Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 08:20

Attendre de « WWW » un avis objectif sur un film comme « POTICHE », c'est comme demander à un critique culinaire allergique aux fruits de mer d’écrire un guide sur les plateaux d’huîtres. Même pas la peine !

Bien sûr, sans goûter le plat, on peut reconnaître l’humour du point de départ : recycler un vieux « boulevard » de Jacqueline Maillan en comédie décalée et délibérément kitsch pleine de stars. François Ozon avait plutôt réussi son coup avec « 8 FEMMES ». Mais là, le scénarioPOTICHE arrive à bout de souffle au second tiers, les acteurs hésitent visiblement quant au ton à adopter et les allusions « sarkoziennes » ont déjà pris un méchant coup de vieux. Plutôt que de pester vainement donc, concentrons-nous sur le couple-vedette : Catherine Deneuve et Gérard Depardieu.

Depuis « LE DERNIER MÉTRO » il y a 32 ans, ils en sont tout de même à leur 9ème film ensemble ! Après le mélo rétro de Truffaut, ils ont été amants la même année dans le film à sketches de Claude Berri « JE VOUS AIME » où il jouait un rocker et elle une héroïne « moderne ». L’année d'après, ils se croisent dans « LE CHOIX DES ARMES » le beau mais inégal polar de Corneau : lui formidable en loubard incontrôlable, elle ‘guest star’ en épouse de Montand. C'est encore Corneau qui les réunit trois ans plus tard dans « FORT SAGANNE », fresque sentant bon le sable chaud, où ils sont à nouveau amants. Quatre années plus tard, ils s’affrontent dans « DRÔLE D’ENDROIT POUR UNE RENCONTRE » sur une aire d’autoroute, entièrement basé sur leur face à face. Ils sont au même générique de « LES 101 NUITS DE SIMON CINÉMA » sans jouer ensemble (elle partage son sketch avec De Niro).

Ils se retrouvent en 2004 pour « LES TEMPS QUI CHANGENT » où ils se revoient après trente ans. « Gégé » a 56 ans, Mme Deneuve en affiche cinq de plus. En 2010 c'est donc « POTICHE » où ils apparaissent bien changés l’un et l’autre, ce qui est on ne peut plus normal. Puis dans la foulée, c'est « ASTÉRIX ET OBÉLIX : AU SERVICE DE SA MAJESTÉ », lui en Obélix, elle en reine d’Angleterre. Là, on n'a pas vu, on ne risque pas de voir un jour, donc ce sera No Comment... 

Toute une vie, comme dirait Lelouch…

Partager cet article

Repost 0

commentaires

elborak 12/01/2013 15:32

"Mafiosa" est prenante sur les premières saisons, mais le scénario (encore lui !) peine à se renouveler, et l'actrice principale Hélène Fillières a fini par m'exaspérer avec son jeu
minimaliste.
Braco et ses scénarios (mince, toujours la même histoire!)abracadabrants (le super flic que l'on va chercher en prison car il est le seul à pouvoir sauver le monde !) ne tiens pas la comparaison
avec ses homologues US.
Je suis en train de regarder Engrenage, je verrai bien ...
Pour moi, les séries CANAL sont comme la chaîne, un peu bobo, un peu trop pompées sur "the shield", et surfent un peu trop sur le "je suis la seule chaîne à faire des choses sympas!" (bin, c'est un
vrai quand même ...).

