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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 06:45

Le risque de découvrir un film ou une série télé avec beaucoup de retard, c'est qu’à force d’en entendre les louanges pendant des années, on a de fortes chances d’être déçu à l’arrivée. Ce n’est absolument pas le cas avec « BREAKING BAD », dont la (courte) 1ère saison est une totale réussite, alors qu'elle passe beaucoup de temps à mettre ses éléments en place et à installer ses personnages récurrents.BREAKING BAD

Le ‘pitch’ est simple : apprenant qu'il est atteint d’un cancer, un timide prof de chimie va utiliser son savoir pour fabriquer de la drogue dure d’une qualité exceptionnelle, afin d’assurer l’avenir de sa famille après son décès. Le principe est celui de la spirale, de l’engrenage fatal et surtout de la métamorphose. Plongé dans un monde qui n’est pas le sien, notre héros va se révéler à lui-même et devenir un tout autre individu. Les épisodes sont souvent bâtis sur une seule et unique situation développée au maximum de son potentiel (comment tuer un homme de sang-froid, comment se débarrasser de deux cadavres, comment prendre contact avec des dealers professionnels, etc.), chose possible puisque l’identification avec le protagoniste est complète et qu’on s’immerge avec lui dans ce maelstrom angoissant aux règles inconnues.

Bryan Cranston explose littéralement dans le rôle principal, créant un personnage crédible, touchant, imprévisible, d’une humanité troublante. À ses côtés, Aaron Paul est très drôle en ‘sidekick’ incapable, trouillard et « boulet » et Dean Norris est extraordinaire en flic « beauf », sorte de version comique de celui de « THE SHIELD ».

Les épisodes passent à une vitesse folle, c'est filmé avec dynamisme et un grand sens du cadre. Bref, de l’excellente télévision haut-de-gamme dont on ne peut qu’avoir envie de découvrir la suite au plus vite.

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 06:30

DARK MIRROR (1)Les rôles de jumeaux ont toujours fait le bonheur des grandes stars, qui pouvaient donner la mesure de leur talent de composition et aussi… jouer avec la personne qu'elles aimaient le plus au monde. Dans « LA DOUBLE ÉNIGME », le réalisateur de ‘films noirs’ Robert Siodmak offre à Olivia de Havilland l’opportunité de s’émanciper un peu.DARK MIRROR

Comédienne généralement peu enthousiasmante (hormis deux ou trois films à contremploi), la star trouve ici son personnage habituel de fille douce et larmoyante. Par contre, elle étonne vraiment dans le rôle de la ‘bad twin’. Paranoïaque, jalouse jusqu'à la démence, aigrie et agitée de pulsions criminelles, elle est par instants absolument sidérante, déformant son visage jusqu'à devenir d’une repoussante laideur sans l’aide d’aucun effet spécial. Sa seule façon de parler, de se tenir, permet de ne jamais confondre les deux sœurs, ce qui est déjà un exploit en soi. Notons par ailleurs l’excellente qualité des trucages certes simples, mais jamais pris en DARK MIRROR (2)défaut, qui finissent par se faire totalement oublier.

Ce double numéro d’actrice est la seule raison d’être de ce film qui n’est que du théâtre filmé au postulat vieillot et psychologiquement très rudimentaire. Face à Olivia & Olivia, Thomas Mitchell autre revenant de « AUTANT EN EMPORTE LE VENT » est amusant en flic matois et obstiné. Lew Ayres est par contre tout à fait transparent, voire invisible, en psy amoureux. On reconnaît un tout jeune Richard Long, futur héros de la série « LA GRANDE VALLÉE », en groom.

Un gentil petit film parsemé de bonnes scènes (les deux tests de Rorsach par exemple, très bien menés et dramatisés), dont le seul réel intérêt réside dans la performance de Miss De Havilland, au top de sa forme.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 08:49

BOOTHILL BRD

La nouvelle inespérée et totalement inattendue vient de tomber : « SHOWDOWN AT BOOTHILL » va sortir en juin aux U.S.A. ! Le western avec Charles Bronson en vedette et John Carradine,BOOTHILL2 inédit en France, introuvable depuis une antédiluvienne édition VHS il y a 25 ans en Pan & Scan, va connaître une exhumation en grande pompe.

