Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 18:50

PASSAGE (2)Franchement, il y avait tout dans « PASSEUR D’HOMMES » pour fabriquer un classique du film de guerre et d’aventures comme on en faisait dans les années 60 : un drame humain, un protagoniste charismatique, un méchant de premier ordre, des morceaux de PASSAGE (3)bravoure à la pelle. Seulement voilà, c'est ce vieux J. Lee-Thompson – dans la pire période de sa longue carrière – qui est à la caméra. Et ça, bien souvent, ça ne pardonne pas ! Affreusement mal réalisé et photographié, monté à la hache, mixé au petit bonheur, le film est une bouillie indigeste, fleurant bon la coproduction. D'ailleurs, quelques habitués des filmsPASSAGE (1) internationaux se retrouvent comme Anthony Quinn, Marcel Bozzuffi, James Mason (déjà partenaires dans « MARSEILLE CONTRAT » quelques années plus tôt) et l’inévitable Michel Lonsdale.

Dans un rôle écrit pour Charles Bronson, Quinn qui semble par ailleurs un casting plus adéquat, est d’une sobriété inhabituelle, jouant ce berger basque taiseux et brusque, avec le béret approprié. Mais il peine à exister face à Malcolm McDowell qui, lâché en roue-libre, s’éclate sans aucune retenue dans son personnage de nazillon sadique et précieux, qui semble sorti tout droit d’une grosse comédie à la Mel Brooks. Il faut avoir vu son slip à croix gammée, sa toque de chef en train de hacher les doigts de Lonsdale. Inracontable.

On a un peu de peine à voir Patricia Neal, vieillie et chenue, même si elle a la plus belle scène de tout le film : celle où sentant qu'elle devient un boulet pour sa famille, elle prend la décision de se sacrifier en partant seule dans la neige, en pleine nuit. L’échange de regards entre Quinn et Bozzuffi qui l’ont vue s'en aller en catimini, mais n’ont rien fait pour l’arrêter est également un PASSAGEmagnifique moment d’intensité muette. Quant à Christopher Lee, il apparaît dans deux scènes en Gitan que McDowell fait brûler vif, histoire de rigoler un peu.

« PASSEUR D’HOMMES » est donc une occasion manquée, une grosse faute de goût, et il s’achève sur une « fausse fin » où on voit le nazi ressusciter d’entre les morts dans d’abominables effets de montage. Si on avait encore des scrupules à qualifier le film de nanar infâme, là on n’en a plus du tout !

Partager cet article

Repost 0

commentaires

DANIEL 29/01/2012 17:51

J avoue aussi avoir plutot bien aimé ce film(et puis quel casting)et tous ces défauts,en fait uniquement ces défauts font que curieusement on le regarde jusqu au bout!C est assez étrange comme
sensation...Un peu comme dans certains westerns italiens sauf que la;je vais rarement jusqu au bout justement a cause du casting.

Fred Jay Walk 29/01/2012 17:52



On peut d'ailleurs dire la même chose de pas mal de films de Thompson : c'est mauvais, mais on trouve toujours des raisons de les voir...



Patrick 28/01/2012 12:28

C'est le genre de mauvais film que j'aime bien malgré tout, on sait qu'on visionne quelque chose de raté et pourtant on le regarde avec un certain plaisir.

Fred Jay Walk 28/01/2012 13:01



Il y a de ça, oui...



ROGER 24/01/2012 15:36

Le film est effectivement un beau nanar mais sa musique, très réussie est composée par un honnête artisan de la BO : Michael J. Lewis (compositeur entre autres de La Grande Menace de Jack Gold et
de Sphinx de Kranklin J. Schaffner).
Il aurait pu revenir sur le devant de la scène avec le James Bond Goldeneye mais Eric Serra lui a été préféré. C'est dommage, car une copie non officielle de ses enregistrements existe et laisse
entrevoir un une approche plus en phase, à mon goût, avec l'univers James Bond.

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens