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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 07:41

On ne peut pas dire que la série « MAD MEN » s’améliore, puisqu’elle a été exceptionnelle dès sa première saison, il y a déjà six ans. Mais loin de relâcher la pression, elle s’affine, s’aiguise, devient de plus en plus subtile et profonde, distillant ses thématiques en douceur, en évitant le mélodrame et les grandes envolées.

Dans cette 5ème saison, JFK est mort depuis longtemps, le Vietnam finit d’empoisonner ce qui restait du Rêve Américain et « the times, they are a-changin’ ». Notre ancienMAD MEN 5 superhéros du capitalisme décomplexé, ‘Don Draper’ fête ses 40 ans et il a pas mal perdu de sa superbe. Par touches subtiles, on le voit perdre la main, s’émousser, au profit de « jeunes loups » encore plus cyniques, moins humains. Les 13 épisodes composant la saison se concentrent d'ailleurs plutôt sur Vincent Kartheiser, le jeune associé sans scrupule, personnage à la fois odieux et pathétique, sur Christina Hendricks la secrétaire rousse, qui accepte de jouer le jeu en se prostituant pour accéder au pouvoir et sur Jared Harris, l’Anglais au caractère pas suffisamment trempé pour nager dans ces eaux troubles.

Que dire qu’on n’ait pas dit et répété sur cette saga diaboliquement intelligente et addictive ? Que certaines séquences (les adieux de Jon Hamm avec sa disciple Elizabeth Moss) sont littéralement bouleversantes et nous cueillent subitement au beau milieu de ce marécage… Que le scénario joue avec maestria du non-dit, de l’allusion, laissant le spectateur à ses propres conclusions… Que l’alcool coule toujours à flots, mais qu'il finit par écœurer, ne servant qu'à masquer temporairement les douleurs…

« MAD MEN » se confirme comme LA grande série américaine, un panorama d’une Amérique déjà disparue, mais qui demeure un fidèle miroir de notre monde d’aujourd'hui.

Parmi les acteurs, toujours impeccables, une mention à January Jones au bluffant maquillage qui lui fait prendre vingt kilos, à Julia Ormond jouant la belle-mère délurée de Draper et à John Slattery, toujours plus étonnant en sympathique salopard mondain, qui s’essaie ici au LSD.

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