Non seulement il sera disponible en DVD ce qui est déjà très bien, mais aussi en Blu-ray ! Et tout cela grâce aux édition Olive, qui rééditent régulièrement de vieux titres Paramount, alors que ce western fut jadis distribué par la 20Th Century-Fox. 

 Après des décennies d’invisibilité, cette série B de 1958 sans grands moyens, mais très bien écrite, offre au jeune Bronson de 36 ans un rôle de ‘bounty hunter’ renfrogné et complexé par sa petite taille. On le verra même jouer les amoureux romantiques !

C'est dire que « WWW » attend avec impatience de (re)voir enfin ce petit bijou méconnu dans de bonnes conditions.

Olive nous a habitués à des DVD et Blu-ray très austères, dépourvus du moindre sous-titre, même anglais. Celui-ci ne dérogera sûrement pas à la règle. Quant à la jaquette, elle est lointainement inspirée de l'affiche originale.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 06:18

ALLEZ COUCHEROn ne va quand même pas faire la fine bouche devant une comédie signée Howard Hawks avec Cary Grant en vedette, si ? Un peu... Un tout petit peu ! « ALLEZ COUCHER AILLEURS ! » (oui, le titre français est archi-nul) est finalement assez typique du style du réalisateur. Cela a beau être une comédie sentimentale, on y retrouve son goût du scénario relâché et déconstruit, parfois proche du ‘road movie’, des répliques qui fusent et deALLEZ COUCHER (1) l’absence de sentimentalisme. Les personnages sont des durs-à-cuire râleurs, pénibles, de mauvaise foi, ils se chamaillent sans arrêt. Ce petit jeu, situé dans l’Allemagne de l’après-guerre, dure très longtemps et finit par lasser l’intérêt. Ce n’est que dans le dernier quart, que le thème se fait vraiment jour : Hawks s’amuse subitement à démolir la mythologie du mâle américain, en faisant de son officier (bon d'accord, Grant joue un… français, mais ça reste Cary Grant et il joue sans le moindre accent !), une « épouse de guerre ».

C'est un peu tiré par les cheveux, compliqué à mettre en place, mais pour suivre sa femme officier dans l’U.S. Army, Cary doit finalement se travestir en femme et renoncer à ce qui fait de lui un homme. Faire subir cette « infamie » à un des grands séducteurs hollywoodiens ajoute bien sûr une certaine saveur au propos.

Si le couple antagoniste formé par Grant et Ann Sheridan fonctionne très bien et si leur complicité crève l’écran, on peut se montrer moins enthousiaste pour la lenteur du récit, son manque de consistance, pour la lourdeur de certains gags plus ou moins scabreux.

On sourit quelques fois, on rit très peu et on se surprend à regarder sa montre, tant tout le monde prend son temps et paraît bien s’amuser entre potes. À voir donc, essentiellement pour les dernières séquences où Cary Grant déguisé en femme avec sa perruque taillée dans la queue d’un cheval, s’en donne à cœur-joie dans le cabotinage en roue-libre, un art qu'il maîtrise à merveille. À part cela, effectivement, on a plutôt envie d’aller coucher ailleurs…

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 05:48

4 MOUCHESIl est « officiellement » établi que Dario Argento a signé ses chefs-d’œuvre pendant les premières années de sa carrière et que ses films tournés sur le tard sont tous désastreux. À bien y regarder, ces fameux premiers opus ne sont pas tous irréprochables. Loin de là ! « 4 MOUCHES DE VELOURS GRIS » par exemple est une sorte de ‘whodunit’ laborieux et au4 MOUCHES (2) scénario désarmant d’ingénuité, qui prend pour héros un vague rocker mâtiné de hippie, pris pour cible par un tueur masqué qui le fait d’abord chanter et s’attaque ensuite à son entourage.

