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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 09:09

Malgré un physique à cent lieues des canons de beauté, Glenda Jackson s’est imposée dans les seventies au théâtre et au cinéma anglais, grâce à sa forte personnalité et un talent hors-normes.

Elle fut reine dans la minisérie « ELIZABETH R » et au cinéma dans « MARY STUART, REINE D’ÉCOSSE », elle tourna des œuvres controversées comme « LOVE » ou « UN DIMANCHE COMME LES AUTRES », s’essaya à la comédie américaine avec « UNE MAÎTRESSE DANS LES BRAS, UNE FEMME SUR LE DOS » (super titre français !) ou « HOUSE CALLS ».

Sa carrière à l'écran s’est peu à peu délitée et Mrs Jackson est aujourd'hui membre du Parlement. Elle fête ses 76 ans. Happy birthday, Glenda.

JACKSON

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 21:10

BIG VALLEY london« THEY CALLED HER DELILAH » est un épisode de la 4ème et dernière saison de la sérieBIG VALLEY london (1) « LA GRANDE VALLÉE », notable pour la présence en ‘guest star’ de l’incomparable Julie London.

L’intérêt du film est qu'elle est employée exactement pour ce qu'elle représentait à l’écran : une chanteuse de saloon au charme intoxicant, à la voix rauque et au passé plus que trouble.

Elle incarne ‘Julia Saxon’ (une transposition à l’identique de son vrai patronyme, donc) qui espionna pour les sudistes, pendant la guerre, causant le suicide d’un jeune homme de Stockton. Des années après, elle revient pour revoir Richard Long, l’aîné des fils Barkley qu'elle aimait alors. Mais elle est rejetée par les habitants dont la haine BIG VALLEY london (2)est intacte. Bientôt accusée injustement de meurtre, elle sera – évidemment – défendue par son ex-amant qui ne s’est jamais remis de sa trahison.

Mûre et un peu trop maquillée, le regard triste et la moue amère, Julie London est remarquable dans ce personnage taillé sur mesure. À vrai dire, on l’a rarement vue meilleure à l’écran. Face à elle, Long trouve un de ses meilleurs épisodes. Barbara Stanwyck ne fait que quelques passages-éclair. On peut noter une bagarre finale entre Peter Breck et trois ‘bad guys’, très bien réglée, même si on identifie beaucoup trop les doublures-cascades, un défaut récurrent de cette heureuse époque où l'arrêt sur image n'existait pas.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 16:00

12 H GARE (2)« MIDI, GARE CENTRALE » est un excellent suspense, sec et sans digression, qui entre immédiatement dans le vif de son sujet et ne perd pas de temps en intrigues secondaires ou en respirations superflues.

Témoin d’un kidnapping, une jeune femme prévient la police de la gare centrale de Chicago. Ceux-ci vont filer les malfaiteurs et tenter de déjouer leurs plans sans mettre la vie 12 H GARE (1)de l’otage en danger. Sur cette trame simple, Rudolph Maté maintient une formidable tension pendant 1 H 20, ne relâche jamais la pression et parvient à caractériser ses personnages dans l’action. Les décors naturels sont très bien exploités et la fin dans les couloirs du métro plongés dans la pénombre, est encore très stressante. À peine pourra-t-on tiquer un peu sur les policiers qui semblent tous avoir dépassé – et de beaucoup ! – l’âge de la retraite et sur le personnage de l’otage aveugle, dont la seule fonction est de pleurer et de hurler de façon stridente. On est presque soulagé quand le kidnappeur lui envoie des baffes pour la calmer !

