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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:15

DILLINGER« DILLINGER » date de 1945 et pourtant, par sa facture très rudimentaire, son type de narration elliptique et la naïveté de son scénario, il fait penser aux vieux films de gangsters des années 30 avec Edward G. Robinson.

Le film prend de grandes libertés avec la réalité historique et Lawrence Tierney est un Dillinger unidimensionnel. Moins ressemblant que Warren Oates, plus crédible que Robert Conrad, moins à côté de la plaque que Johnny Depp, il traverse le film comme un zombie inexpressif et méchant comme une teigne, sans chercher une seconde à humaniser le gangster ou à lui donner une aura mythique.DILLINGER (1)

Flanqué de quatre complices un peu âgés, parmi lesquels on compte les vieilles trognes de Marc Lawrence, Eduardo Ciannelli et le plus jeune Elisha Cook, Jr., le tueur commet quelques actes de pur sadisme (hors du champ de la caméra), comme défigurer un barman avec un tesson de verre, écraser un piéton ou abattre de sang-froid un couple de petits vieux : le film n’est clairement pas une hagiographie !

Les braquages succèdent aux hold-ups dans une série de fondus-enchaînés un peu cavaliers, les filles sont blondes, faciles et se prennent des baffes et la pauvre heure que dure « DILLINGER » semble infiniment longue.

S’il est un film qui nécessitait le dynamisme organique d’un Raoul Walsh, c'est bien celui-ci. Là, c'est une pièce de musée très difficile à apprécier aujourd'hui.

Le « DILLINGER » de John Milius tourné en ’73 demeure le film de référence sur le sujet.

DILLINGER (2)

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 10:30

« All you need is love » chantaient les Beatles dans cette Angleterre que décrit Mike Leigh de film en film.

C'est la simple morale de « ALL OR NOTHING », film naturaliste excessivement ALL OR NOTHINGdéprimant, plongeant au cœur d’une mosaïque de misère humaine, d’incommunicabilité, de désamour et de désespérance.

Les personnages sont tous voisins dans un complexe HLM sinistre, ils vivent leurs petites vies sordides qu'ils tentent d’oublier en buvant ou en se déchirant les uns les autres. Le panorama est terrible et Mike Leigh nous y fait pénétrer par sa technique filmique très particulière : un filmage traditionnel, refusant le style « à l’arrache », mais une dramaturgie proche du reportage.

De Timothy Spall, ‘taxi driver’ obèse, hébété de malheur et de culpabilité, qui semble constamment au bord du gouffre à l’exceptionnelle Lesley Manville en épouse acariâtre, malheureuse, déçue, en passant par Ruth Sheen, mère-célibataire à l’humour doux-amer, tous les personnages sont concrets, bouleversants, attachants, malgré ou grâce à leurs failles béantes. Comment oublier le regard de cette grosse fille solitaire, hypersensible, qui voit tout et comprend tout, sans jamais rien dire ?

L’auteur ne juge pas ses frères humains – à peine se montre-t-il moins indulgent envers le couple d’ivrognes irrécupérables – et malgré sa volonté de montrer la « vie des autres » telle qu'elle est, il nous gratifie d’une fin ouverte, déchirante, qui enfin, laisse quelque espoir de lendemains meilleurs.

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 06:00

Fille d’un célèbre dramaturge, Lindsay Crouse débute dans les seventies.

Elle joue l’ex-infirmière dans « LE VERDICT », une femme de sportif dans « LA CASTAGNE », l'épouse d’Al Pacino dans « RÉVÉLATIONS ».

Le rôle de sa vie, elle le trouve dans « ENGRENAGES », réalisé par son ex-mari David Mamet, où elle incarne une psy entraînée dans une spirale de mensonge et d’arnaque.

À la TV, elle joue une sexologue criminelle dans « COLUMBO ». On l’aperçoit en flic dans « MILLENNIUM », en médecin condamnée par la maladie dans « URGENCES », en prof inquiétante dans plusieurs « BUFFY CONTRE LES VAMPIRES ».

Aujourd'hui, elle fête ses 63 ans. Happy birthday, Lindsay.

CROUSE anniv

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:20

On se souvient du personnage de Falbala dans l’album « ASTÉRIX LÉGIONNAIRE », cette blonde sublime et douce dont tout le monde était raide-dingue. Eh bien, Felicity c'est la même chose !

Dans l’épisode « FELICITY’S SPRING » de la 3ème saison du « VIRGINIEN », cette jeune maîtresse d’école rend toute la ville de Medicine Bow totalement gaga. Même le juge Garth bêtifie à son passage. Et le rugueux Virginien lui-même, d’abord réticent, finit par demander sa main !