Dino Barran 12/01/2013 15:07

Chic, une polémique !
Godard méprisant le scénario et le public ? La question est-elle bien posée ? Pour mépriser quelque chose, il faut avoir une vague idée de ce quelque chose. Je me demande plutôt si Godard a jamais
compris quoi que ce soit au scénario, au public et au cinéma en général. Il suffit d'essayer d'écouter son verbiage pour se poser la vraie question : notre ami Jean-Luc n'est-il pas un demeuré ?
(J'exagère à peine).
Quant à la Nouvelle Vague, remarquons que après la trilogie 400 COUPS/A BOUT DE SOUFFLE/LE BEAU SERGE, nos amis Chabrol et Truffaut se sont aisément coulés dans le moule du cinéma "traditionnel".
LA SIRÈNE DU MISSISSIPI ou LA DÉCADE PRODIGIEUSE sont-ils fondamentalement différents, sur la forme, des films de Delannoy ?
A part ça ne pratiquons pas l'amalgame. Certaines séries françaises soutiennent avantageusement la comparaison, sur le plan du scénario notamment, avec les séries américaines. Je pense aux trois
séries de Canal : BRAQUO, ENGRENAGES et MAFFIOSA, que je trouve passionnantes. Bien plus passionnantes que HOMELAND, par exemple.

Fred Jay Walk 12/01/2013 15:19



Godard demeuré ? Je ne sais pas. Il s'adresse depuis 40 ans au même vieux noyau de dévôts qui semblent coupés du monde. Grand bien lui fasse. Et à eux aussi !


Quant à ton opinion enthousiaste sur les séries Canal +, j'ai du mal à te suivre. Elles sont bien sûr bien au-dessus des bêtises démodées de TF1, des pauvres tentatives de FTV, mais tout ça se
prend tellement au sérieux ! Le "réalisme" à la Marchal devient un cliché en soi.



lemmy 09/01/2013 18:08

Bambi est pour moi un vrai classique du politique, un traumatisme.

Ca fait un moment que je veux lire cette trilogie du crétin, notamment ce qu'ils ont écrit de positif sur Maigret et sur le président Reagan. Et sur Godard aussi, dont ils sont politiquement
éloignés, dont je précise que quelques-uns de ses films m'ont horripilé voire plus, je pense toujours au Godard non politique, je connais mal sa période politique et ne suis pas pas pressé de la
découvrir.

Marc Provencher 09/01/2013 14:10

« ... alors relis tes classiques politiques comme Bambi. »

Je propose plutôt de relire la fameuse 'Trilogie du crétin', de Fruttero et Lucentini, où nos érudits humoristes se livrent à la démolition la plus convaincante que je connaisse du cinéma de Godard
et du snobisme à la sauce "habits de l'empereur" qui l'entoure.

lemmy 08/01/2013 22:11

Tout ça me donne envie de m'aliéner en voyant "Boule et Bill", mais ce sera plutôt un "Dredd" bien facho :-)

Val, ton idée de cross-over est géniale.

lemmy 08/01/2013 22:10

Il est de bonne guerre pour les enfants de vouloir tuer les pères, d'en avoir une lecture critique, ce n'est pas gratuit. Le cinéma n'aurait pas été le même sans la "nouvelle vague", dont je ne
suis pourtant pas un thuriféraire absolu. Mais est-ce un hasard ou un complot si des petits films comme ceux de cette soi-disant vague ont fait refluer le ciné d'avant, dont une bonne partie était
rance ; un certain public français et mondial est-il con ? Mais si considérer qu'un public (dont Godard se compte dedans) ne puisse pas être aliéné (aliénation a un certain sens) est faire preuve
de "mépris" - mot réactionnaire sans appel - alors relis tes classiques politiques comme Bambi. Sur ce, on sort du domaine du blog WWW, donc stop.

Tavernier, c'est à son honneur, a remis au goût du jour ce duo de scénariste et à même consacré un film à Aurenche, pourtant Tavernier est un grand défenseur de la nouvelle vague, il a lui-même
notamment été l'attaché de presse de Chabrol ou de Godard.

Marc Provencher 08/01/2013 15:46

« Réduire Godard au mépris du scénario, c'est avoir une vision restrictive et méprisante. »

C'est exact, et alors ? En effet, j'ai toujours méprisé l'ennuyeuse "Nouvelle vague" (tout en gardant à l'esprit que l'étiquette fut apposée par des journalistes, ce qui signifie que plusieurs
films étiquetés ainsi le furent pour ainsi dire à leur corps défendant).

