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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 08:17

RESIDENT EVIL (2)Démarrée en 2002, la ‘franchise’ « RESIDENT EVIL » compte maintenant quatre films qui sont systématiquement critiqués par les amateurs du jeu vidéo dont ils sont issus. Pour le public lambda (non-joueur), ces films mêlant SF et horreur ont tout du plaisir coupable etRESIDENT EVIL (4) mixent sans aucun complexe diverses mythologies du fantastique comme « ALIEN » ou les films de zombies à la Romero.

Le premier opus réalisé par l’inégal mais dynamique Paul W.S. Anderson est un maelström d’images-choc, de musiques sur-mixées, de fusillades sanguinolentes et de RESIDENT EVIL (5)plans ‘gore’ assez vomitifs. C'est truffé d’idées visuelles comme ces lasers qui découpent les maladroits en cubes ou ce mutant écorché marchant sur les murs. Le scénario même s’il semble plus élaboré que la norme, n’est qu’un prétexte à ménager des bastons au ralenti et des plans de douilles brûlantes qui giclent filmés en macro. Que du bonheur, quoi !

Avec sa petite robe rouge qui la fait ressembler à la grande sœur énervée du Petit Chaperon Rouge, Milla Jovovich est une parfaite héroïne, amnésique découvrant progressivement ses pouvoirs létaux, comme une émule de Jason Bourne. Sa photogénie un peu irréelle se fond idéalement dans l’univers du film. À ses côtés, Michelle Rodriguez fait plus qu’évoquer l’inoubliable ‘Vasquez’ de « ALIENS ». Il faut d’excellents réflexes pour reconnaître Jason Isaacs  à la fin, le visage dissimulé par un masque de chirurgien, le temps d’un très furtif ‘caméo’.

Franchement, comment ne pas aimer un film où des super-soldats flinguent du zombie à la tonne dans des couloirs suintants ? Surtout si ce film s’achève dans un magnifique mouvement de grue apocalyptique…

Tourné deux ans plus tard, mais situé immédiatement après le premier, « RESIDENT EVIL : APOCALYPSE » change de réalisateur et de références par la même occasion. Cette fois-ci, c'est « NEW YORK 1997 » qui est allègrement pillé. La ville Raccoon City (la ville du raton-laveur ?) est envahie par les zombies affamés et notre héroïne doit récupérer une fillette pour pouvoir être exfiltrée. Une petite bande se forme autour d'elle dans la nuitRESIDENT EVIL (3) éclairée par les véhicules qui brûlent. On est en terrain connu, mais il semble que les auteurs aient trop voulu en faire : comme si Milla Jovovich ne se suffisait pas à elle-même, on a rajouté une fliquette en body moulant, sosie de Lara Croft qui fait franchement doublon, un affreux mutant rappelant celui de « ALIEN : RÉSURRECTION » (tout comme Milla, elle-même génétiquement modifiée à l’image de la Ripley de ce 4ème épisode de l’autre saga). La réalisation est moins élégante que dans le premier film, les séquences d’action sont confuses et ressemblent trop aux jeux dont elles s’inspirent, mais – à condition de laisser son esprit critique et une partie de son cerveau au vestiaire – il faut reconnaître qu’on ne s’ennuie pas une seconde, que ça pétarade dans tous les sens et qu’on est bien content de retrouver ces bons vieux morts-vivants claudiquant et voraces et aussi les dobermans écorchés parfaitement répugnants. L’épilogue suivant l’explosion nucléaire va tellement vite qu’on dirait une espèce de bande-annonce du n°3.

« RESIDENT EVIL : EXTINCTION » tourné en 2007 oublie « NEW YORK 1997 » et Romero, pour revenir à une imagerie très années 80. Celle des « MAD MAX » ! Et le nom RESIDENT EVILde Russell ‘Highlander’ Mulcahy à la réalisation participe de ce revival d’un certain cinéma d’action « clipé » et référentiel. Si une bonne partie du film semble vieillotte et dépassée, si l’allure de notre héroïne en cache-poussière de ‘spaghetti western’ prête à sourire, il faut reconnaître que les séquences d’action comme celle à Las Vegas, sont époustouflantes et que l’attaque des corbeaux-zombies (sic !) ressemble fort à du Hitchcock sous acide. C'est surtout la fin du film qui surprend en bien : tout l’épisode dans le bunker sous-terrain de Umbrella, avec les clones d’Alice est si délirant et décomplexé, qu'il ne peut qu’enchanter l’amateur de bizarreries. Là oui, c'est du bon cinoche de samedi soir, de la pure BD post-adolescente, un métissage de film d’horreur, de SF, de western, de film de guerre tellement secoué, qu'il emporte l’adhésion. Malgré tout. Malgré soi…

Milla Jovovich est toujours impeccable en super-héroïne mutante qui s’eastwoodise de film en film. Elle manie la ‘machete’ en experte et parvient à se montrer émouvante dans une situation complètement improbable comme lorsqu’elle découvre une fosse jonchée de son propre cadavre à 80 exemplaires !

