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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 17:10

TAZA (1)Le principal attrait de « TAZA, FILS DE COCHISE » est la signature inattendue de Douglas Sirk qui réalise là son unique western. Et il a amené avec lui son chef-opérateur, le TAZAgénial Russell Metty. Ceci mis à part, si la mise en scène est honnête et dynamique, les cadres soignés, ce sont les options prises par le scénario qui laissent un peu décontenancé. Comme certains films des années 50 tentaient de justifier le mouchardage, celui-ci essaie de faire passer pour unTAZA (2) héros positif un Apache fraîchement nommé chef qui devient commandant de la police (milice ?) indienne et va jusqu'à endosser la tunique bleue sans le moindre état d’âme !

Par une curieuse vue de l’esprit, le-dit Taza appelle « traîtres » ceux qui refusent de se soumettre et exige de punir lui-même les félons exilés dans une terre inhospitalière et stérile. On a beau faire, s’efforcer de comprendre ce raisonnement, rien n’y fait : Taza passe tout bonnement pour un ‘collabo’ de la plus belle espèce, un vendu d’autant moins sympathique qu'il est le fils du grand chef Cochise. Rock Hudson fait ce qu'il peut pour justifier les actes de son personnage et le rendre attachant, mais à l’impossible nul n’est tenu. Quand il redevient enfin un guerrier, jette son uniforme et se met à pousser des cris stridents, c'est… pour prêter main forte aux visages pâles qui l’ont pourtant trahi. À ce TAZA (3)stade, on a renoncé à comprendre cette logique toute personnelle !

Biaisé par cet étrange axe narratif, « TAZA, FILS DE COCHISE » est donc un drôle d’objet. Sirk mêle dans le même plan d’authentiques « natives » et des comédiens américains enduits de fond de teint et on le sent paradoxalement, plus à l’aise dans les séquences d’action que dans la psychologie. Dans un casting où manquent cruellement quelques « trognes » pittoresques, on aperçoit Jeff Chandler au début, reprenant le rôle de Cochise qu'il avait créé dans « LA FLÈCHE BRISÉE » et « AU MÉPRIS DES LOIS ». Une petite agonie de deux minutes et adios.

À voir donc, pour la beauté de l’image, des extérieurs, et pour les admirateurs exhaustifs de Douglas Sirk.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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