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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 06:32

STONEY pilote (1)« THE CONTENDER » est le film-pilote de la série « STONEY BURKE » qui explore l’univers des rodéos comme le feront dix ans plus tard des longs-métrages tels que « JUNIOR BONNER » ou « LES CENTAURES ».

Écrit, produit et réalisé par Leslie Stevens, qui tourna quelques films indépendants très curieux dans les sixties, ce 52 minutes montre un jeune champion de 25 ans (Jack Lord) en passe de devenir célèbre, quand une mauvaise chute brise sa carrière. Abandonné de tous, même de son manager planche pourrie (Warren Oates), il va faire preuve d’une extraordinaire volonté pour remonter sur selle, alors qu'il boîte encore.

Loin des bons sentiments et des happy ends de rigueur à la TV, « STONEY BURKE » ne se fait aucune illusion sur l’être humain et décrit un milieu grouillant de profiteurs, d’ambitieux et de parasites qui gravitent autour de quelques garçons courageux mais pas très futés, qui risquent la mort pour quelques dollars dans toutes les fiestas de l'Ouest.

STONEY pilote

Encore juvénile et l’œil vif, Lord est très bien à mille lieux de ce qu'il fera dans « HAWAII, POLICE D’ÉTAT ». À ses côtés, l’étrange Kate Manx égérie du réalisateur, Bruce Dern et Oates donc, formidable de duplicité joviale, d’opportunisme décomplexé.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 06:08

S’il en est un qu’on aurait bien imaginé devenir centenaire et même au-delà, c'est bien Anthony Quinn. Dommage... 

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 98 ans. Happy birthday señor Quinn.

QUINN

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 06:30

CHINA GATE (3)Sam Fuller, on l’aime pour son énergie forcenée, ses scénarios tout d’un bloc, ses dialogues à l’emporte-pièce sortis tout droit d’une ‘pulp fiction’, pour ses personnages porte-drapeaux aux noms improbables. Mais toutes ses qualités peuvent parfois se transformer en défauts. Il n’en faut pas beaucoup, comme le prouve « CHINA GATE » un film « dédié à la France » !CHINA GATE

Dans le Vietnam de l’ère « française », un groupe de mercenaires doit faire péter un dépôt d’explosifs détenus par les « rouges ». Ils sont menés par une prostituée eurasienne qui eut jadis un enfant avec le leader du bataillon, un officier raciste qui a pris les jambes à son cou en découvrant que son fils avait l’air 100% chinois.

Le scénario est une hallucinante accumulation de coïncidences absurdes, de clichés risibles, de personnages stupéfiants. Que dire du soldat noir, vétéran de la WW2 (il fut même dans la « Big Red One », comme nous l’indique le dialogue !), qui chante de belles ballades (normal, c'est Nat ‘King’Cole), donne des leçons de morale et ne rêve que de tuer tous les communistes ? Rien, à part rire de bon cœur. Comme devant la prestation affreuse de Gene Barry, ridicule en ‘tough guy’ sans pitié et en voyant le caméo de ce pauvre Dalio, jouant un curé unijambiste. C'est Angie Dickinson qui joue l’eurasienne. Affirmer qu'elle est crédible serait peut-être beaucoup dire, mais elle est juste et rigoureuse dans son jeu, surtout dans ses scènes avec la seule bonne surprise du film : Lee Van Cleef. Apparaissant seulement dans la dernière demi-heure, celui-ci joue un officier chinois amoureux de la belle ‘Lucky CHINA GATE (1)Legs’ (sic !), un homme intelligent et sensible, parlant un langage châtié et qui paiera d'ailleurs cher son comportement civilisé. C'est un des rôles les plus subtils et intéressants qu’ait joué Van Cleef au cinéma dans sa période américaine.

