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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 05:53

INVASION (1)Outre le fait qu'il soit plutôt soigné et bien produit pour un film signé Roger Corman, « L'INVASION SECRÈTE » vaut d’être vu pour la bonne raison qu'il fut tourné deux ans avant « 12 SALOPARDS » et quatre avant « QUAND LES AIGLES ATTAQUENT », deux superproductions qui semblent lui devoir beaucoup côté scénario.

Ici, ce sont « six salopards » qui sont envoyés à Dubrovnik pour libérer un général italienINVASION prisonnier des nazis, afin qu'il retourne ses troupes contre les Allemands. Le leader est un officier anglais joué par Stewart Granger et son équipe est composée de gibiers de potence ultraspécialisés échappés d’un INVASION (3)épisode de « MISSION : IMPOSSIBLE ». Le scénario est truffé de bonnes idées, mais parfois plombé par des trouvailles absurdes (les claquements de doigts censés remplacer un chrono !) et des fusillades un brin longuettes.

Curieusement, Granger s’avère particulièrement incapable sur le terrain et se laisse voler son commandement (et la vedette par la même occasion) par Raf Vallone qui fait preuve d’une belle autorité. D’autres acteurs sont assez éprouvants comme l’incorrigible grimacier Mickey Rooney en dynamiteur irlandais lourdingue (sic !) ou le brillantiné Edd Byrnes en faussaire. Mais c'est Henry Silva qui s’abroge la part du lion dans le plus beau personnage du film. Défini par un résistant serbe comme « celui aux yeux morts », il joue un assassin professionnel impassible et comme calciné de l’intérieur, qui tombe en morceaux lorsqu’il étouffe accidentellement un bébé trop bruyant. Avec quelques rares répliques et deux expressions faciales, Silva crève l’écran et lors de sa dernière scène, son sacrifice final et absolument magistral.

INVASION (2)

Malgré ses longueurs, ses faiblesses narratives, ses naïvetés, « L'INVASION SECRÈTE » vaut donc pour sa photo magnifique, ses extérieurs très bien exploités et pour Henry Silva dans son emploi-fétiche de zombie désincarné qui révèle ici des vestiges d’humanité. Bonne surprise, en somme…

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 14:29

Sara ‘Sarita’ Montiel, la chanteuse et actrice espagnole qui joua la pickpocket dans « VERA CRUZ » et la squaw dans « LE JUGEMENT DES FLÈCHES » (postsynchronisée par Angie Dickinson), vient de mourir à l’âge de 85 ans.

MONTIEL

On la revoit dans « UNE DAME AUX CAMÉLIAS » ou « CASABLANCA, NID D’ESPIONS », mais ses deux essais hollywoodiens demeurent ce qu'elle a fait de plus mémorable à l’écran. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 06:17

TORPEDO ALLEY« LE SILLAGE DE LA MORT » est un des quelques films qui ont ressurgi dans la filmographie de Charles Bronson depuis une dizaine d’années, sans qu'ils n’aient été mentionnés auparavant dans les ouvrages qui lui étaient consacrés.

Il faut dire que le film lui-même est négligeable et le rôle de la mascotte de « WWW » n’excède pas une quinzaine de secondes ! Il apparaît dans une courte séquence dans un sous-marin aux côtés du héros Mark Stevens. Alors qu'ils sont bombardés, l’officier se met à prier (« Now I lay me down to sleep… »). Inquiet, Bronson lui demande : « Vous êtes sûr que c'est la bonne prière ? ». Ce à quoi Stevens répond : « Dans un cas pareil, toutes les prières se valent ». Et boum ! Ça pète à nouveau. 

Pas grand-chose à se mettre sous la dent pour le bronsonophile, donc, mais il est à noter que le jeune Buchinski s’il n’a pas de nom (il figure en tant que ‘submariner’ dans la liste de casting), bénéficie d’un gros-plan de son visage en sueur et passablement anxieux. Ce qui n’était pas le cas par exemple dans « BATTLE ZONE » ou « MES 6 FORÇATS » tournés la même année 1952.

Parmi les autres seconds rôles, on repère les noms familiers de Martin Milner et Jean Willes. Sans oublier la gironde Dorothy Malone en tête d’affiche.

TORPEDO ALLEY (1)

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 05:50

« WWW » s’est penché récemment sur les westerns tournés par l’acteur Clint Walker dans les années 50 et sur sa série TV « CHEYENNE ». Ce faisant, un coup d’œil à sa filmographie assez modeste – à peine 40 titres – nous apprend qu'il débuta en capitaine de la garde dans « LES DIX COMMANDEMENTS ». Est-ce vrai ou s’agit-il encore d’une erreur ? Inscrit depuis des années sur IMDB comme ayant également participé à ce classique de DeMille, Robert Vaughn par exemple, n’a jamais mis les pieds sur le plateau de tournage.

