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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 18:47

LAST RUN« LES COMPLICES DE LA DERNIÈRE CHANCE » fait partie de ces ‘vanity projects’ bâtis pour et autour d’une star à la mode, qui connaissent souvent des histoires mouvementées. C'est John Huston qui commença le tournage avant de se fâcher avec George C. Scott (avecLAST RUN (1) lequel il avait pourtant déjà tourné deux fois par le passé) et d’être remplacé par le plus conciliant Richard Fleischer. L’acteur récemment oscarisé imposa son ex-femme Colleen Dewhurst dans un petit rôle de prostituée et sa future épouse Trish Van Devere en covedette.

Pas d’excellents augures, à dire vrai… Pourtant, le film s’inscrit dans une veine de ‘films noirs’ des seventies, glorifiant les vieux pros neurasthéniques en bout de course, des individualistes solitaires prêts au baroud d’honneur. Le personnage de ‘Harry’, chauffeur de la pègre exilé, est présenté dès le générique comme un amoureux des voitures. D'ailleurs, la longue séquence muette est filmée – et LAST RUN (3)musiquée – comme une scène d’amour. Et l'homme quittera la vie à l’instant précis où quelqu’un coupera le contact de son véhicule accidenté. Jolie idée de montage !

Tout au service de sa star, Fleischer tourne paresseusement ce ‘road movie’, sacrifie à la mode des poursuites de voitures interminables et se débat avec un dialogue assez médiocre et trop explicite. MalgréLAST RUN (2) tout, par son rythme alangui, par les paysages du Portugal et de l’Espagne, par la forte présence physique d’un Scott omniprésent, le film n’est pas dénué de charme et se laisse regarder sans déplaisir, même si on consulte parfois sa montre. Tony Musante est nettement insuffisant dans son rôle de voyou vantard et immature, gâchant un intéressant duo potentiel avec son aîné. Van Devere est jolie mais à fort à faire avec son personnage de femme-objet passive, soumise aux désirs de machos qui l’utilisent à leur gré. On aperçoit Aldo Sambrell dans un tout petit rôle de pêcheur lusitanien barbu.

Ce n’est certes pas un grand Fleischer, ni même un grand polar, mais une sorte de monument érigé à la gloire de George C. Scott, qui occupe tout l’espace avec sa « gueule » tourmentée, son corps massif.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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