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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 06:47

TUEUR ELITE (2)Après plusieurs décennies d’invisibilité complète, puis d’éditions DVD pourries, « TUEUR TUEUR ELITE (1)D’ÉLITE » avait fini par se créer une mythologie de film-culte au sein de la filmo de Sam Peckinpah. Mal-aimé, atypique, incompris. Voilà qu’aujourd'hui une réédition inespérée et en ‘director’s cut’ (d’autant plus inespérée qu'elle est française !) permet de remettre les pendules à l’heure. Le film est-il une pépite mal polie à redécouvrir ? Oui et non.

Oui parce que le premier tiers est très étonnant. D’un rythme excessivement lent, presque détaché, il excelle à décrire la connivence entre deux co-équipiers tueurs/espions/bodyguards travaillant pour une société elle-même œuvrant pour la CIA. En quelques courtes impros entre James Caan et Robert Duvall, le thème de la trahison est brillamment posé. Estropié par son traître de copain, Caan va devoir se rééduquer. Là encore, Peckinpah prend son temps, n’épargne rien des efforts de l'homme pour retrouver autonomie et dignité. C'est un peu laborieux, mais intéressant tout de même. Cela se gâte unTUEUR ELITE peu quand notre héros reprend du service pour protéger un opposant chinois (mais faisant tout de même très japonais !) d’une bande de ninjas eux-mêmes plus ou moins associés à Duvall.

À partir de là, la lenteur se transforme en longueurs. Le rythme s’effondre pendant une longue séquence nocturne sur les docks. Le face à face entre les deux ex-amis est décevant, escamoté, dédramatisé au possible. Quant à la fin, on dirait qu'elle n’existe que pour exploiter le magnifique décor d’un cimetière de navires de guerre. Il est filmé sous toutes les coutures au détriment du scénario et de l’action.

On reste sur le même sentiment qu’on a toujours eu concernant « TUEUR D’ÉLITE » : un Peckinpah oui, mais fait du bout des lèvres, sans implication, réutilisant de vieux tics de mise en scène devenus un label comme les ralentis, les sons qui chevauchent d’une séquence à la suivante. Le jeu étrangement décalé de Caan, qui semble sous antidépresseurs ajoute à l’étrangeté du film.

De sympathiques seconds rôles font leur numéro, comme Bo Hopkins en flingueur légèrement cinglé ou Burt Young qui nous ressert son ‘Paulie’ de « ROCKY » sans trop se creuser.

À voir en connaissance de cause, donc. Mais un Peckinpah, ça ne se refuse pas de toute façon.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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Marc Provencher 08/02/2013 20:21

Film d'action correct, pas très personnel, avec de très bons acteurs, qui aurait certainement pu être réalisé par de moindres pointures (mon compatriote Sidney J. Furie par exemple, mais je ne sais
pas trop pourquoi je pense à lui).

Et pourtant... ! Mieux vaut encore un film de commande regardable qu'un film personnel irregardable, comme l'emphatique et boursouflé 'Convoy' du même Peckinpah.

La séquence de rééducation de Caan est vraiment cool, on ne fait plus ce genre de choses aujourd'hui et on a tort. Contrairement à Jay Walk, j'aime aussi beaucoup le finale et je trouve que le
grand Sam a vraiment bien utilisé ses spectaculaires extérieurs.

Patrick 08/02/2013 16:17

je l'ai revu récemment et c'est sur que ce n'est pas du grand Peckinpah pourtant Tueur d'élite ne mérite pas cette mauvaise qu'il se traîne

le film a un problème de rythme mais l'ensemble reste sympa à mater

film streaming 07/02/2013 14:14

J'ai vraiment aimé celui de 75, un director's cut ça ne se refuse pas non plus.
J'ai mis celui de 75 sur mon site http://www.mistergoodmovies.net.

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