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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 18:53

MALA ORDINA (1)Fernando di Leo a toujours dit que son idole était Jean-Pierre Melville et il a œuvré dans le film de gangster made in Italy pendant une bonne partie de sa carrière, surtout dans les seventies. Cela le rend indéniablement sympathique. Mais il serait difficile de trouver laMALA ORDINA moindre trace de l’influence du maître dans « PASSEPORT POUR DEUX TUEURS », un polar milanais dont l’attrait principal réside dans la présence au générique de deux de nosMALA ORDINA (2) « tronches » préférées : Woody Strode et Henry Silva. Les deux Américains forment un curieux couple de ‘hitmen’ venus de New York pour flinguer un ‘mac’ censé avoir détourné un chargement de dope. Ce qu'ils ignorent, c'est que celui-ci n’a rien fait et qu'il sert de bouc-émissaire à un caïd local. Incarné par Mario Adorf, le proxo vendra cher sa peau.

Un point de départ qui en vaut un autre, bien sûr. À part que le scénario ne va pas au-delà de son ‘pitch’ et se délite tellement, que la dernière partie n’est plus qu’un enchaînement ininterrompu de poursuites en voiture, à pied, de bagarres et de fusillades, jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne debout. Pas même le spectateur qui s’est endormi du sommeil du juste.

Le film vaut le coup d’œil pour son ambiance « vintage », ses filles nues, ses hippies à MALA ORDINA (3)perruques bleues afro, ses coups de zoom et ses bruitages de ‘spaghetti western’. La BO est hélas, fatigante et le film peine à trouver son rythme ou même sa logique.

Adorf en fait des mégatonnes, grimace comme un José Garcia sous LSD, mais parvient à composer un personnage à peu près cohérent. Des pin-ups comme Sylva Koscina et Luciana Paluzzi sont essentiellement là pour servir de punching-balls. Quant à nos deux compères, ils n’apparaissent finalement qu’assez peu : Silva en roue-libre joue un rigolo à brushing et Strode étonnamment chevelu ne change pas une seule fois d’expression du film et exhibe des biceps qui imposent le respect. Admirateur de Di Leo, Quentin Tarantino avouera avoir calqué sur eux son tandem de tueurs dans « PULP FICTION ». Le très distingué acteur anglais Cyril Cusack (mais qu’est-il venu faire là ?) apparaît de temps en temps en mafioso policé.

Récemment édité aux U.S.A. en coffret avec trois autres polars du réalisateur, le film s’intitule là-bas « THE ITALIAN CONNECTION ». Pourquoi se gêner ?

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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