Comme dans le film précédent, on lui a adjoint une co-héroïne plutôt redondante en la personne de la jolie Ali Larter. Curieuse idée…

Ah ! N’oublions pas que les affreux dobermans sans peau font un comeback au début du film, en ‘guest stars’. Au fait, les autres races de chiens n’ont pas survécu à l’Holocauste ? Ou alors… Les dobermans-zombies auraient bouffé tous les caniches ?

La réponse peut-être bientôt dans « RESIDENT EVIL : AFTERLIFE » !

Déjà, bonne nouvelle : les dobermans reviennent et ils ne sont pas contents. Ils sont même dans un drôle d’état. À part ça, il faut croire que le n°4 des ‘franchises’ n’est pas un chiffre porte-bonheur : il n’est qu’à se souvenir de « ALIEN », « DIE HARD » ou « INDIANA JONES ».

Pareil pour ce 4ème opus des aventures d’Alice, même s’il démarre sur les chapeaux de roues par une séquence d’action ébouriffante, pleine de clones armés jusqu'aux dents etRESIDENT EVIL4 d’explosions atomiques. À l’arrivée au pénitencier, on s’endort un peu. De bonnes scènes et d’excellents F/X viennent heureusement électriser sporadiquement un ensemble très inégal.

C'est pourtant Paul W.S. Anderson qui a repris les commandes et c'est d'ailleurs fort bien réalisé. Mais le scénario est tellement touffu qu'il finit par s’annuler de lui-même. Trop, c'est trop. Les zombies n’ont plus qu’un rôle de figurants à peine menaçants et les auteurs n’essaient même pas d’expliquer l’origine d’un mutant géant la tête recouverte d’un linge crasseux et maniant une hache monstrueuse. À quoi bon ? La baston est réussie… Alors !

Milla Jovovich qui mûrit avec classe, est entourée d’acteurs de séries télé à la mode comme ceux de « PRISON BREAK » ou « HEROES » et le méchant le plus franchement répugnant du film est un… producteur de cinéma de L.A. ! Pas ce qu'il y a de plus subtil dans le film.

Avec ses clins d’œil à « 2001 », ses emprunts voyants à « MATRIX », « RESIDENT EVIL : AFTERLIFE » flirte joyeusement avec le n'importe quoi, mais vu dans la foulée des trois autres, on peut y trouver son compte. On a même droit à un hommage à Peckinpah avec les fusils d'Alice bourrés de dollars...

La fin ouverte (béante, plutôt !) laisse espérer/redouter un 5ème épisode pour très bientôt.

Mais là… Dans quel état vont donc nous revenir les dobermans ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FRANCHISES
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commentaires

valcogne 20/03/2012 08:25

Ah, John Carter!Pour moi, c'est un bon divertissement et un bon film. Cela dit, les producteurs n'ont pu s'empécher de refaire jouer une sorte de César de Mars à Cyaran Hinds (Voir Rome, encore) et
encore le même rôle de général que dans Rome, toujours,à James Purefoy.J'ai déjà dit quelque part que ces acteurs méritent mieux qu'être employés ainsi!

Fred Jay Walk 20/03/2012 08:35



Je crois que comme la plupart des acteurs anglais et depuis toujours, ces grands comédiens font leur véritable carrière sur les planches et considèrent le cinéma comme un agréable gagne-pain
qu'ils méprisent légèrement...



lemmy 19/03/2012 22:15

Mais je l'ai découvert dans "Solomon Kane" et le fait de voir un tel film au cinéma m'a enchanté. j'ai immédiatement aimé James Purefoy :-) "Le sang des templiers" est un film assez formidable dans
son genre. Sinon, j'ai récemment vu James Purefoy dans un second rôle de guerrier assez décontracté dans "John Carter".

valcogne 19/03/2012 22:08

Juste pour taquiner Lemmy, James Purefoy est le Marc Antoine de "Rome", superbe ,c'est aussi l'homme essentiel du "Sang des Templiers", Solomon Kane est anecdotique à côté de ces rôles.

lemmy 19/03/2012 21:12

"Homecoming" vaut vraiment le coup d'oeil, voir le coup de CERVEAU !!!

VAL 19/03/2012 21:09

En parlant de films de zombies, je vais très bientôt commander "Homecoming".
Peut-être qu'un jour j'aurais envie de voir les toutous-zombies ?

lemmy 19/03/2012 20:52

Vivement le 5ème où tous les personnages de la série (même ceux appremment morts) vont être réunis. Le teaser en est très drôle.

VAL 19/03/2012 10:17

Je viens de lire le post, les commentaires, et, allez savoir pourquoi, m'est venue une idée complétement frappadingue : j'ai eu la vision (fugace mais très agréable) d'un film de zombie où Shemar
Moore (haaaaaaarg, oups, pardon...)dézinguerait des chihuahua-zombies !
Je croit que s'il existait un tel film, je me mettrait à aimer le genre !!

valcogne 19/03/2012 09:27

"Resident Evil" c'est typiquement du cinéma série B "classe". Il ne faut pas se priver du plaisir de découvrir ses opus et apprécier leur, si belle, héroïne, leurs décors soignés et leurs défauts,
signes de caractère, qu'on retrouveraient avec bonheur dans des parodies de MAD ou autre BD, ce qui, au bout du compte, est un gage sinon de qualité du moins d'intérêt!