L’histoire est squelettique, les péripéties sont plus que rares, les coups de théâtre involontairement hilarants et il est clair que le réalisateur n’a fait que se préparer de longues plages essentiellement visuelles où l’image prend le pas sur le récit, un peu comme le fera aussi le jeune Brian DePalma. Ce qui donne à l’écran 4 MOUCHES (1)d’interminables scènes de « suspense » où des personnages avancent à tâtons dans la pénombre, jusqu'à ce qu'ils se prennent un coup de massue ou de couteau.

Le casting est des plus bizarroïdes : l’Américain Michael Brandon – sorte d’avatar de Mike Brant – joue un protagoniste impavide et sans aucune personnalité, traversant les séquences comme une silhouette découpée dans le contreplaqué. À ses côtés, Jean-Pierre Marielle compose un personnage quelque peu absurde de « privé » gay tout vêtu de blanc, Mimsy Farmer fait ce qu'elle peut et sa scène finale est une telle bouillie psychanalytique, qu’on ne peut que la louer d’être allée jusqu'au bout. On a même droit à Bud Spencer dans un rôle mal défini d’ermite ange-gardien omniscient – ah, oui ! Il s’appelle… ‘Dieu’ – qui va et vient sans rime ni raison et croque tout cru un poisson qu'il vient de pêcher !

Il est certain que l’ami Dario a fait mieux. Il a aussi fait pire. Mais « 4 MOUCHES DE VELOURS GRIS » (un joli titre, ceci dit) vaut pour quelques images-choc comme l’exécution au cimeterre qui revient en rêve ou l’accident final. Pour le reste, il faut être très très fan du maestro ou indulgent de nature.

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 06:37

Même si dans la vie de tous les jours, Charles Bronson ne devait pas passer beaucoup de temps dans les bars, il en fut tout autre à l’écran où il eut diverses activités outre celle de boire des boissons alcoolisées.

BAR CB

Il a même possédé des estaminets dans « COSA NOSTRA » et « CABO BLANCO ». Mais de façon générale, il s’y est beaucoup fait casser la figure, que ce soit dans « BONANZA », « LE VIRGINIEN » ou « LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT ». Il s’y est même fait descendre dans « GUNSMOKE ».

BAR CB (1)

Parmi ses nombreux séjours en bars et saloons, retenons aussi : « L'HOMME DE NULLE PART » où il y aide Glenn Ford à abattre Ernest Borgnine, « LES 7 MERCENAIRES » où il boit un verre avec Brad Dexter, « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » où il achète les terres de Jill. Il s’y bastonne joyeusement dans « CHINO », flingue le shérif dans « LES COLLINES DE LA TERREUR » et un capitaine de cavalerie dans « LE BISON BLANC ». Plus pacifiquement, il drague Jill dans « LE BAGARREUR » et se soûle avec son fils dans « FAMILY OF COPS ».

BAR CB (2)

Il a même fréquenté un bar-tabac bien de chez nous dans « ADIEU L’AMI », où il mange un jambon-beurre avec Delon. Un vrai ‘barfly’, ce Charley !

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 05:44

Que nous apprend « MAFIOSO » ? Que mafieux un jour, mafieux toujours ? Qu'on a beau émigrer à Milan, devenir un honnête père de famille accro au boulot, si on retourne au pays (la Sicile, bien sûr), on redevient celui qu’on n’a jamais cessé d’être ? Un « soldat » docile, un fiston de la « Mamma »…MAFIOSO

En déglamourisant complètement l’univers et le folklore du film de mafia, Alberto Lattuada, sur un scénario coécrit par Marco Ferreri, nous montre comment le brave Alberto Sordi parti quelques jours en vacances visiter sa famille et son village natal, se retrouve à payer une dette au parrain local et transporté à New York pour… mais pas de ‘spoiler’ !