Celui-ci étant incarné par Lyle Bettger, spécialiste des ‘bad guys’ brutaux et inhumains, le film en bénéficie énormément, car on sait d’emblée qu'il n’y a aucune pitié ou fair-play à attendre de ce type-là. Face à lui, William Holden joue le flic, mais il se fait littéralement bouffer par ce vieux briscard de Barry Fitzgerald avec sa tête de lutin irlandais, qui campe un commissaire rusé et blanchi sous le harnais. Holden, avec son style sobre et effacé, n’avait aucune chance ! Parmi les seconds rôles, on reconnaît Jan Sterling qui apparaît dans trois ou quatre séquences en girl friend de Bettger. Elle a une belle scène d’agonie à l’hôpital, d’un total réalisme.

12 H GARE

Chapeau bas donc, à un thriller en noir & blanc datant de plus de 60 ans et qui parvient encore à tenir en haleine, sans qu’on ait à faire d’effort ou à faire preuve d’indulgence. Un bon film, c'est un bon film…

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:37

Aux U.S.A., Don Rickles est connu comme ‘stand-up comedian’ à l’humour caustique, en hôte de talk-shows. Il a tourné pas mal de films sans jamais s’imposer comme grand second rôle.

On s’en souvient surtout en soldat givré dans « DE L’OR POUR LES BRAVES » et en bras-droit de De Niro dans « CASINO ». À la TV, il incarna un officier de l’U.S. Navy dans la série « C.P.O. SHARKEY ».

Aujourd'hui, il fête ses 86 ans. Happy birthday, Don.

RICKLES

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 09:47

« L’ANGE BLANC » est un film bizarre. Très bizarre, même ! Il commence comme un docudrama sur la vie des infirmières dans les années 30, suivant le destin de la novice Barbara Stanwyck et ses démêlées avec sa chef-cerbère et sa copine de chambrée délurée. Cela évolue ANGEBLANC (1)ensuite en comédie avec sa rencontre avec un sympathique bootlegger, pour finir en mélodrame dans lequel notre héroïne doit sauver deux fillettes menacées de mort par leur propre famille de riches pochetrons.

Aucune unité donc, aucune ligne directrice, mais une espèce de bonne humeur et de laisser-aller qui finissent par devenir attachants. En réalité, le film vaut essentiellement pour son atmosphère « d’époque » (après tout, il fut tourné en pleine prohibition) et pour l’inimitable naturel de Miss Stanwyck, flanquée ici de Joan Blondell tout aussi amusante en ‘nurse’ mâchant le chewing-gum. Mais le vrai plus du film, c'est la présence dans un second rôle du jeune Clark Gable. Loin de son emploi-type de macho viril et protecteur, il joue ici un chauffeur de maître brutal et odieux. Crapule gominée, sanglée dans son uniforme, Gable n’hésite pas à affamer d’innocentes petites filles et – ça, c'est inacceptable ! – à mettre Stanwyck KO d’un uppercut au menton.

Quelques plans comme ce générique-début en caméra « subjective » à l’intérieur d’une ambulance lancée à fond de train, ou ces diverses séquences où notre héroïne se déshabille avant d’enfiler sa blouse blanche, dénotent une volonté de racolage bon-enfant. Mais « L’ANGE BLANC » demeure une incongruité totale.

ANGEBLANC

À noter la séquence d’opération lors de laquelle le cœur du patient cesse soudain de battre. Réaction du chirurgien ? Il soupire d’un air agacé et remonte le drap sur le visage du défunt avant de quitter la salle d’op’. Apparemment, la réanimation n’était pas encore à l’ordre du jour…

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 19:58

« CRAIG’S WILL » est un très amusant épisode de la 5ème saison de la série « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », tourné résolument vers la comédie plus que vers le polar ou l’histoire à chute. Et même la comédie anglaise.

Dick Van Dyke, le joyeux ramoneur de « MARY POPPINS » pense hériter de la fortune de son riche oncle. Mais celui-ci lègue tout à son chien et le pauvre garçon ne pourra être riche qu’à la mort du toutou. La fiancée de Van Dyke (la délicieuse Stella Stevens) le pousse à tuer l’animal. Mais cela s’avère compliqué, aussi engage-t-elle un ‘privé’ sans scrupule pour faire le job. Mais là aussi, le chien Casper saura s’en faire un ami. Alors la garce comprendra qu'elle n’a qu’une seule solution : devenir une chienne et épouser Casper !