Fred Jay Walk 19/03/2012 17:59



C'est juste un gros comics animé amusant et sans complexe.



lemmy 10/02/2011 19:03


Eh beh, déjà que j'ai du mal à achever mon cursus universitaire... ;-)


lemmy 10/02/2011 15:48


Voilà, j'ai vu quasiment à la suite les 4 "Resident Evil"; Voilà, j'ai des dizaines de chefs d'oeuvre en dvd errant un peu partour, j'ai une pièce de théâtre à apprendre, et j'ai regardé avec
délectation les 4 films de cette série. et cela est bien. La première chose - la seule ? - à dire est que Milla Jovovich est superbe. Sinon, il est vrai qu'à la suite ça fait serial - forcément
décérébré - et ça n'en rend que plus sympathique cette série. Avec un faible pour le 2 et le 3 (assez décomplexé) de par les influences revendiquées. Et j'aime James Purefoy dans le premier épisode
(j'ai cherché un bon moment où j'avais vu cet acteur avant de m'écrier après un long moment "Solomon Kane !"). Et j'irai voir le 5ème !


Fred Jay Walk 10/02/2011 18:52



Bel effort ! Te voilà diplômé de "WWW" !



lemmy 27/12/2010 22:06


Je te trouve bien poli de dire que le 4ème film d'une franchise est de trop. Des fois, dès le deuxième ("Highlander", dire qu'il y a 5 films...) voire le premier :-) Il n'y a pas tant de franchises
passant un 4ème épisode. Mais alors c'est vrai qu'elles commencent à prendre de la place et alors vient l'inévitable dernier épisode revenant aux sources (tous les Highlander dès le 3ème épisode
veulent revenir au premier) !

Le 5ème Star Trek était... moyen, le 6ème était excellent. Mais là, c'est à part, c'est du Star Trek... James Bond est aussi à part.

Saw est devenu une série télé sur grand écran. Et qui sait qu'il y a 8 films Hellraiser ?


Fred Jay Walk 28/12/2010 08:04



Seul le premier "HIGHLANDER" existe. Le 2 quelle que soit la version est une horreur, une sorte de döppelganger monstrueux du
premier. Quant à la suite et à la série télé...



max 23/12/2010 22:57


Moi j'ai bien aimé cette quadrilogie mais j'avoue que sa ne me dérangerait pas que ça reste une quadrilogie ;) .

http://gainsfaciles.jimdo.com/


Fred Jay Walk 24/12/2010 06:03



De toute façon, je crois que passé les 4 films, une "franchise" part en quenouille et se rapproche d'une série télé. Souvent même, le 4ème est déjà de trop...



lemmy 22/12/2010 00:28


Je crois profondément à ce côté protéiforme du cinéma et au non-esprit de chapelle, quelle que soit la chapelle en question.

Je crois également à l'opportunité du bon moment, le tout en n'ignorant rien du subterfuge cinématographique.


lemmy 20/12/2010 22:57


Sinon, de cette série de film, je n'ai vu que les 3 et 4. Eh bien, malgré (ou à cause) de mes a priori, j'ai été heureusement surpris et ai bien aimé, surtout par le 3ème. Et oui, je comprends ton
sentiment d'évidence face à ces films. Bon, je vais m'attaquer aux deux premiers. Et je sais une chose : des dvds de chefs d'oeuvre prennent la poussière depuis une éternité sur mes étagères
dévastées, dvds de films qui emporteraient mon âme au-delà des cîmes et feraient enfin de moi un homme bon ou intelligent - eh bien je sais que dès que j'aurai les deux premiers "Resident Evil" en
mains... je sais que je les regarderai dans la foulée...


Fred Jay Walk 21/12/2010 06:15



On ne se refait pas.


Mais en même temps, c'est bien de garder la fraîcheur d'esprit de ne pas hiérarchiser les films. Oui, il arrive que "RESIDENT
EVIL" soit plus amusant que l'oeuvre complète de Truffaut...



lemmy 20/12/2010 22:49


Toi, tu dois offrir de bien beaux cadeaux de Noël. Ou avoir des cousins trop sérieux ou des tantines catholiques que tu veux effrayer pendant les horribles fêtes familiales de fin d'année :-)


lemmy 20/12/2010 02:42


"Franchement, comment ne pas aimer un film où des supers soldats flinguent du zombie à la tonne dans des couloirs suintants ?"...

Si tu souhaites conserver une vie sociale et ne pas être interné sur dénonciation, ne prononce pas cette phrase devant n'importe qui. A éviter comme première phrase d'engagement d'une conversation
;-)


Fred Jay Walk 20/12/2010 07:27



Comprends pas...


Moi qui me suis dépêché de revoir les 4 films JUSTEMENT pour briller en société pendant les fêtes ! Moi qui ai appris à imiter le cri des corbeaux-zombies, la démarche des morts-vivants pour
animer les soirées en famille... Me voilà bien déçu !



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