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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:14

LYLAH CLARE (1)Franchement, il est très difficile de savoir par quel bout prendre un film comme « LE DÉMON DES FEMMES ». Assassiné par la critique à sa sortie, admiré par les fans de Robert Aldrich comme un film ‘camp’, inscrit en bonne place dans l’hilarant ouvrage « BAD MOVIES WE LOVE » comme un summum de ringardise et de mauvais goût, ce film surLYLAH CLARE LYLAH CLARE (3)Hollywood est un peu tout ça en même temps.

On trouve des influences flagrantes de classiques comme « SUNSET BOULE-VARD » (la maison-mausolée, le thème de l’impossible comeback), de « LA COMTESSE AUX PIEDS NUS » (l’exploration de la faune hollywoodienne de l’intérieur, la présence d’Italiens), mais aussi de « SUEURS FROIDES », ne serait-ce que par la composition de Kim Novak qui tient exactement le même genre de double rôle qu'elle avait joué une dizaine d’années plus tôt pour Hitchcock.

Le film est fascinant et perturbant parce qu'il contient autant de moments brillants que de plantades embarrassantes. Ainsi l’idée de doubler Novak avec une voix rauque et masculine LYLAH CLARE (2)à l’accent allemand provoque-t-elle des éclats de rire. Par moments, on pense à « L’EXORCISTE » ! C'est une façon bien grossière d’aborder la perte d’identité et le glissement de personnalités. La comédienne n’ayant jamais été un modèle de finesse, elle frise plus d’une fois le ridicule qui tue. Si Aldrich voulait faire penser à Dietrich ou Garbo, c'est raté !

« LE DÉMON DES FEMMES » est de plus plombé par un ton aigre et revanchard guère agréable. Il faut toute l’énergie du cher Ernest Borgnine pour faire passer le portrait-charge du ‘mogul’, un porc illettré et vulgaire dont l’œil ne brille que lorsqu’il flaire les dollars. Et la caricature de Louella Parsons est vraiment sans nuances.

Cela fait beaucoup de défauts pour un film avec un tel potentiel. Mais dans la colonne des bonnes raisons de le voir malgré tout, on louera la beauté des décors et de la photo de Joe Biroc, certaines répliques qui font mouche et la toute dernière séquence : une pub démentielle passant à la TV, montrant des chiens appâtés par une gamelle servie par une gentille ménagère, et devenant littéralement enragés. Le film se clôt là-dessus et laisse sur un malaise tangible. Dommage que le film tout entier ne ressemble pas à cela !

À noter qu’on aperçoit brièvement George Kennedy – non-mentionné au générique – jouant le partenaire de Lylah Clare dans un ancien film noir & blanc projeté par Peter Finch.

 

LYLAH CLARE (4) 

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commentaires

Laurent 28/03/2012 22:58

Bonjour, je suis tombé par hasard sur votre blog en cherchant ce film. Ou peut-on le voir ? En auriez-vous une copie? Merci de votre réponse...

Fred Jay Walk 28/03/2012 23:46



Edité aux USA par Warner archives.



DANIEL 03/01/2012 11:38

Hedda Hooper avait conseillé a McQueen de ne pas tourner "Ocean Eleven"sous peine de devenir le larbin attitré de Frank Sinatra ,de la a conclure qu ils étaient amis..je ne sais pas mais il est
vrai qu elle aimait beaucoup l acteur et on peut se demander si celui ci ne se servait pas d elle et de la peur qu elle inspirait a Hollywood pour mettre tous les atouts de son coté au début de sa
carrière..En tous cas il y a des amitiés dont on n est pas très fier et Mme Hooper avait,quand meme,presque tous les défauts du genre humain mais combien d acteurs ont courbé l échine devant
elle;pourtant les serpents sont légions dans ce milieu!!

VAL 02/01/2012 21:00

Une petite précision, suite à un petit tour sur IMdb : Hedda Hopper.
Une femme exquise, d'après ce que j'ai pû lire...

VAL 02/01/2012 20:08

Il me semble que le nom de la "rivale" de Louella s'appelait Ida Hooper...

Fred Jay Walk 02/01/2012 20:26



Hedda pour être plus précis. Mais bravo quand même, Val...


Par contre Daniel pourrait nous éclairer sur celle qui était copine avec McQueen.



Marc Provencher 02/01/2012 19:14

« Et la caricature de Louella Parsons est vraiment sans nuances. »

Tant mieux. Cette renifleuse de canivaux était une folle qui méritait d'être descendue sans merci. J'espère qu'elle était vivante au moment de la sortie du film.

Fred Jay Walk 02/01/2012 19:20



Elle ne faisait pas que renifler, elle s'y vautrait et gagnait sa vie à le faire. Mais la montrer en dragon à jambe de bois entouré de "mignons" gay n'est pas vraiment drôle ni réellement
incisif.


Je crois que la seule personne à l'avoir appréciée était Steve McQueen ! A moins qu'il ne s'agisse de sa collègue-vipère dont le nom m'échappe.



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