« CHINA GATE » est à voir pour le complétiste de l’œuvre de Fuller, même si celui-ci ne s’est pas foulé : interminables plans-séquences, décors de jungle en studio, transparences dures à avaler, plans d’actu mal intégrés, etc. Sans parler de séquences « comiques » abominables comme celle où un ancien gendarme français surnommé ‘Pigalle’ raconte ses souvenirs d’agent de la circulation avec bruit de klaxons dans la bande-son !

Mais enfin… C'est l’unique occasion de voir Angie et Lee jouant des Asiatiques ! Et ça, ça n’a pas de prix.

CHINA GATE (2)

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 06:01

Depuis son agression, gamine par « LES OISEAUX » d’Hitchcock, Veronica Cartwright ne cesse de se faire importuner par tous les monstres de passage et mène une carrière agitée entre les crises d’hystérie et les hurlements de terreur.

Enfant toujours, elle est pensionnaire dans « LA RUMEUR » et joue une des filles de « LA MONTAGNE DES 9 SPENCER ».

À l’âge adulte, on la retrouve starlette de porno junkie dans « GROS-PLAN », kiné new-age dans « L’INVASION DES PROFANATEURS » (elle apparaîtra également dans le remake « INVASION » trente ans plus tard), elle se fait violenter et étriper par « ALIEN », trouve un rat géant dans sa cave dans « EN PLEIN CAUCHEMAR », affronte le Diable dans « LES SORCIÈRES D’EASTWICK » où elle vomit des noyaux de cerises dans une séquence inoubliable.

Parmi ses rôles plus… modérés : une des hors-la-loi de « EN ROUTE VERS LE SUD ! », l’épouse d’astronaute frustrée de « L’ÉTOFFE DES HÉROS », la chanteuse de « MAN TROUBLE », le shérif dans « CALL OF THE WILD ».

CARTWRIGHT

À la TV, elle est enfant, la fille du héros de la série « DANIEL BOONE ». Elle se retrouve mariée à Bobby dans « ROBERT KENNEDY AND HIS TIMES », puis au diabolique révérend Jones dans « GUYANA TRAGEDY : THE STORY OF JIM JONES », elle est le premier hybride extra-terrestre dans « X-FILES ». On la retrouve en mondaine, à nouveau dans l’entourage de JFK dans « THE RAT PACK ». Elle est juge dans plusieurs épisodes de « REVENGE ».

Aujourd'hui, elle fête ses 64 ans. Happy birthday, Veronica.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 06:14

Archie Savage fut essentiellement connu comme danseur. Au cinéma, il a tourné une petite vingtaine de films, pour la plupart de tout petits rôles. Le plus proéminent reste celui d’un des ‘bandidos’ de « VERA CRUZ », qui a l’insigne honneur de mettre Bronson KO d’un seul direct au menton !

On l’aperçoit en ‘native’ dans « LE ROI DES ÎLES » ou « TARZAN ET LES HOMMES-LÉOPARDS », il tourne en Italie : un touriste dans « BOCCACE 70 » et un danseur dans « LA DOLCE VITA ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 99 ans. Happy birthday, Archie.

SAVAGE

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 06:33

GUNSMOKE cb (1)« LOST RIFLE » est un épisode de la 4ème saison de la série western « GUNSMOKE » et le second dans lequel Charles Bronson tient la ‘guest star’ principale. Réalisé par Richard Whorf, ce film offre à Bronson un personnage sympathique d’ex-voyou que James Arness a pris en amitié et qui tient un petit ranch aux alentours de la ville. Après une altercation avec un voisin, celui-ci est retrouvé mort. Bronson est aussitôt soupçonné. Mais alors que le meilleur ami du défunt va le descendre, ‘Ben Tiple’ est sauvé par l’intervention du fils de celui-ci, qui se dénonce : c'est lui, le gamin, qui a tiré accidentellement.

Le méchant (beau)père est abattu par Arness et Bronson décide d’adopter l’ado qu'il connaît bien, sous l’œil attendri du marshal.

