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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 18:30

MAJOR DUNDEE (2)Troisième long-métrage de Sam Peckinpah, « MAJOR DUNDEE » souffrit énormément durant sa conception : tournage pénible, producteur hors-contrôle qui a complètementMAJOR DUNDEE mutilé le montage, fâcheries à répétition. Le film fut en partie MAJOR DUNDEE (1)réhabilité il y a quelques années, mais pas totalement.

Pourtant, en le revoyant, il paraît clair que même s’il était arrivé intact à destination, ce western ne serait de toute façon pas un chef-d’œuvre. Le scénario est trop riche, trop sinueux, veut embrasser beaucoup trop de thèmes. Pire, il ne possède aucune dynamique interne. L’action met une bonne demi-heure à démarrer et ensuite ne cesse de s’enliser, de caler, de repartir dans des sous-intrigues sans fin, pour freiner à nouveau. On oublie la traque de l’Indien, on se perd dans une guerre avec l’armée française (des snobs sadiques à barbichettes) et dans les méandres de l’âme tourmentée du protagoniste.

En fait, c'est le portrait d’Amos Dundee qui passionnait l’auteur : un soldat privé de guerre, qui s’en invente carrément deux. Une contre les Apaches, l’autre contre l’empereur Maximilien ! Mégalo et dérisoire, Dundee trouve un interprète idéal en Charlton Heston. Son jeu rigide et théâtral, ses poses impériales, ses grimaces « viriles » sont intelligemment exploitées par Peckinpah. Il est d'ailleurs très rare qu’un héros de MAJOR DUNDEE (3)western s’avère aussi antipathique et méprisable d’un bout à l’autre, sans rédemption finale. L'homme joue les chefs, mais au moindre échec sombre dans l’alcool et la luxure, finissant littéralement dans le caniveau. Ce ne sera que le premier personnage peckinpien à subir la « malédiction mexicaine » dans laquelle s’embourberont les héros de « LA HORDE SAUVAGE » ou « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA ».

Plusieurs séquences magistrales annoncent le grand réalisateur que ‘Bloody Sam’ allait devenir : l’exécution de Warren Oates, la crucifixion de Riago, la déchéance de Dundee à Durango, les batailles dans les rivières… Suffisamment de bonnes raisons d’apprécier tout de même ce « film malade ». À noter aussi la beauté plantureuse de Senta Berger, James Coburn couvert de postiches, à peine reconnaissable en pisteur manchot ultra-pro et tout le gang habituel : L.Q. Jones, John Davis Chandler, Ben Johnson, R.G. Armstrong, etc.

Pour résumer, c'est définitivement mal fichu mais indispensable !

MAJOR DUNDEE (4)

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commentaires

claude kilbert 29/08/2011 12:42


C'est vrai, ce filme est "un grand filme malade' comme le disait François Truffaut sur tout ses films qui ont manqué de très peu d'être des chefs d'oeuvres à cause de raison diverse d'égaux entre
réalisateurs, acteurs...
"Major Dundee" reste un de mes western cultes par ses images d'une violence mise en scène comme un opéra.
C'est un filme baroque c'est pourquoi que j'ai cité l'opéra. Il y a aussi le choc des idéologies, l'occident bien pensent se fesant la guerre et la civilisation Apache qui assiste à cette barbarie
avant de disparaître! Cela renvois à un autre western "Fureur Apache" de BOB Aldrich, qui estune sorte miroir de filme de Blody Sam se déroulant vingt après "Major Dundee". Rien à changer!
"L'horreur, l'horreur..."


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