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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 08:43

KID GALAHAD (2)Mélo simpliste, aux seconds rôles redoutables : Wayne Morris en champion benêt ou l'insupportable cabotine Jane Bryan, « LE DERNIER ROUND » trouve tout son intérêt dans la KID GALAHAD (1)description assez crue des magouilles du monde de la boxe, de la manipulation des médias. Le personnage de Nick Donati est décrit sans aucun ‘glamour’ ou romantisme, même noir et Edward G. Robinson l'incarne comme une brute âpre au gain, insensible et stupide, mais connaissant son job par cœur. Bette Davis est assez inhabituelle en fiancée intelligente etKID GALAHAD malheureuse en amour. Quant à Humphrey Bogart, encore second rôle besogneux, l'œil noir, le rictus mauvais, il campe un gangster nerveux comme il en a tant joué jusqu'au « FAUCON MALTAIS ». Six ans plus tard, Michael Curtiz le dirigera à nouveau dans « CASABLANCA ». Il a dans « LE DERNIER ROUND » une scène amusante, où il transforme le pantalon du futur champion en short en le découpant au cran d'arrêt.

KID GALAHAD (5)Bien rythmé, rétro à souhait, ce film aurait sûrement bénéficié d'un meilleur acteur dans le rôle du jeune champion, mais demeure intéressant comme document à chaud d'une époque et d’un milieu.

« UN DIRECT AU CŒUR » est le remake peu fidèle du « DERNIER ROUND ». C’est surtout un ‘véhicule’ pour Elvis Presley, alors idole incontestée des teenagers. Ce qui n'est pas vraiment un progrès par rapport à Wayne Morris ! Réalisé par Phil Karlson, vétéran du film d’action, le film raconte l’histoire d’un mécano fraîchement sorti de l’Armée et désireux de faire carrière sur le ring. Entre deux combats mous du genou, Elvis pousse (évidemment) la chansonnette, achevantKID GALAHAD (3) de décrédibiliser ce film sans saveur, dont il est pourtant la seule raison d’être.

Karlson l’a judicieusement entouré d’excellents seconds rôles comme Gig Young ou Ed Asner et Charles Bronson, ainsi que la troublante Lola Albright.

Pour l’amateur, il est clair que l’unique raison de visionner ou de tenter de visionner « UN DIRECT AU CŒUR » tient dans le plaisir de voir se côtoyer les deux icônes des sixties que sont Elvis et Bronson. Malgré un rôle assez présent, ce dernier demeure effacé et n’a qu’une seule séquence centrée sur son personnage, lorsqu’il refuse de se laisser acheter par des gangsters et finit les mains broyées. Séquence probablement rajoutée pendant le tournage, pour justifier les bandages entourant les mains de Bronson (anecdote amusante que nous racontons par ailleurs).

Bronson tient le rôle de Lew Nyack, ex-champion de boxe reconverti en coach. Vieilli par des tempes grisonnantes, boitillant, Bronson est ce qu'il y a de meilleur dans le film. Enfin – disons de moins pire. Sous son masque impassible, perce parfois une vraie chaleur humaine et Presley lui-même semble parfois moins mauvais dans leurs scènes communes.

Regrettons au passage que Bronson n’ait jamais retrouvé Phil Karlson, car celui-ci signa dans les années 70 de bons thrillers comme « JUSTICE SAUVAGE », sur une thématique proche de celle qui fit de Bronson une star aux États-Unis.

KID GALAHAD (4)

L’amateur de kitsch se régalera donc de la vision de ce navet bariolé dont l’absurdité éclate pendant les loooongues séquences où Elvis chante sous le regard patient de ses partenaires. Ainsi la scène où il conduit sa vieille guimbarde (tournée en transparence affreuse) en chantant, pendant qu’à l’arrière Gig Young et Bronson font des mimiques et grimaces, atteint-elle des sommets d’absurdité. À voir, quand même.

 

À NOTER : les deux films portent le même titre en v.o. : « KID GALAHAD », du nom « de ring » du pugiliste.

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