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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 17:18

GRAND BILL (1)« I’m a poor lonesome cowboy and a long way from home », chante Melody Jones, le GRAND BILL (3)héros de « LE GRAND BILL », établissant ainsi que la mythique chanson de Lucky Luke n’est pas une invention des auteurs de la BD, mais un standard du Far-West. GRAND BILL

Produit par Gary Cooper, ce pastiche de western démarre plutôt bien. Avec un joli sens de l’autodérision, ‘Coop’ joue un dresseur de chevaux itinérant, un grand nigaud plus tout jeune, flanqué d’un acolyte râleur, qui se prend les pieds dans un quiproquo tiré par les cheveux, digne des plus absurdes vaudevilles.

Le scénario de Nunnally Johnson va hélas, de mal en pis. Les personnages sont tellement stupides, les péripéties s’enchaînent avec une telle paresse, que l’amusement laisse place à la lassitude, puis à l’agacement. La seule et unique raison de suivre ce film jusqu'au bout est Cooper lui-même, qui s’amuse avec une visible délectation à jouer les parfaits antihéros : il ne sait pas tirer, fait même systématiquement tomber son revolver en dégainant. Sa façon de jouer les gros durs en entrant au saloon, en fermant un œil et en bombant le torse, est hilarante. L’acteur s’en donne à cœur-joie, jouant de son image mais aussi de celle de tous ses collègues ‘westerners’. Son duo avec la pétillante Loretta Young fonctionne très bien.

« LE GRAND BILL » est assez mal fichu, offrant les plus hideuses et tremblotantes GRAND BILL (2)transparences de mémoire de cinéphile. Malgré le charme des deux vedettes, la présence du ‘bad guy’ Dan Duryea, le film ne prend jamais vie et connaît de terribles plages d’inertie. On a parfois la sensation d’un brouillon de scénario que personne n’a pris la peine de relire.

Alors à qui s’adresse-t-il, ce western ? Aux amoureux de ‘Coop’ qui souriront souvent à son petit numéro en roue-libre. Il faut l’avoir vu ôter son chapeau, s’essuyer la bouche d’un large mouvement de manche et empoigner Loretta pour un baiser d’anthologie qui la laisse – par deux fois ! – complètement pantoise. Rien que pour ça…

 

À NOTER : le titre français royalement incompréhensible : le héros s’appelle Melody Jones et personne ne l’a jamais surnommé ‘Bill’. C'est au-delà du n'importe quoi !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE GARY COOPER
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Corey 23/01/2011 02:02


Tiens, j'ai failli l'acheter celui-la. Mais je n'ai pas franchi le pas à cause du sujet, Mon héros Gary Cooper en anti-héros maladroit, je suis vexé pour lui… Qu'on est sectaire, tout de même !


Fred Jay Walk 23/01/2011 08:41



On peut s'en passer. On dirait une récré entre potes que s'est offerte Coop entre deux films.



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