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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 11:23

ST.IVES (2)À première vue, rien ne différencie « MONSIEUR ST. IVES » d’un ‘pilote’ de série télé lambda. Le scénario est un pâle démarquage de celui du « FAUCON MALTAIS », la réalisation de J. Lee-Thompson est purement fonctionnelle et le film ne comporte ni sexe, ST.IVES (1)ni violence. Seule la présence en tête d’affiche de Charles Bronson encore sur sa lancée de « UN JUSTICIER DANS LAST.IVES VILLE » tourné deux ans plus tôt, peut justifier la sortie de ce polar insipide sur les écrans de cinéma.

Première collaboration Thompson-Bronson (et hélas, pas la dernière !), ce film était censé être le premier d’une ‘franchise’ qui ne vit pas le jour, inspirée d’une série de romans policiers à succès. Mais première surprise, Bronson ne joue ni un flic, ni un justicier. Il est… journaliste. Et pas un très bon, d'ailleurs. Joueur invétéré, glandeur professionnel, il est censé écrire un roman dont il n’a pas tapé la moindre ligne et accepte de servir de « go-between » entre des voleurs et le propriétaire d’un objet précieux. Un concept disons, moyennement excitant !

Truffé de clins d’œil aux grands classiques du ‘film noir’, « MONSIEUR ST. IVES » s’enlise dans un scénario incompréhensible, aligne les coups de théâtre sans générer la moindre émotion et tente surtout de refaçonner l’image de cowboy de Bronson, en un aventurier urbain cynique et sophistiqué. Pas vraiment une réussite ! Comme il le fera systématiquement pendant sa fin de carrière, l’acteur choisit de traverser le film en touriste, ST.IVES (3)troquant son habituelle présence pour une absence polie.

Ses partenaires ne semblent pas beaucoup plus motivés : Jacqueline Bisset est mal castée en femme fatale, Maximilian Schell joue un médecin bizarroïde et le producteur John Houseman est l’employeur de St-Ives, un milliardaire visionnant de vieux films muets. Le spectateur à l’œil exercé reconnaîtra quelques débutants promis à un avenir meilleur comme Jeff Goldblum, Robert Englund, Daniel J. Travanti et un « vieux de la vieille » Elisha Cook, Jr. vivant hommage aux classiques de Bogart auxquels ce film aimerait tant ressembler.

Sans grand intérêt donc. Mais le réalisateur fera tellement pire, par la suite…

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commentaires

PAT 10/04/2015 20:58

Je viens de le voir et si c'est vrai que ce n'est pas un grand polar c'est tout de même un film qui se regarde sans aucun déplaisir et plutôt bien mené.

lemmy 03/10/2012 02:10

Je ne l'avais jamais vu. Honte sur moi. Et c'est vrai que mon premier réflexe est de me dire que ça ferait un super pilote d'une série policière insipide car sans enjeu, comme les conneries à la
Matt Houston où un type qui n'aucun intérêt à ça joue au détective privé. Le film est un prétexte à un jeu décalé avec les codes du film policier. Je suis très fan de la scène ou Bisset s'abandonne
à Bronson, scène suivie et illustrée d'images de feux d'artifice : on se croirait dans un "y a-t-il un flic ?". Le film est ouvertement une douce parodie du genre. Bronson est plutôt heureusement
décontracté dans son rôle de glandeur laconique qui ne s'inquiète de rien et déambule dans son enquête en n'oubliant pas d'aller chaque jour dans sa cantine habituelle. Bisset est belle belle
belle. Maximilian Schell cabotine comme un cochon et y prend grand plaisir. La cerise sur le gâteau restent les apparitions des bras cassés joués par Robert Englund et spécialement Jeff Goldblum :
sa première apparition est géniale : à côté le regard éteint de Leslie Nielsen dans ses "Y a-t-il un flic" fait figure de Einstein découvrant la relativité. J'ai hurlé de rire. Et encore plus au
moment où il crie dans un ascenseur.

Un film très curieux. De nos jours, cela aurait fait une série télé à la "Castle", qui sait ?

Fred Jay Walk 03/10/2012 07:37



En fait, si Bronson n'avait pas été pris en main par la Cannon, il est probable qu'il aurait fini à la télé dans une série de ce genre, qui aurait assuré ses vieux jours. Il l'a fait à la fin de
sa vie, mais un peu tard...



Corey 01/10/2010 10:09


Je l'ai vu récemment sans déplaisir mais à la limite du décrochage devant ce scénario alambiqué et mal exploité. A la limite, je préfère les Thompson des années 80, plus simplistes mais qui ont le
mérite d'aller droit au but…


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