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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 09:10

DW2 (1)Huit ans après le succès de « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », qui établit le déjà quinquagénaire Charles Bronson tête d’affiche aux U.S.A., la firme Cannon dirigée par les israéliens Menahem Golan et Yoram Globus spécialisés dans les séries B vendues par DW2‘packages’ lors des marchés du film, récupère les droits des personnages et met en chantier une tardive sequel. Après plusieurs échecs commerciaux successifs, BronsonDW2 (2) donne son accord à reculons et Michael Winner dont la carrière s’est totalement enlisée, signe également.

« UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2 » (pour le titre, pas la peine de faire compliqué !) est plus un remake du premier opus qu’une véritable suite. C'est un démarquage grossier et racoleur, voire carrément voyeuriste : les séquences de viol frisent la pornographie et laissent sur un vrai malaise, les exécutions sommaires se succèdent avec une complaisance malsaine et les personnages un tant soit peu pacifistes sont caricaturés en imbéciles aveuglés par leur propre angélisme. On voit même un infirmier d’HP laisser DW2 (4)filer Kersey après qu'il se soit introduit dans le bâtiment, déguisé en médecin, pour tuer un voyou interné ! Ambiguïté et réflexion ont été sévèrement bannies de cette suite, on le voit… Un bon ‘mugger’ est un ‘mugger’ mort. Point-barre.

Dans une colonne – très courte ! – de points positifs : la BO de Jimmy Page, quelques ‘one liners’ qui font sourire malgré soi et l’ultime occasion de voir un Bronson physiquement égal à lui-même.

En bonne forme, malgré un visage de plus en plus craquelé de rides, l’acteur fait le minimum syndical, se contentant de quelques mimiques familières. Paul Kersey n’est déjà plus qu’un exécuteur sans âme qui, dans une tenue de SDF lui permettant de déambuler incognito dans les bas-fonds, pulvérise macs et dealers dans un Los Angeles digne de Sodome et Gomorrhe. L’acteur retrouve Jill Ireland, dans un rôle de journaliste libérale (l’idiote !) et Vincent Gardenia qui reprend son personnage de flic ronchon. Celui-ci se fait d'ailleurs descendre et demande à Kersey de le venger ! Dans le rôle d’un des violeurs dégénérés, on reconnaît le jeune Larry Fishburne.

Winner joue à fond de l’image de Bronson en projetant son ombre démesurée sur les murs d’une L.A. grouillante de vermine, il le filme cassant rageusement des bûches à la hache en clin d’œil aux « 7 MERCENAIRES » et filme en gros plans son profil, jadis immortalisé par Leone.

DW2 (3)

« UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2 », même s’il est loin d’être la pire des sequels au film de ’74, marque le début de la fin pour Bronson qui, en signant pour plusieurs films avec la Cannon, renonce implicitement à toute ambition artistique et ne va désormais plus chercher qu’à capitaliser sur son image de ‘vigilante’ implacable. Le film connut d'ailleurs un gros succès aux États-Unis. Comme le clamait l’affiche américaine : « Bronson is back ! ». Certes, mais… dans quel état !

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commentaires

Patrick 23/09/2012 15:32

La scène de viol est salace en effet et plus crue que celle du 1er film mais sinon c'est le 1er en moins bien.

Corey 23/09/2012 01:45

Plaisir coupable, et paradoxal : j'adore ce film, mais j'ai beaucoup de mal à le revoir. En partie à cause de la séquence de viol très dure, qui m'a beaucoup marqué étant jeune. Mais le reste, la
BO grondante et l'ombre de Bronson qui apparait avec son bonnet sur la tête… Culte !

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