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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:18

La 2ème saison de la série BBC « WALLANDER », qui ne comporte que trois films de 90 minutes, s’avère encore plus dépressive que la première, ce qui n’est pas un mince exploit. Kurt Wallander, notre brave flic suédois est littéralement hagard, ballotté par la vie, seul à crever, blême et traumatisé.

Dans « FACELESS KILLERS », il doit faire face à son propre racisme latent, quand il apprend que sa fille sort avec un Syrien. Son enquête – deux vieux fermiers assassinés – WALLANDER 2déclenche une vague xénophobe incontrôlable. Et le pauvre Kurt finit par abattre un néonazi. La première fois qu'il tue quelqu’un.

« THE MAN WHO SMILED » nous fait retrouver un Wallander aux tréfonds de la déprime, tâchant de se remettre de ce choc. Et pour son retour chez les flics, le voilà confronté au suicide d’un vieil ami (auquel il avait refusé son aide) et à un ignoble trafic d’organes avec l’Afrique. Inutile de dire que cela n’arrange en rien le moral de notre (anti)héros. D’autant que l’Alzheimer de son vieux père s’aggrave nettement. Oui, on n’est définitivement pas dans la franche comédie !

« THE FIFTH WOMAN » nous entraîne dans une chasse au serial killer qui s’attaque à des hommes d’âge mûr au passé de violence domestique. Wallander senior nous quitte, ce qui achève notre pauvre Kurt. Seul rayon de soleil, il rencontre une suspecte qui semble lui plaire. Elle n’a rien d’une pin-up, mais une petite lueur d’espoir brille dans l’œil rougi de notre flic. On applaudit.

« WALLANDER » impose son rythme extrêmement lent, ses digressions, la sinistrose systématique de ses décors, de ses paysages désertifiés, froids et sans relief. Les visages sont marqués par la vie, les relations humaines aussi compliquées que dans la réalité. Aucune schématisation hollywoodienne, ici. Et tout cela est porté par Kenneth Branagh, de plus en plus investi dans son personnage, d’une crédibilité et d’un pathétique de chaque plan. Face à lui, un David Warner ravagé dans le rôle de son père.

Une seconde trilogie, dans la lignée de la précédente, qui vaut largement le détour en étant bien prévenu : il faut avoir un moral d’acier !

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