GUNSMOKE cb

Un 26 minutes plutôt anodin et sans surprise, mais qui offre au moins à Bronson un rôle inhabituel à l’époque de gentil garçon solitaire et généreux, vivant seul dans sa bicoque en bois, mais ne se laissant pas marcher sur les pieds. On pourrait d'ailleurs presque voir dans cette relation père-fils entre un rancher esseulé et un jeune garçon sans famille, les prémices d’un futur film de Bronson, le sous-estimé « CHINO ».

À noter la considérable différence de taille entre notre ami Charley et l’immense Arness !

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 06:32

« TOP HAND » est un épisode de la 3ème saison de la série western « CHEYENNE ». Contremaître d’un gros ranch, Clint Walker quitte son boss trop vorace pour se laisser enrôler par Jeanne Cooper, une petite propriétaire têtue et légèrement masculine sur les bords. En fait tout le monde dans la vallée veut engager notre héros qui se retrouve « comme un os au milieu d’un combat de chiens ». Mais celui-ci se rend bien compte que sa trop autoritaire patronne devrait laisser faire les hommes et tout particulièrement son jeune frérot Peter Brown qui en a marre d’être traité en morveux.

CHEYENNE jcooper

Ce n’est pas un des meilleurs films de la série et l’affrontement final autour d’un barrage entre les rivaux est entrelardés de plans à grand spectacle très manifestement « piqués » dans un long-métrage. Les raccords ne sont pas des plus heureux, le grain de la pellicule n’étant absolument pas le même.

Ce détail mis à part, on peut voir cela pour Miss Cooper qui se sort très bien d’un rôle à la Barbara Stanwyck. Seul souci : elle est bien plus sexy habillée en cowboy que lorsqu’elle enfile une horrible robe à la fin ! À noter, parmi les brutes épaisses, Walter Barnes qu’on reverra dans plusieurs ‘spaghetti westerns’ par la suite.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 06:47

Le meilleur compliment qu’on puisse faire aux six épisodes de la minisérie « HIT & MISS » est que même si on ôtait le côté « polar » des scénarios, elle resterait tout de même intéressante et profondément originale.

Car oui, l’héroïne est un transsexuel tueur à gages ‘pré-op’ (ce qui nous vaut quelques plans perturbants de Chloë Sevigny dotée d’un équipement masculin), mais l’essentiel s’avère rapidement n’être pas là.HITMISS 

« J'ai compris que la famille n’a rien à voir avec le sang », déclare ‘Mia’. Et cette simple réplique résume tout le projet. L’étrange créature solitaire réunit autour d'elle une troupe d’exclus, de laissés-pour-compte, d’enfants asociaux et médiums, d’ados fracassés, de débiles mentaux, pour fonder ce qu’on peut appeler une vraie famille. Complexe et dysfonctionnelle certes, mais quelle famille ne l’est pas ? Tournée dans des paysages désolés (l’Irlande et… la Hongrie), cette série est fascinante, attachante et constamment inattendue à l’image de la performance de Sevigny, qui n’a jamais été meilleure. Scindée en deux personnalités distinctes, mais pas seulement de par son changement de sexe, elle apparaît comme un Terminator encapuchonné dans quelques scènes, pour devenir ensuite une matriarche sensible et une amoureuse éconduite.

Et puis tout doucement, les deux facettes deviennent poreuses et déteignent l’une sur l’autre. C'est plein de tendresse, d’humour et d’âpreté, ça frôle le sordide sans jamais y céder, les sentiments ne sont jamais avoués, la mort rôde et les enfants ne sont pas épargnés par la cruauté du monde où ils vivent. Les épisodes passent en un éclair, l’addiction est quasi-immédiate et on n’espère qu’une chose : c'est qu’une 2ème saison – pas encore annoncée à l’heure où sont écrites ces lignes – soit bientôt mise en chantier. Parce que Chloë le vaut bien.

