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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 17:44

BRIGHT LEAFGénéralement, l’enjeu des westerns se résume à l’or, les terres, la vengeance et parfois la femme. Ici, comme l’indique le titre français, c'est le tabac.

En effet « LE ROI DU TABAC » nous fait assister à la naissance (industrielle) de cette merveilleuse invention qu’est la cigarette. Et qui en est responsable ? Gary Cooper ! Ancien fermier éjecté par un magnat tout-puissant du cigare, ‘Coop’ revient des années plus tard dansBRIGHT LEAF (1) sa ville natale du Sud pour prendre sa revanche. En quelques mois, il supplante tout le monde, devient à son tour tout-puissant, épouse la fille de son ennemi et… se mue en un salopard de capitaliste sans âme, sans cœur et sans amis !

C'est bien l’originalité de ce mélodrame un peu trop bavard et statique : l’argent non seulement ne fait pas le bonheur, mais transforme un type bien comme Cooper en machine à fric arrogante qui détruit tout autour de lui. Preuve s’il en fallait qu’à l’approche de la cinquantaine, l’acteur n’a pas eu peur de varier ses emplois et de délaisser son image de benêt naïf et attachant, pour en dévoiler le « côté sombre ». Obsédé par la revanche sociale, Brent Royle ignore et exploite une gentille maquerelle folle-dingue de lui (Lauren Bacall), pour courir derrière une héritière caractérielle et vipérine. Leurs relations sado-maso renvoient instantanément à celle que Cooper entretenait avec la même Patricia Neal dans « LE REBELLE », tourné deux ans plus tôt. Et leurs face à faces sont d’une maturité d’écriture et d’un culot très surprenants vu l’âge du film. Parmi les excellents seconds rôles, Jack Carson sort nettement du rang en bon copain fidèle mais lucide.

BRIGHT LEAF (2)

Michael Curtiz sait raconter une histoire, nul doute là-dessus et « LE ROI DU TABAC » contient quelques séquences épatantes comme la vente aux enchères, l’incendie de ‘Bright Leaf’ ou l’affrontement au saloon entre Royle et son vieil ennemi qui le défie en duel. Mais le scénario patauge trop souvent, accumule les scènes dialoguées et n’offre guère de rédemption à ses personnages.

Quoiqu’il en soit, c'est un film qui mérite d’être vu, car c'est probablement le personnage le plus antipathique et déplaisant qu’ait jamais incarné ‘Coop’, un comédien décidément bien surprenant…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE GARY COOPER
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commentaires

lemmy 07/04/2011 00:01


Lauren y est d'une beauté étourdissante. En plus, j'ai toujours eu un gros faible pour Patricia Neal...


Corey 19/03/2011 01:25


Voilà encore un film que j'ai sacrément envie de voir ! Avec Lauren, en plus…


lemmy 18/03/2011 20:33


Zut, par une mauvaise manip j'ai perdu ce que j'avais écrit :-) Je reprends.

je susi content que tu parles de ce film. Ca fait longtemps que je ne l'ai pas vu (et on vient de m'en offrir une copie) Il m'avait marqué, Cooper étant éloigné d'un rôle traditionnel. Encore une
illustration morale que la vengeance est un plat qui se mange (ou se fume) froid et qui ne mène à rien, si ce n'est à son auto-destruction. Mais la fin est ouverte pour Cooper qui ayant tout perdu
est soulagé et peut repartir. De sacrées performances féminines. Bacall est d'une beauté à couper le souffle.

Cooper savait prendre des risques et c'est vrai qu'il avait une sacrée palette, tout en rstant le Coop', la marque des très grands.

Ce film me fait penser par ses thèmes à "La rivière d'argent" avec Errol Flynn (encore peu représenté dans ce blog).


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