WALKER dur

Eh bien, c'est vrai ! Clint Walker apparaît bel et bien dans le film. À peine une figuration, à l’arrière-plan, mais c'est bien lui. On le reconnaît aisément à sa taille et au casque à cornes qu'il arbore fièrement en portant son épée dans les bras. Ce n’était donc pas une légende urbaine…

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 09:43

Une modeste sélection de quelques diables de cinéma, pour signaler qu’une fois encore, « WWW » a reçu hier la visite de… 666 visiteurs.

666-001

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU BLOG
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 06:56

CASTAWAY (2)Étrange film que ce « CASTAWAY », signé par Nicolas Roeg coutumier des œuvres décalées et obscures. Le scénario joue sur le vieux fantasme de l'homme civilisé, à savoir le retour à la Nature. Ici, un quadragénaire anglais « engage » une inconnue pour partir un an sur une île déserte. Ce qui commence comme une belle aventure à la Robinson CrusoëCASTAWAY (1) va s’avérer beaucoup moins ‘glamour’ que prévu, les vraies personnalités vont se révéler dans les difficultés et nos deux aventuriers vont comprendre à leurs dépens ce qu’écrivait Sartre : « L’enfer, c'est les autres ».

C'est avec une sorte de fascination morbide qu’on CASTAWAY (3)observe ces deux individus se décomposer progressivement sous nos yeux, en proie aux infections, à la sécheresse, à leur propre antagonisme. Que voulait dire Roeg, exactement ? Que l'homme n’est plus capable de faire marche-arrière ? Que le jardin d’Éden lui est fermé à jamais ? C'était probablement vrai en 1986 et certainement encore plus avéré aujourd'hui.

Ce trip ensoleillé n’a donc rien d’exotique ni de réjouissant. Mais Oliver Reed rouquin et CASTAWAYhirsute, est formidable d’authenticité dans un rôle complexe qu’on imagine très proche de sa véritable personnalité. Aucun film n’a autant collé à ses expressions, ses coups de folie, son caractère volatile. Face à lui, la belle Amanda Donohoe tient largement la distance et nul ne songera à nier l’impact de sa très photogénique nudité bronzée. Ils ont ensemble plusieurs scènes d’une intensité dramatique assez soufflante.

« CASTAWAY » n’est pas un film facile d’accès, ni toujours très clair dans son discours, mais à l’instar de « AGE OF CONSENT » auquel il fait souvent penser, il nous immerge et nous fait voyager. Déjà pas mal !

 

À NOTER : lors des séquences à Londres au début, Oliver Reed et ses enfants regardent à la télé de longs extraits de « LE MANGEUR DE CITROUILLES ».

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 06:44

Le concept de la série « THE MILLIONAIRE » est simple : à chaque épisode, un milliardaire offre un million de dollars à un quidam « méritant » pour voir s’il en sera digne. Dans « THE JERRY BELL STORY », c'est à Charles Bronson d’hériter du gros chèque.

Il joue donc ‘Jerry Bell’ un jeune romancier « bientôt trentenaire » qui vit toujours chez sa môman (Louise Lorimer) et désespère de trouver l’âme sœur tant il est laid.

JERRY BELL

Le film commence d'ailleurs comme « MARTY » avec une jeune femme qui téléphone pour se décommander au dernier moment pour le dîner, alors que Bronson s’était fait tout beau. Enfin – façon de parler ! Le voilà qui croise dans la rue Georgann Johnson, une aveugle. Ils tombent amoureux, d’autant plus facilement qu'elle ne sait pas à quoi il ressemble. Mais lorsqu’il touche son million, Bronson n’écoute que son cœur et offre aussitôt à sa belleJERRYBELL2 l’opération qui lui rendra la vue. Quand on lui ôte les pansements, il n’a pas le courage d’affronter son regard et s’enfuit. Heureusement, elle le retrouvera et tout finira bien.

L’histoire rappelle « LES LUMIÈRES DE LA VILLE » en plus bébête, mais force est d’avouer que Bronson est une erreur de casting. Certes, il n’a pas un physique de jeune premier, mais là on est censé croire qu'il ressemble à Quasimodo ! Un Jack Elam ou même un Jack Palance auraient éventuellement pu faire la blague, mais pour Bronson, c'est tout de même un peu vexant. Quand sa girl friend lui demande de quoi il a l’air, il répond : « Tu n’aimerais pas la tête que j'ai ». À voir donc comme un mix contre-nature de Chaplin et Paddy Chayefsky, en se disant que ce pauvre Charley a probablement dû avaler une grosse couleuvre en acceptant ce rôle pas vraiment gratifiant pour l’ego.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 06:35

Joseph H. Lewis, venu de la série B et du ‘serial’ a réalisé au moins deux classiques du ‘film noir’ qui sont également des films-culte : « LE DÉMON DES ARMES » et l’iconique « ASSOCIATION CRIMINELLE ». Il tourna quelques westerns avec Randolph Scott et à la fin des années 60 se consacra exclusivement à la TV en tournant des épisodes de « LA GRANDE VALLÉE » et pas moins de cinquante « L'HOMME À LA CARABINE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 106 ans. Happy birthday, Joe.