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 06:04

AVIFC'est en voyant « À VIF » qu’on se rend compte que « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » n’était pas aussi primaire et de parti-pris qu’on le pensait. Bien sûr, Michael Winner – britannique d'ailleurs, comme Neil Jordan – n’y allait pas de main morte sur sa description des ‘muggers’ new-yorkais, mais au moins laissait-il une relative ambiguïté sur l’attitude des policiers et l’avenir du ‘vigilante’.AVIF (1)

Trente ans après, ce remake féminisé n’y va pas par quatre chemins. Il s’ouvre sur un couple idyllique odieusement massacré et se clôt sur la volte-face du policier qui se range ouvertement du côté de la justicière, allant jusqu'à la laisser en liberté, avec ses remerciements. C'est un choix certes, mais on peut le regretter, car Jodie Foster avait su ciseler le portrait de cette femme abîmée, détruite, qui d’intello férue de poésie, se mue en tueuse froide et désincarnée. Le thème de la césure schizophrénique, sous-entendue dans la voix « off » est intéressant et donne même une dimension tragique au personnage. Quelle bêtise alors de la réduire à la fin à une sorte de Terminator en blouson de cuir, alignant les ‘one liners’ pour grand public (« I want my dog back »). L’actrice et son rôle méritaient mieux.

En fait si « À VIF » reprend carrément des situations du film de 1974 : les scènes dans Central Park, dans le métro, au commissariat, celle du colis postal arrivant post-mortem pour raviver les plaies, etc., il évoque aussi « TAXI DRIVER ». Par la séquence de l’épicerie d’abord, où Jodie tue son premier homme et lorsqu’elle sauve la jeune prostituée des mains d’un client brutal, qui n’est pas sans évoquer ce qu’avait vécu Jodie Foster elle-même, trois décennies plus tôt dans le chef-d’œuvre de Scorsese, où le ‘vigilante’ était alors joué par De Niro et la « sauvait » de sa sordide existence.

La mise en scène est un peu chichiteuse, les effets visuels sont trop nombreux et peu nécessaires et ce qui aurait pu être le cœur du film (la relation entre le flic et la tueuse) est beaucoup trop survolé et simpliste. Ce n’est pas une catastrophe, mais tant qu’à revisiter la thématique de la justice individuelle, il y avait certainement des moyens plus subtils de le faire. Et puis… Deux heures ???

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 06:04

CB DOLLAR (2)Dans le civil, Charles Bronson parlait beaucoup d’argent et était notoirement « près de ses sous ». Il insistait dans ses interviews pour préciser qu'il ne faisait ce métier que pour les dollars…

CB DOLLAR

Dans ses films, les billets verts avaient également leur importance. Si la photo du haut, tirée de « 4 DU TEXAS » est des plus parlantes, on l’a souvent vu manipuler de l’argent à l’écran. Dans « ADIEU L’AMI » il a toujours du cash sur lui, dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » il pique un dollar à Frank pour payer son whisky, dans « LE PASSAGER DE LA PLUIE » il fait croire à ‘Mellie’ qu'il est maître-chanteur et fait mine de prendre ses économies, dans « DE LA PART DES COPAINS » il gagne des francs au poker et fourre les billets dans le corsage de Liv Ullmann, dans « SOLEIL ROUGE » il déplace des sacs d’or, dans « COSA NOSTRA » il compte la recette de la journée de son restaurant. C'est dans « LE BAGARREUR » que « la thune » a le plus d’importance. Parce qu'elle est durement gagnée à coups de poings,  Bronson passe beaucoup de temps à recompter ses gains.

Notre « money moment » préféré vient de « MONSIEUR SAINT-IVES » : pour faire parler un employé d’hôtel, Bronson sort son portefeuille et tripote ses billets. Quand l’autre l’a renseigné, Bronson rempoche le « larfeuille » sans avoir déboursé un cent ! Fidèle à sa légende, en somme…

CB DOLLAR (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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