VIRGINIEN hartley

C'est un très singulier épisode de la série, écrit par une femme, et qui ressemble à un roman ‘Harlequin’. Jusqu'à un dénouement émouvant, même s’il est de plus en plus prévisible au fil du récit. Protégée jusqu'à l’étouffement par sa sœur aînée (Mariette Hartley), Felicity (Katherine Crawford) est en fait atteinte d’un mal incurable qui va l’emporter dans quelques semaines. Dommage qu'elle nous prive ainsi du mariage avec le Virginien : on aurait peut-être finalement appris son nom !

Le scénario est centré sur la love story entre le Virginien et la virginale jeune femme, qui – même avant qu’on ne sache la vérité – semble trop parfaite pour être vraie. Il plane donc sur le film une sensation de malaise, de danger imminent mais diffus qui le rend passionnant, alors qu'il ne s’y passe pas grand-chose.

Mariette Hartley est particulièrement excellente en sœur qui a tout sacrifié pour que sa cadette connaisse un merveilleux dernier printemps. À noter que la comédienne et deux de ses partenaires dans l’épisode : James Drury et L.Q. Jones apparaissaient déjà au même générique dans « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA », deux ans plus tôt.

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Published by Fred Jay Walk - dans Série : "LE VIRGINIEN"
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 10:32

L’année de production, le studio RKO, le nom de Don Siegel à la réalisation, le casting réunissant le couple de « LA GRIFFE DU PASSÉ », tout laisse à penser que « ÇA COMMENCE À VERA CRUZ » est un fleuron du ‘film noir’. Mais il n’en est rien ! C'est une petite série B inoffensive, un thriller semi-humoristique contant une traque à travers le Mexique, à la poursuite d’une valise pleine de dollars.

BIG STEAL (1)

Un héros accusé à tort, une fille larguée par un aigrefin, un flic obstiné, un policier local moins stupide qu'il n’en a l’air, voilà les ingrédients de ce ‘road movie’ bien rythmé mais auBIG STEAL scénario désespérément creux.

Le temps passe heureusement vite grâce à un dialogue du tac-au-tac plutôt bien écrit, grâce à la nonchalance légendaire de Robert Mitchum et sa complicité évidente avec Jane Greer. Leurs petites chamailleries en voiture donnent du piment et du charme au film et aident à oublier des péripéties convenues et lourdingues (le lâcher de chèvres sur la route pour retarder le poursuivant).

La mise en scène alterne avec plus ou moins de bonheur des plans tournés au Mexique avec des doublures très (trop) visibles et des séquences filmées en studio devant des transparences. Cela donne évidemment un aspect très désuet à l’image et n’aide pas au dépaysement.

Dans un casting tristounet se détache Ramon Novarro jouant avec humour le flic mexicain, un personnage retors mais affable à la Claude Rains dans « CASABLANCA ». On aurait quand même préféré que Siegel et Mitchum collaborent dans de plus ambitieuses circonstances…

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 06:00

Comédienne de second plan au visage intense et à la chevelure rousse, Frances Fisher est essentiellement connue pour deux rôles : la prostituée en chef dans « IMPITOYABLE » et surtout la mère de Kate Winslet dans « TITANIC ».

On l’aperçoit en procureur dans « JUGÉ COUPABLE » et en maman trop liftée de Julianne Moore dans « UNE AFFAIRE DE CŒUR ».

Aujourd'hui, elle fête ses 59 ans. Happy birthday, Frances.

FISHER anniv

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 20:26

« L’ÉNIGME DU CHICAGO-EXPRESS » est un génial petit thriller mâtiné de ‘suspense’ et de ‘whodunit’, qui tire tout le suc d’un scénario magnifiquement agencé, réservant des moments d’angoisse, des coups de théâtre tout à fait inattendus et s’offre même le luxe de décrire des personnages intéressants.

NARROW MARGIN (1)

Richard Fleischer – dont c'est une des grandes réussites formelles – joue avec maestria des fausses apparences, des reflets dans les vitres, exploite à fond son décor unique de train : un obèse dans un couloir étroit, un morveux hyperactif, un petit-déjeuner livré au mauvaisNARROW MARGIN moment deviennent des menaces mortelles. La parano s’installe, devient suffocante. Ce qui n’exclue pas d’excellentes scènes d’action, comme cette bagarre sauvage dans un petit compartiment, qui annonce celle plus célèbre qui opposera Sean Connery à Robert Shaw dans « BONS BAISERS DE RUSSIE », une décade plus tard.

Charles McGraw est un héros peu conventionnel : petit fonctionnaire de police sans charme particulier, sans humour, c'est un besogneux foncièrement honnête, prêt à risquer sa peau pour quelqu’un qu'il méprise. Le fait qu'il n’ait rien d’un super-héros le rend vulnérable et intensifie le suspense. À ses côtés, Marie Windsor est formidable en poule à gangster insupportable. Même si le scénario réserve une bien belle surprise quant à ce personnage.