Et parlant de scénaristes, ce fut justement un fait d'armes, une victoire de la doxa des Cahiers à la sauce Truffaut et consorts d'avoir réussi à faire mettre au chômage Jean Aurenche et Pierre
Bost, le seul tandem stable de scénaristes du cinéma français (donc vis-à-vis, jusqu'à un certain point, des Age/Scarpelli, Maccari/Scola, Benvenuti/De Bernardi ou aujourd'hui Rulli/Petraglia...).
Heureusement, Tavernier est allé les récupérer in extremis le temps de quelques films.

Je suis agressif mais voilà: pour comprendre les racines de la mentalité anti-scénaristes évoquée plus haut, il faut remonter à sa source.

Cela dit je ne réduis pas l'ennuyeux Godard au mépris du scénario : car il faut y ajouter le mépris du public, présumé "réactionnaire", "aliéné", etc.

elborak 08/01/2013 13:34

Christophe Lambert a été jeune ?

Val 08/01/2013 11:15

Si j'irai voir "Boule et Bill" ? Sincèrement, je ne sais pas.
Il y a eu un "Ken le survivant" avec Malcom McDowell ? Voilà qui me laisse songeuse...

J'avais vu "Crying Freeman", j'avais aimé (il parait que les auteurs du manga s'étaient inspirés du "Samouraï" pour l'histoire). Mais à vrai dire, comme pour les films sur la mafia, les oeuvres sur
les yakuza ne me plaisent guère (aïe, je vais encore me faire des amis !!)
Sinon, j'attend une version ciné de "Joséphine Ange gardien" et "Julie Lescaux" (un "cross-over", pourquoi pas ?)...Ça arrivera bien un jour !
:-p

lemmy 08/01/2013 10:47

Elborak : N'oublie pas le scénaristes de "Joséphine, ange gardien" :-) C'est vrai que les séries françaises sont toutes abominables.

Val, iras-tu voir "Boule et Bill" ? ;-) Ca me revient, il y a eu "Le schtroumpfs". Et là, je me souviens qu'ils envisageaient un temps un Corto Maltese avec Christophe Lambert (jeune), si je me
souviens bien.

Le "Crying freeman" était pas mal du tout. Mais le "Dragon ball"... !!! Fichtre. je n'ai pas vu le "Ken le survivant" avec Malcom McDowell...

Val 08/01/2013 09:18

J'ai parlé de comics "cinématographiques" en pensant à la complexité des scenarii, à l'action.
C'est vrai que je n'ai jamais ouvert un comic de ma vie, je sais bien que porter son slip bleu par dessus ses collants rouges est proprement ridicule...
Mais dans les comics, les personnages connaissent des doutes, ils passent parfois du mauvais côtés, il y a mêmes des histoires de "mondes parallèles"...Voilà pourquoi je parle de cinématographie
des BD américaines.
Dans le même genre d'idée, on parle beaucoup d'adaptations "live" de manga : il y avait déjà eu "Criyng freeman, et même..."Dragon Ball" (qui fait encore pleurer les fans, de rire et de rage).

elborak 08/01/2013 07:41

Tout à fait Lemmy, mais là-bas au moins, leur travail est respecté, voire même essentiel, car c'est la source du succès.
Il suffit de voir les histoires extrêmement bien ficelées (je ne parle pas de Mentalist ...)qu'ils nous pondent.
Nous, on a RIS !

lemmy 08/01/2013 01:08

Et en ce qui concerne le scénariste, il n'existe actuellement pas, du moins à Hollywood. C'est essentiellement un travail d'équipe, de divers intervenants qui écrivent, retouchent, ordonnent
d'écrire, virent, font des liens entre des scènes, du storytelling. Malheureusement, le scénariste unique penché sur sa machine à écrire ou son traitement de texte est un mythe, sauf exceptions,
comme Tarantino.

lemmy 08/01/2013 00:56

FJW : merci pour le truc de la touche F5, j'avais aussi la même problème que Val.

