Partager l'article ! "LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE" (2011): Ça démarre bien. Et même très bien. Avec un générique-hommage à Hergé et à s ...
Ça démarre bien. Et même très bien. Avec un générique-hommage à Hergé et à son œuvre étonnamment peu
« américain », un début de film charmant et mouvementé et l’émerveillement de voir littéralement incarnés les personnages de la légendaire BD sans qu’on
ressente la moindre trahison ou
interprétation excessive.
« LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE » s’annonce donc sous les meilleurs augures et on s'apprête à retomber en enfance avec délectation. Mais voilà… Spielberg étant Spielberg, son côté ‘Monsieur Plus’ finit par prendre le dessus, le film s’emballe progressivement, la machine devient folle et à partir de l’arrivée de nos héros au Maroc, rien ne va plus. Le scénario se transforme alors en une longue course-poursuite conçue pour la 3-D, la caméra virevolte au-dessus des toits, flotte dans les ruelles, s’insinue au milieu d’une bataille de grues géantes et… tout semble se dissoudre sous nos yeux impuissants (sans parler de nos oreilles malmenées) : l’histoire, les personnages, les enjeux, l’ébahissement qu’on pouvait ressentir jusque-là pour la technique de ‘motion capture’. Ne reste qu’une profonde lassitude, une envie pressante que tout cela se termine au plus vite. Un peu ce qu’on avait déjà vécu avec le dernier opus des aventures d’Indiana Jones ou – et là, Spielberg n’y était pour rien – avec le premier Sherlock Holmes de Ritchie.
Alors bien sûr, il y a de magnifiques morceaux de bravoure, comme le flash-back avec Rackham le Rouge, oui Andy Serkis donne une vie incroyable au capitaine Haddock et oui encore, Milou a beau n’être qu’une créature numérique, il n’en est pas moins tout à fait attachant. Mais trop c'est trop. Le charme singulier de l’œuvre d’Hergé ne fait surface qu’à de rares occasions, il y a quelques ratages (l’apparition poussive et hors-sujet d’une Castafiore beaucoup trop mince) et le mot ‘FIN’ apporte un vrai soulagement.
Rageant !
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