Ce n’est pas exactement une comédie, même si on rit souvent. L’immersion dans la vie sicilienne est totale, croquée avec une extraordinaire acuité, la menace étant tellement omniprésente qu'elle n’a même pas besoin de se manifester ouvertement. Entre comédie de mœurs et film policier, « MAFIOSO » ressemble parfois au mauvais rêve d’un quidam qui a cru pouvoir tourner le dos à son passé. Le film est littéralement porté par Sordi, absolument génial de servilité joviale, d’inconscience et de rouerie. Un mélange de naïveté et de stupidité qui font de lui l’outil idéal pour ses ‘padrone’. Il a des instants de pure grandeur comique, quand il se met à chanter en plein repas de famille, par exemple. Autour de lui, le casting mêlant amateurs et professionnels est étonnamment harmonieux.

Loin des gangsters charismatiques de Coppola, des business men de Rosi, des ‘hitmen’ de série B, « MAFIOSO » montre avec une précision clinique une autre facette de « la piovra » et soulève un coin du voile sur les racines du Mal.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 06:28

Disons-le tout net, il faut un certain temps, un assez long temps même, pour se laisser embarquer par « L’ODYSSÉE DE PI » et succomber – in extremis – à sa magie. Au début, on croit à un film pour enfants en bas âge, une gentille fable écolo et mystique. Puis le ton légèrement « Amélie Poulain » de la voix ‘off’ irrite et joue sur les nerfs. Sans parler des F/X et des effets 3-D incessants. Le « tout-numérique » empêche d’y croire, de s’émouvoir, d’avoirPI peur. On sait, on sent que tout est faux, que le tigre n’est qu’une créature faite de pixels, même si le résultat est remarquable.

En fait c'est très lentement, très progressivement, qu’on est entraîné dans l’univers du film et l’émotion survient enfin vers la fin, quand on comprend que la finalité de tout cela est très « fordienne » : une fois encore, l'homme a choisi « d’imprimer la légende ». Parce qu'elle est poétique, exemplaire, qu'elle fait rêver, contrairement à la sordide et tristounette réalité. Il y avait deux versions à l’histoire de Pi et on est finalement heureux que les auteurs aient opté pour celle-là. Et l’émotion bien réelle qui nous saisit après les dernières images, rachète les longueurs, les redites, les lourdeurs.

C'est en connaissance de cause qu'il faut donc voir « L’ODYSSÉE DE PI », qui contient çà et là des scènes impressionnantes comme le naufrage, comme quelques face à face avec le tigre sur le radeau ou comme cette étrange séquence sur la mangrove envahie de suricates. Dommage qu'il soit si difficile d’oublier que tout cela fut tourné en studio, devant des fonds verts et finalisé à l’ordinateur. Cela ne sera jamais aussi fort que le réel, le « dur ».

Le cast est impeccable, même si l’apparition de Depardieu en cuistot insalubre et raciste tombe comme un cheveu (gras) sur la soupe. Heureusement, ça ne dure pas longtemps !

Alors, bon film ou pas bon film ? Les deux, mon général…

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 06:21

Charlene Holt est une belle brune sensuelle, qui tourna trois fois avec Howard Hawks qui lui offrit son meilleur rôle dans « EL DORADO » où elle est amoureuse de John Wayne. Il l’emploie également dans « LE SPORT FAVORI DE L'HOMME » et « LIGNE ROUGE 7000 ». On la revoit ensuite dans une petite vingtaine de ‘guests’ à la TV.

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 85 ans. Happy birthday, Charlene.

HOLT

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 06:22

Robert Donner est un second rôle des années 60 au visage en lame de couteau, qui tourna de nombreuses fois aux côtés de John Wayne à partir de « RIO BRAVO » et jusqu'à « RIO LOBO ».

On l’aperçoit en shérif dans « LE DERNIER TRAIN POUR FRISCO », en prêcheur dans « L'HOMME DES HAUTES PLAINES », en journaliste dans « LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE », en garde dans « LUKE LA MAIN FROIDE » et dans « LES SURVIVANTS DE LA FIN DU MONDE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 82 ans. Happy birthday, Robert.

DONNER

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