HITCH stevens

C'est la morale de cette petite fable drôle et enlevée, portée par Stevens qui fait une parodie très réussie de Marilyn, avec ses faux-airs candides et ses battements de cils. À ses côtés, outre le grimaçant Van Dyke, Paul Stewart est très bien dans le rôle du tueur, avec son accent new-yorkais.

De la bonne télé bien calibrée, à voir aussi pour le prologue montrant Hitchcock faisant l’imbécile avec trois chiens dressés. Du grand n'importe quoi !

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 08:25

Anne Baxter est une excellente actrice des années 50, qui ne recula jamais devant les rôles de névrosées et d’intrigantes diaboliques. Elle tourna 100 films, travailla avec Orson Welles, Hitchcock, Lang et DeMille, mais c'est le rôle d’Eve Harrington l’aspirante comédienne sans foi ni loi, qui l’immortalisa dans « ÈVE », le chef-d’œuvre de Mankiewicz. Elle tentait d’y prendre la place de la star Bette Davis. L’ironie du sort veut que 30 ans plus tard, Baxter remplaça celle-ci dans la série TV « HÔTEL » !

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 89 ans. Happy birthday, Ève.

BAXTER

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 16:17

La première constatation objective que l’on peut faire en visionnant « ILLICIT », c'est qu’à l’âge de 24 ans, Barbara Stanwyck était très mignonne. C'est peu, mais dans le cas présent, ILLICIT (1)c'est déjà beaucoup, car elle est aujourd'hui la seule et unique raison d’endurer cette comédie de mœurs pernicieusement antiféministe.

Notre héroïne a un amant qu'elle refuse d’épouser. Pourquoi ? Parce qu'elle ne croit pas au mariage après le divorce de ses parents et craint la routine et l’usure. Elle finit par céder, mais ses craintes s’avèrent fondées. Alors elle décide de faire appartement à part, pour raviver la flamme. Mais elle a joué un jeu dangereux et son mari commence à aller voir ailleurs… Quand enfin il revient, elle abdique toute « théorie » (c'est ainsi qu'il nomme ses idées absurdes) et tombe à ses genoux, enfin prête à devenir la parfaite ménagère américaine des années 30. C'est idiot et irritant, la mise en scène d’Archie Mayo est purement théâtrale et les comédiens sont extrêmement inégaux. Le jeune premier James Rennie est insupportable, mais Charles Butterworth est drôle en copain de bordée constamment ivre-mort. Mais répétons-le, « ILLICIT » vaut tout de même d’être vu pour l’extraordinaire naturel de Miss Stanwyck, dont le style de jeu est si intemporel et spontané, qu’on la dirait échappée d’un autre espace-temps. Elle fut vraiment le contraire d’un « monstre sacré » comme sa contemporaine et rivale Bette Davis, ce qui explique peut-être et paradoxalement, qu'elle n’a pas connu la même pérennité.

ILLICIT 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 07:41

Produit par Joseph L. Mankiewicz juste avant l’entrée en guerre des États-Unis, « LA FEMME DE L’ANNÉE » est entré dans l’Histoire du 7ème Art pour avoir permis laWOMAN YEAR (1) rencontre de Spencer Tracy et Katharine Hepburn, qui devaient tourner huit autres films ensemble.

Le scénario très simple et linéaire suit la love story entre un modeste journaliste sportif et une reporter internationale globe-trotter et parlant à peu près toutes les langues existantes. L’originalité vient de l’inversion des relations « normales » (surtout en 1940) : elle vient d’un milieu aisé, elle est cultivée, hyperactive, autoritaire, indépendante, lui est pantouflard, discret et bon-vivant. C'est elle qui ne remarque pas qu'il a acheté un nouveau chapeau, c'est lui qui se plaint de ne jamais la voir, c'est elle qui veut « coucher » avant le mariage, lui qui s’enfuit peureusement, etc.

