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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:38

OR NOIR (1)« L’OR NOIR DE L’OKLAHOMA » est une fable amusante et pleine de verve, sur la folie de l’or, le dérisoire des obsessions humaines et le courage des « petites gens » face aux hommes d’argent. L’essentiel du film se déroule sur quelques mètres carrés de désert, en OR NOIRhaut d’une colline, autour d’un puits de pétrole appartenant à une femme seule et dure-à-cuire et convoité par une grosse compagnie.

L’intérêt principal vient de la qualité exceptionnelle de l’interprétation et d’un dialogue savoureux, souvent trivial. Ainsi le monologue de Faye Dunaway déclarant qu'elle aimerait faire OR NOIR (2)partie d’un « troisième sexe », qui lui permettrait avec un organe de chaque genre, de se « baiser elle-même », est-il sidérant et anthologique ! Pas maquillée, le visage fermé, presque ingrat, l’œil froid et morne, l’actrice à total contremploi est très étonnante. Elle ne dévie pas d’un pouce de sa trajectoire, quitte à rendre son personnage opaque voire antipathique, mais c'était la voie à prendre. Elle est formidable. Face à elle, George C. Scott est infiniment attachant, maîtrisant l’évolution de son OR NOIR (3)personnage et son retour à la dignité avec un doigté impressionnant. Et le méchant-en-chef est incarné par un Jack Palance au sommet de sa forme. En ex-militaire devenu porte-flingue d’une grosse compagnie, il se balade en chapeau melon avec son gros chien noir, en mâchouillant d’énormes cigares. La scène où Scott lui urine sur le manteau en le tenant en joue avec son fusil, est un moment de grâce ! Quel face à face au sommet ! Deux grands acteurs, deux « tronches », réputés pour leur propension au cabotinage, ici parfaitement maîtres de leur art, d’une intensité magnifique.

Linéaire, simple, presque théâtral par moments, « L’OR NOIR DE L’OKLAHOMA » prend le temps sur presque deux heures, de développer ses thèmes, d’installer ses personnages, de les faire changer. La fin, très hustonienne, « ceuille » par son pessimisme et sa lucidité, mais l’arrêt sur image qui clôture le film nous laisse sur un sourire. Une jolie surprise, surtout de la part du si inégal Stanley Kramer.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JACK PALANCE
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