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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:26

LORDS FLATBUSH2 (1)Étrange de porter un regard nostalgique sur un film des seventies qui lui-même porte un regard nostalgique sur les fifties. C'est pourtant bien le cas de « LES MAINS DANS LES POCHES », une sorte de mélange entre « AMERICAN GRAFITI » et « MEAN STREETS », LORDS FLATBUSH (1)tout habité de la mythologie des ‘blousons noirs’ et de l’Actors Studio.

Le budget minuscule se fait sentir dans la laideur de la photo charbonneuse, un nombre exagéré de plans flous ou mal cadrés et une prise de son à la limite de l’amateurisme. Mais par ces défauts, le film acquiert une sorte d’authenticité crue et sans aucun glamour bidon. Non, semblent dire les auteurs : ceLORDS FLATBUSH2 n’était pas mieux avant ! Le scénario – ou ce qui en tient lieu – suite les déambu-lations de quatre « loulous » de Flatbush, quatre crétins immatures et braillards qui ne pensent qu’à peloter les filles dans les drive-ins et accessoirement les mettre enceintes. Le fait que les comédiens soient tous un peu âgés pour leurs personnages de lycéens les rend encore plus pathétiques et ringards. À leur tête, le bellâtre Perry King en séducteur à la petite semaine, la mèche en accroche-cœur. On reconnaît Henry ‘Fonzie’ Winkler jouant le moins bête du groupe. Mais c'est Sylvester Stallone qui décroche la timbale dans le rôle le plus fouillé.

Grand dadais castagneur, il est poussé au mariage par sa petite amie. Comme Brando dans LORDS FLATBUSH2 (2)« SUR LES QUAIS », il élève des pigeons et cache un caractère doux et poète sous ses allures de docker. Un an avant « ROCKY », Stallone affirme une personnalité originale et intéressante. La longue scène où il est obligé d’acheter une bague de fiançailles ruineuse à sa copine est excellente et vaut à elle seule qu’on voie le film. Car « LES MAINS DANS LES POCHES » n’est qu’un tout petit machin à peine écrit, salement filmé et qui semble tourné le week-end par une bande de potes faisant partie du même fan-club de James Dean. Mais le complétiste de ‘Sly’ y trouvera largement son compte. Sans oublier la toujours très ravissante Susan Blakely en petite « bourge » qui sait échapper à temps aux étreintes sordides du pauvre Perry King.

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