JHLEWIS

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 06:17

Malgré la signature de Jim Abrahams, le « A » des ‘ZAZ’, « FIRST DO NO HARM » n’a rien, mais alors RIEN d’une comédie ! S’il se présente comme un « movie of the week » sur les malheurs d’une famille prolétaire dont le jeune fils est pris de crises d’épilepsie, leFIRST DO (1) scénario se focalise peu à peu sur un affrontement entre la mère de famille opiniâtre et héroïque et un système médical inflexible qui expérimente des soins sur l’enfant, quitte à risquer sa vie. Puis sur la fin, le film devient une sorte de ‘docudrama’ pédagogique sur un traitement « doux » à base d’un régime spécial à l’efficacité apparemment indiscutable, qui ne doit rien à la médecine traditionnelle.

À priori rien d’attirant là-dedans donc, à moins d’être concerné au premier chef par le problème, mais ce téléfilm bénéficie d’un casting de premier choix avec à sa tête Meryl Streep et Fred Ward, déjà partenaires dans « LE MYSTÈRE SILKWOOD ». Elle, sobre, directe, débarrassée de ses tics de jeu habituels est au top de sa forme et exsude une exceptionnelle émotion à fleur de peau. Lui est remarquable en père brut-de-pomme, impuissant, dépassé. Face à eux, d’excellents seconds rôles dont Lucinda Jenney formidable en médecin psychorigide.

Bien sûr, le film n’évite pas toujours le mélo simplificateur et le final se vautre joyeusement dans le lacrymal hollywoodien. Mais ce n’est pas bien grave : les auteurs ont réussi à nous passionner, à nous concerner pour un thème difficile et ingrat et c'est déjà beaucoup.

FIRST DO

 

À NOTER : le téléfilm fut exploité en vidéo en France sous le titre « AU RISQUE DE TE PERDRE » alors que le titre original fait référence au serment d’Hippocrate.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 06:35

Avouons-le, « WWW » ne donnait pas cher de « DJANGO UNCHAINED », surtout après la déconvenue des derniers films signés Tarantino et une vraie saturation concernant ses apparitions médiatiques.DJANGO

Et pourtant… Et pourtant… Sans être le chef-d’œuvre du siècle en matière de western, le film est un fourre-tout plein de panache et de style(s), qui balaie les réticences à force d’énergie et de bonne humeur. On pourra toujours râler sur la BO bordélique et souvent distractive, regretter le caméo bâclé de Franco Nero (il faut dire que le film n’a aucun rapport avec celui de 1966), s’agacer devant l’interminable séquence du dîner à la plantation qui plombe gravement le rythme et manque même nous gâcher le plaisir, mais si on parvient à passer ce cap, impossible de nier le grand plaisir – légèrement coupable tout de même – provoqué par la projection.

La première heure est formidable en partie grâce à Christopher Waltz extraordinaire en ‘bounty hunter’ allemand lettré et pédagogue dont chaque tirade est un régal. Même les digressions sont réussies, comme cette attaque ridicule du KKK dont les membres ont des soucis de… cagoule mal cousues. À mourir de rire ! En fait, le film ressemble à la célèbre boîte de chocolats de Forrest Gump : on ne sait jamais sur DJANGO (1)quoi on va tomber.

En cinéphile compulsif, « QT » exhume de vieux acteurs comme Don Stroud, Russ Tamblyn ou Bruce Dern pour des rôles minuscules et taille à Samuel L. Jackson le personnage le plus savoureux : une sorte de jumeau maléfique de l’Oncle Tom. Ses scènes en tête-à-tête avec Leonardo DiCaprio, où il oublie de jouer le « bon nègre » sont stupéfiantes. Quant à Jamie Foxx, il incarne le héros, ancien esclave métamorphosé en vengeur romantique, avec force et sobriété.

Pour tous ceux qui boudaient le réalisateur depuis « JACKIE BROWN » il est donc temps de se réconcilier avec lui, en espérant qu’un jour, il parviendra à se contenir complètement, à oublier ses goûts musicaux, son amour des tunnels dialogués autour d’une table, pour faire des films plus concentrés, sans cette demi-heure de trop qui empêche « DJANGO UNCHAINED » de s’élever au-dessus de sa condition d’hommage décomplexé.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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