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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 18:22

En voyant « LE RETOUR DES 7 », on imagine très bien les brainstormings qui ont dû avoir lieu pendant la production : le Mexique est trop cher ? Pas de souci, on déménage en Espagne, où se tournent tous les westerns italiens. Steve McQueen refuse de reprendre le rôle de Vin ? No problemo : on n’a qu’à enrôler un autre acteur de série TV… Tiens ! Robert Fuller qui joue dans « LA GRANDE CARAVANE ». Horst Buchholz n’est pas dispo ? On prendra un acteur sur place. Il faut des « tronches » ? Warren Oates et Claude Akins valent bien Bronson et Coburn, non ? Et puis Burt Kennedy est plus jeune – et certainement moins cher – que John Sturges. Emballé, c'est pesé !

Et c'est vraiment là qu’on réalise que « LES 7 MERCENAIRES », sans Sturges, sans Vaughn, Bronson, Coburn, McQueen, et malgré la présence de Yul Brynner et de la BO d’Elmer Bernstein, ce n’est plus grand-chose. Cette sequel tournée six ans après l’original est un pâle remake, au scénario anémique, aux péripéties maladroitement démarquées du film de 1960. La présence même de Brynner ne fait que renforcer la faiblesse du film, poussant automatiquement à la comparaison permanente. Oates joue un mélange de McQueen et Brad Dexter, Akins ressemble vaguement à Bronson, et les figurants espagnols ne ressemblent à rien. Quant à Emilio Fernández, bien qu'il soit réellement mexicain, et malgré sa « gueule » insensée, il ne fait vraiment pas le poids avec le souvenir encore vivace d’Eli Wallach.


En fait, ce film inutile et bêtement redondant, ne fait que prouver par l’absurde, le talent des auteurs de l’original. Les deux autres sequels, grâce à la présence d’autres comédiens pour jouer Chris, sauront s'éloigner du modèle, et trouver leur identité propre.

Grâce à ce « RETOUR DES 7 », on ne peut que se dire que la réussite du premier film ne devait rien au hasard. Cela va sans dire, mais c'est parfois bon de rappeler des évidences !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FRANCHISES
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commentaires

Corey 06/06/2010 01:50


Je viens de voir ce film (pour la première fois, ou alors je ne m'en rappelle plus !) et je n'enlèverai pas un mot à ta critique. Je rajouterai juste que le film est sauvé par le charisme et le
charme toujours intact de Yul Brynner, et que sans lui… Je trouve aussi la prestation de Robert Fuller très honnête, parce que la comparaison que l'on fait avec McQueen n'est pas franchement
évidente. Et finalement, j'ai regardé le film sans ennui, peut-être plus par curiosité et par comparaison avec le premier (LE chef d'oeuvre du western US pour moi) que par réelle adhésion. La
semaine prochaine, je me fais le 3e !


lemmy 01/12/2009 21:00


Il me semblait avoir lu que Yul Brynner avait refusé que McQueen participe à cette "suite". Pas de regrets à avoir car McQueen aurait refusé de participer à une telle horreur.

Le granitique Yul Brynner du premier film joue comme Fabrice Lucchini comparativement à son interprétation "bétonnique" de ce film. La psychologie des mercenaires est soit grossière et
ultra-schématique (tout ça pour qu'un des mercenaires se sacrifie pataudement pour son maître Yul), soit ne sert à rien (comme celui décrit comme un quasi serial killer alors que ça ne se voit en
rien dans ses actes !).

Le totu fait un film ennuyeux.


Fred Jay Walk 01/12/2009 23:18


Non, non, c'est bien McQueen qui a refusé, en déclarant à Brynner que son cheval refusait de faire le voyage jusqu'en Espagne.
Ces deux-là se détestaient vraiment, mais Brynner savait qu'avoir McQueen, en 1966 dans un western avec lui, était l'assurance d'un succès et sûrement d'un budget plus confortable.


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