Le film, une modeste série B de la RKO, a grandi en réputation avec les années et il fait plaisir de constater que c'est amplement mérité.

Peter Hyams en réalisera un remake mollasson presque 40 ans plus tard : « LE SEUL TÉMOIN » avec Gene Hackman, qui n’arrive pas à la cheville de l’original.

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 11:57

WYNTER RIPBelle brune au charme délicat, Dana Wynter fut l’héroïne de « L’INVASION DES PROFANATEURS DE SÉPULTURES », elle joua une lady dans « LE DERNIER DE LA LISTE » de John Huston, on l’aperçoit dans le film français « LE SAUVAGE ». Elle a surtout tourné pour la TV.

Elle vient de mourir à l’âge de 80 ans. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 07:32

Écrit par Clifford Odets d'après sa pièce, « LE DÉMON S’ÉVEILLE LA NUIT » utilise les mêmes ressorts dramatiques qu’un autre film que Fritz Lang tournera deux ans plus tard :CLASH BY NIGHT « DÉSIRS HUMAINS ».

Ce ‘film noir’ troque l’habituel décor d’une grande métropole pour un petit port de pêche où l’héroïne revient vivre, après de nombreux échecs. Idéalement castée, Barbara Stanwyck est vraiment l’incarnation de la ‘bad girl’ : amère, désabusée, sans aucune illusion, elle épouse un brave pêcheur local (Paul Douglas), lui fait même un enfant, mais le trompe dès qu'elle peut avec son meilleur ami. La description de caractères est plutôt réaliste et sans mièvrerie, mais le film ne va pas au bout de sa logique en proposant un dénouement étonnamment heureux et pour tout dire, peu logique.

Le plus fouillé est encore le personnage de l’amant. Robert Ryan en donne un portrait finement ciselé. Projectionniste dans le cinéma du coin, c'est un frimeur, un poseur, un faux-dur qui passe tout son temps à pleurnicher sur son sort, à radoter sur sa femme comédienne (qu’on ne verra jamais) et à trahir son seul ami. C'est un individu méprisable et nocif, auquel l’apparence virile de Ryan donne un beau relief. Il n’est d'ailleurs pas le seul « mauvais génie » du film, puisque Paul Douglas a un oncle pique-assiette (J. Carroll Naish) présenté comme un ‘comic relief’ pittoresque, mais qui sera le premier à le pousser au crime, dans le seul but d’éloigner l’épouse qui a pris sa place à la maison.

CLASH BY NIGHT (1)

Parmi les seconds rôles, Marilyn Monroe, étonnamment fraîche et naturelle, est très mignonne en ouvrière joyeuse au caractère bien trempé.

Mais en icône d’un genre qu'elle a fini par symboliser, Stanwyck occupe une bonne partie de l’espace et crée un personnage toxique malgré elle, incapable de résister à ses vieux démons, attirée par le mal et la fange. Quand elle regarde par la fenêtre, Lang insère des plans de tempête, traduisant ses tourments intérieurs.

À cause de sa fin décevante et un peu trop expédiée, « LE DÉMON S’ÉVEILLE LA NUIT » peine à s’inscrire dans les chefs-d’œuvre du ‘noir’, mais il contient quelques moments très forts et l’attirance malsaine entre Stanwyck et Ryan est très osée pour l’époque.

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 06:00

David Clennon est un second rôle des eighties, vu en lieutenant peureux dans « LE MERDIER », en avocat qui vire Peter Sellers de son jardin dans « BIENVENUE MR. CHANCE », en agent dans « SWEET DREAMS », en membre de l’expédition polaire de « THE THING », en consul dans « MISSING », en responsable du programme de « L’ÉTOFFE DES HÉROS », en époux ennuyeux dans « FALLING IN LOVE », en chef d’orchestre jaloux dans « MAN TROUBLE », en dealer gay dans « LIGHT SLEEPER », en père baba cool dans « PANIC SUR FLORIDA BEACH », en SDF dans « UN MONDE À PART », en sénateur dans « SYRIANA ».

Il apparaît non-mentionné au générique de « LA CARTE DU CŒUR ».

CLENNON anniv

À la TV, on le voit dans « THE MIGRANTS » en pionnier, en avocat dans la sitcom « PARK PLACE », en médecin dans la série « RAFFERTY ». Clennon est extraordinaire dans en écrivain gay mourant du SIDA dans « DREAM ON » et joue l’époux d’une femme atteinte du même mal dans « AND THE BAND PLAYED ON ». Il est un des héros de la série « ESPIONS D’ÉTAT », apparaît dans huit épisodes de « GHOST WHISPERER ».

Aujourd'hui, il fête ses 68 ans. Happy birthday, David.

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