à un dénouement émouvant, même s’il est de plus en plus prévisible au fil du récit. Protégée jusqu'à l’étouffement par sa sœur aînée (Mariette Hartley), Felicity (Katherine Crawford) est en fait atteinte d’un mal incurable qui va l’emporter dans quelques semaines. Dommage qu'elle nous prive ainsi du mariage avec le Virginien : on aurait peut-être finalement appris son nom !

Le scénario est centré sur la love story entre le Virginien et la virginale jeune femme, qui – même avant qu’on ne sache la vérité – semble trop parfaite pour être vraie. Il plane donc sur le film une sensation de malaise, de danger imminent mais diffus qui le rend passionnant, alors qu'il ne s’y passe pas grand-chose.

Mariette Hartley est particulièrement excellente en sœur qui a tout sacrifié pour que sa cadette connaisse un merveilleux dernier printemps. À noter que la comédienne et deux de ses partenaires dans l’épisode : James Drury et L.Q. Jones apparaissaient déjà au même générique dans « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA », deux ans plus tôt.

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Published by Fred Jay Walk - dans Série : "LE VIRGINIEN"
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 10:32

L’année de production, le studio RKO, le nom de Don Siegel à la réalisation, le casting réunissant le couple de « LA GRIFFE DU PASSÉ », tout laisse à penser que « ÇA COMMENCE À VERA CRUZ » est un fleuron du ‘film noir’. Mais il n’en est rien ! C'est une petite série B inoffensive, un thriller semi-humoristique contant une traque à travers le Mexique, à la poursuite d’une valise pleine de dollars.

BIG STEAL (1)

Un héros accusé à tort, une fille larguée par un aigrefin, un flic obstiné, un policier local moins stupide qu'il n’en a l’air, voilà les ingrédients de ce ‘road movie’ bien rythmé mais auBIG STEAL scénario désespérément creux.

Le temps passe heureusement vite grâce à un dialogue du tac-au-tac plutôt bien écrit, grâce à la nonchalance légendaire de Robert Mitchum et sa complicité évidente avec Jane Greer. Leurs petites chamailleries en voiture donnent du piment et du charme au film et aident à oublier des péripéties convenues et lourdingues (le lâcher de chèvres sur la route pour retarder le poursuivant).

La mise en scène alterne avec plus ou moins de bonheur des plans tournés au Mexique avec des doublures très (trop) visibles et des séquences filmées en studio devant des transparences. Cela donne évidemment un aspect très désuet à l’image et n’aide pas au dépaysement.

Dans un casting tristounet se détache Ramon Novarro jouant avec humour le flic mexicain, un personnage retors mais affable à la Claude Rains dans « CASABLANCA ». On aurait quand même préféré que Siegel et Mitchum collaborent dans de plus ambitieuses circonstances…

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 06:00

Comédienne de second plan au visage intense et à la chevelure rousse, Frances Fisher est essentiellement connue pour deux rôles : la prostituée en chef dans « IMPITOYABLE » et surtout la mère de Kate Winslet dans « TITANIC ».

On l’aperçoit en procureur dans « JUGÉ COUPABLE » et en maman trop liftée de Julianne Moore dans « UNE AFFAIRE DE CŒUR ».

Aujourd'hui, elle fête ses 59 ans. Happy birthday, Frances.

FISHER anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 20:26

« L’ÉNIGME DU CHICAGO-EXPRESS » est un génial petit thriller mâtiné de ‘suspense’ et de ‘whodunit’, qui tire tout le suc d’un scénario magnifiquement agencé, réservant des moments d’angoisse, des coups de théâtre tout à fait inattendus et s’offre même le luxe de décrire des personnages intéressants.

NARROW MARGIN (1)

Richard Fleischer – dont c'est une des grandes réussites formelles – joue avec maestria des fausses apparences, des reflets dans les vitres, exploite à fond son décor unique de train : un obèse dans un couloir étroit, un morveux hyperactif, un petit-déjeuner livré au mauvaisNARROW MARGIN moment deviennent des menaces mortelles. La parano s’installe, devient suffocante. Ce qui n’exclue pas d’excellentes scènes d’action, comme cette bagarre sauvage dans un petit compartiment, qui annonce celle plus célèbre qui opposera Sean Connery à Robert Shaw dans « BONS BAISERS DE RUSSIE », une décade plus tard.

Charles McGraw est un héros peu conventionnel : petit fonctionnaire de police sans charme particulier, sans humour, c'est un besogneux foncièrement honnête, prêt à risquer sa peau pour quelqu’un qu'il méprise. Le fait qu'il n’ait rien d’un super-héros le rend vulnérable et intensifie le suspense. À ses côtés, Marie Windsor est formidable en poule à gangster insupportable. Même si le scénario réserve une bien belle surprise quant à ce personnage.

Le film, une modeste série B de la RKO, a grandi en réputation avec les années et il fait plaisir de constater que c'est amplement mérité.

Peter Hyams en réalisera un remake mollasson presque 40 ans plus tard : « LE SEUL TÉMOIN » avec Gene Hackman, qui n’arrive pas à la cheville de l’original.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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