L’intérêt du scénario vient de sa morale : Tracy ne demande pas à sa femme de devenir une gentille épouse au foyer, mais de trouver un juste milieu entre ses activités et sa vie de famille. Tout cela devait être beaucoup plus piquant au moment de sa sortie, mais « LA FEMME DE L’ANNÉE » contient des moments cocasses, d’autres plus graves (l’adoption de l’enfant grec que Tracy ramène finalement à l’orphelinat). Certains détails sont esquissés (l’assistant implicitement gay et envahissant de Hepburn), d’autres sont trop appuyés (le personnage du barman-boxeur), mais l’un dans l’autre, c'est une comédie plaisante et bien écrite. Notons cependant que l’épilogue, la montrant en train de préparer le petit-déj en tenue de soirée, est d’une complaisance inouïe et dure des heures, enlisant complètement le film qui soudain, n’en finit plus.

WOMAN YEAR

L’alchimie entre les deux comédiens est patente, la rondeur débraillée de l’un répondant parfaitement à la sècheresse anguleuse de l’autre. Leurs dialogues du tac-au-tac sont un vrai plaisir. À voir pour eux donc, comme on regarde « LE PORT DE L’ANGOISSE » pour Bogie et Bacall…

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:47

MESSIE SAUVAGE (2)Tout le monde n’est pas obligé de connaître le nom d’Henri Gaudier, un sculpteur du début du 20ème siècle, qui mourut à l’âge de 23 ans dans les tranchées. Grâce à Ken Russell, on peut en savoir un peu plus. Pas beaucoup, mais un petit peu. Car on imagine bien que sous MESSIE SAUVAGE (1)la caméra ivre et hystérique de l’Anglais, « LE MESSIE SAUVAGE » n’a rien d’un biopic sage et éducatif.

C'est d'ailleurs son gros point faible, car s’il est parfaitement interprété, si les décors et l’ambiance (le sous-sol sordide et bruyant où vit et travaille l’artiste) sont d’une justesse sans faille, le film peine à passionner à cause de son tempo systématiquement frénétique et une direction d’acteursMESSIE SAUVAGE (3) fatigante. Le jeune Scott Antony – sorte de Hugh Grant moins maniéré – par exemple, passe tout le film à brailler ses répliques, à sauter sur les meubles, à se rouler par terre, alors qu’on sent par instants, qu'il aurait pu (et dû !) donner une interprétation plus nuancée. Sa partenaire Dorothy Tutin est par contre irréprochable, en exilée polonaise plus âgée que lui, avec laquelle Gaudier entretient une étrange relation fusionnelle, mais platonique. Le visage tourmenté de la comédienne reflète toutes les émotions trop survolées par le film.

C'est donc un film-collage auquel on assiste, une mosaïque d’instants plus ou moins MESSIE SAUVAGEpoétiques, plus ou moins vulgaires, dont on saisit mal la finalité. Ce que réussit par contre Russell, c'est la découverte progressive de l’œuvre du sculpteur dont on ne voit que le ‘work in progress’ au cours du film, pour enfin découvrir ses statues achevées pendant l’épilogue, véritable visite guidée dans l’exposition posthume qui le rendit célèbre.

À noter qu’on aperçoit des vétérans anglais du second rôle comme Michael Gough ou Peter Vaughan dans des apparitions minuscules et surtout la jeune Helen Mirren, décoiffante en suffragette exaltée et exhibitionniste, qui régalera le voyeur qui sommeille en chaque spectateur mâle, dans une séquence de nudité où elle fait preuve d’une extraordinaire aisance.

Pas le film le plus connu de Ken Russell, ni son plus réussi, mais en tout cas un  bel hommage à un artiste qu'il contribue à perpétuer.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS D'HELEN MIRREN
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