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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 07:27

Après les deux premiers films de la ‘franchise’ « [REC] », Jaume Balagueró laisse tomber le « found footage » pour revenir à une forme de narration plus traditionnelle, tout en gardant un élément-clé : le huis clos dans un immeuble.

« MALVEILLANCE » est le portrait intime d’un psychopathe absolu, incapable de trouver le MALVEILLANCEbonheur, à part dans le malheur des autres. Gardien d’immeuble à Barcelone, il entreprend donc de pourrir la vie d’une des locataires, une jeune femme souriante et solaire qu'il va détruire progressivement, étape par étape, dans un crescendo de perversion et de violence psychologique et même physique. Luis Tosar – qui accuse une lointaine ressemblance avec un jeune Sean Connery – incarne ce malade mental particulièrement nocif, avec une authenticité troublante. Le système narratif, nous oblige à l’identification avec lui, même si l’individu inquiète et répugne. Cette dualité donne tout son sel au film et plonge dans une vision schizophrénique très déstabilisante.

Sobrement filmé, très bien interprété, « MALVEILLANCE » manque un peu de rythme et de matière, pour transcender vraiment son matériau. C'est un suspense glauque et suffocant, mais sans réelle surprise. On pense parfois à la série B américaine « FOU À TUER », où un Klaus Kinski en roue-libre assurait le spectacle. Ici, point de second degré ou de mauvais goût assumé, Balagueró suit une implacable logique jusqu'au dénouement, avec sérieux et rigueur, quitte à laisser une partie du public sur le carreau. Car malgré les apparences, ce n’est pas un film d’horreur, mais un drame psychologique à la Joseph Losey, juste un peu plus extrême.

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commentaires

Patrick 22/08/2012 20:24

disant que le film ne m'a pas mis mal à l'aise et quand un film me déplaît j'ai tendance à abuser de la touche avance rapide donc j'ai fait l'impasse sur quelques scènes

lemmy 22/08/2012 18:42

Pour le coup, je ne sais pas ce que tu veux dire par pervers, car j'ai rarement vu aussi "pervers" psychologiquement, surtout avec ce bonhomme au physique tout ce qu'il y a d'ordinaire qui est
comme une araignée au centre d'une toile. J'aime beaucoup les scènes avec la vieille dame.

Fred Jay Walk 22/08/2012 19:17



C'est vrai que ça peut manquer un peu de rythme, mais de perversité, je crois qu'on a son soûl...


 


Et oui, les scènes avec la pauvre vieille aux chiens, surtout l'horrible dernière, sont très réussies. A moins que tu ne parles de celles avec sa mère mourante à l'hosto, tout aussi bien vues et
angoissantes.



Patrick 22/08/2012 17:47

Déçu par Malveillance qui manque de suspense et de rythme voire même de perversité.

lemmy 22/08/2012 09:05

J'ai beaucoup aimé ce film, qui est relativement tendu et vicelard. L'histoire de ce type au service de tous est très habile et implacable. Et jusqu'au boutiste. J'espère que mon concierge n'a pas
mes clés.

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