Je suis heureux d'apprendre que la culture française ne s'intéresse pas à l'histoire, à la fabula. Encore un coup tordu des auteurs. Il ne faudrait pas confondre un récit d'imagination à
l'entonnoir qu'est le storytelling formaté de chaque époque. Et réduire Godard au mépris du scénario,c'est avoir une vision restrictive et méprisante.

Pour les films tirés de bd, on est dans le storytelling, spécialement pour les films de super-héros (que j'aime beaucoup mais dont les mécanismes sont évidents). Les comics us sont peu
cinématographiques : moi-même en tant que grand amateur de comics de super-héros, je suis le premier à dire que le costume de spider-man par exemple est totalemnt ridicule dans la réalité et dans
l'univers cinématographique, mais les américians int un storytelling efficace et des effets spéciaux qui suivent et qui bouchent : les films batman sont efficaces, mais il ne faut pas que batman ou
spider-man s'arrêtent de bouger ou viennent en plein jour, car ils ont l'air de branquignoles.

Qui ici se souvient de des adaptations ciné mythico-horrifiques françaises de "Gros degueulasse" de Wolinski et de Gaston Lagaffe (!) de Franquin !

Marc Provencher 07/01/2013 18:43

« ...le scénariste est devenu la dernière roue de la charrette. Son travail livré, celui-ci est modifié par tout le monde, le réalisateur, l'acteur, la chaîne qui finance ... »

La chaîne qui finance, c'est peut-être nouveau et c'est un problème, mais qu'un scénario se fasse triturer à merci par le réalisateur, ça a toujours fait partie du métier de scénariste.

« Nous n'avions pas d'ego », déclare par exemple Furio Scarpelli (du fameux tandem de scénaristes Age-Scarpelli) dans les suppléments du 'Pigeon' (1958). La fameuse Suso Cecchi d'Amico elle aussi a
déjà expliqué cela.

Cela dit, il y a toujours eu quelque chose dans la culture française qui tient pour secondaire, pour sans importance, voire pour méprisable (dans le cas de Godard) le fait même de raconter une
histoire, comme si la 'fabula' n'avait pas de sens en elle-même. Ça se voit tant dans le cinéma dit d'auteur que dans les films d'action ou de science-fiction ou d'horreur où nos amis Français
veulent "faire comme les Américains", sauf pour ce qui est d'imaginer et de raconter une bonne histoire. Résultat des courses: on a une jolie suite de vignettes, ou de poursuites ou de bagarres,
mais reliées entre elles par un prétexte anecdotique sans intérêt, sans 'build-up' ni 'climax'.

Confrontés dans les années 60-70 à ce qu'on pourrait appeler (de LEUR point de vue !) le "problème de la comédie à l'italienne", les Cahiers du cinéma ont inventé cette expression méprisante:
c'était du "cinéma de scénaristes".

Ce qui en dit long, il me semble.

Val 07/01/2013 17:53

Merci pour ton conseil, Fred !

Pour ce qui est de "Tintin", ce n'est pas ma tasse de thé mais j'avoue bien aimer aussi les films des années 60 avec J.P. Talbot. Je n'ai pas vu le Spielberg, par contre.

elborak 07/01/2013 17:28

Et c'est vrai que je me suis ennuyé sur le Tintin de Spielberg ...
Belle image, mais creux !

elborak 07/01/2013 17:27

C'est vrai qu'en France, le scénariste est devenu la dernière roue de la charrette.
Son travail livré, celui-ci est modifié par tout le monde, le réalisateur, l'acteur, la chaîne qui finance ... Je suis même sur que même celui qui s'occupe de l'éclairage y met du sien !

Michel Audiard, REVIENS !!!!

Kinskiklaus 07/01/2013 16:43

(les TINTIN des années 60 avec Jean-Pierre Talbot, voilà ce que je voulais dire.)

Kinskiklaus 07/01/2013 16:42

D'accord avec les commentaires postés plus haut. Les Tintin versions ciné sont pas si moches au final, mieux que la version honteuse de Spielberg à mon gout!

Fred Jay Walk 07/01/2013 17:00



Pas faux.



Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens