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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 07:03

Une femme seule d’un certain âge qui pousse son amant dans les bras d’une jeune fille riche. Comment ne pas penser aux « LIAISONS DANGEREUSES », surtout quand l'homme est incarné par le même John Malkovich ? Tourné huit ans après le film de Frears, « PORTRAIT DE FEMME » est inspiré de l’œuvre d’Henry James, mais lorgne clairement vers le succès de son prédécesseur.

PORTRAITCinéaste fétiche du festival de Cannes, Jane Campion – hormis le très beau « UN ANGE À MA TABLE » – est une réalisatrice surévaluée et systématiquement décevante. Son présent film est un pensum atrocement lent et froid, qui décrit l’enlisement d’une femme libre et aventureuse, qu’un mariage avec un escroc transforme en spectre tristounet. La photo est sombre et lassante pour l’œil, le rythme mortifère, les comédiens donnent l’impression de ne pas toujours savoir où ils vont et évoluent en pilotage automatique. Nicole Kidman en particulier, dont les états d’âme sont exprimés par un immuable visage lisse et impassible, est une protagoniste ennuyeuse et peu attachante. Ces 140 minutes en sa compagnie sont une véritable épreuve d’endurance. Pourtant le casting est majestueux, mais Campion en fait peu de cas : on peut sourire de voir les jeunes Viggo Mortensen avec sa minivague frisottée, en soupirant éconduit, Christian Bale en jouvenceau fébrile. Mais Barbara Hershey joue les sous-Merteuil sans éclat, Malkovich plus maniéré que jamais, est difficilement supportable et les vieux de la vieille que sont Shelley Winters ou John Gielgud ne font que passer. Seul s’en sort à peu près Martin Donovan en cousin tuberculeux.

Malgré toute la bonne volonté du monde, « WWW » ne trouve guère de qualité rédemptrice à ce monument d’ennui et de prétention, qui laisse l’impression que les seuls moments potentiellement intéressants du scénario ont disparu entre les cartons indiquant régulièrement à l’écran « 3 ANS PLUS TARD… » ou autres.

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commentaires

Marc Provencher 04/02/2013 15:36

« Cinéaste fétiche du festival de Cannes, Jane Campion – hormis le très beau « UN ANGE À MA TABLE » – est une réalisatrice surévaluée et systématiquement décevante. »

Je n'ai pas encore vu 'UN ANGE À MA TABLE', mais j'ai vu 'LE PIANO' qui est un sacré film.

Fred Jay Walk 04/02/2013 16:23



Oui, c'est son plus réussi, mais j'avoue avoir eu du mal à avaler Harvey Keitel en Maori tatoué. Ce "détail" m'avait fait complètement décrocher du film à l'époque.


Vaut-il la peine d'être revu ?



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