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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 18:52

« MOUSEY », c'est le surnom d’un petit prof timide et complexé, moqué par ses élèves. Sa femme – qu'il avait épousée enceinte d’un autre homme – vient de le quitter et lui interdit de voir celui qu'il considère comme son fils. Alors ‘Mousey’ pète un câble. Il vend saMOUSEY (1) maison, suit son ex jusqu'à Montréal et commence à la harceler. Puis il commence à tuer… Et à se transformer en serial killer incontrôlable.

Et qui joue donc cette pauvre « p’tite souris » ? Nul autre que… Kirk Douglas ! C'est évidemment ce contremploi hallucinant qui fait tout l’intérêt de ce téléfilm canadien et qui est même sa raison d’être. Car le scénario est d’une absolue banalité, la réalisation purement fonctionnelle et les seconds rôles sont franchement bâclés. Mais il y a Kirk. Et c'est le Kirk des grands jours. Affublé de vilaines lunettes, un pansement à la main, le visage convulsé, en sueur, la mèche grasse, il compose un personnage fascinant qu’on voit évoluer de la victime dépressive au croque-mitaine dangereux. À lui seul, l’acteur crée une tension extraordinaire qui envahit tout le film. Ainsi la longue séquence où il s’introduit chez une pauvre fille qu'il vient de rencontrer, pour l’égorger « pour l’exemple » est-elle dérangeante et presque insupportable. Parfaitement dirigé, Douglas ne se laisse jamais aller au cabotinage et même dans ses pires moments, demeure toujours pathétique. Du grand art.

À ses côtés, la belle Jean Seberg est sous-utilisée dans le rôle ingrat de l’ex-épouse pas très sympathique et John Vernon joue son nouveau mari sans rien avoir à défendre. Dommage…

MOUSEY

En oubliant sa facture rudimentaire, « MOUSEY » vaut vraiment le coup d’œil pour Kirk Douglas un acteur qui n’a jamais craint de jouer les « salopards » irrécupérables et qui pousse ici le jeu à l’extrême. Mais quand il se met à sangloter à la fin, il retourne complètement la situation et confirme qu'il est bien un immense comédien.

À noter que le célèbre ‘gimmick’ de « TERREUR SUR LA LIGNE » (« L’assassin téléphone de l’intérieur de la maison ») est ici utilisé avec cinq ans d’avance.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE KIRK DOUGLAS
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