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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 16:18

PADRONI CITTA (1)« I PADRONI DELLA CITTA » est un curieux hommage italien au film de gangster U.S. Jack Palance y joue un caïd surnommé ‘Scarface’ qui doit faire face à deux jeunots insolents PADRONI CITTAqui contestent sa suprématie, sans savoir que l’un d’eux a un compte à régler avec lui. Ce ne serait qu’une bête histoire de vengeance, si le film n’était constamment abâtardi d’un humour pied-de-plomb en total contresens, qui le fait ressembler aux grosses comédies populaires italiennes de l’époque, généralement inexportables. L’essentiel du comique est laissé à Vittorio Caprioli qui s’en donne à cœur-joie dans unPADRONI CITTA (2) rôle de vieux malfrat nostalgique et pleutre, qui vampirise littéralement toutes les scènes où il apparaît.

Pourtant, et contre toute attente, le spectacle n’est point déplaisant et parvient même à maintenir l’intérêt jusqu'au bout. D’abord par un artifice de scénario qui fait démarrer le film par un flash-back (au ralenti) et présente ensuite deux personnages de jeunes hommes. Lequel est-il l’enfant vu dans la séquence d’ouverture ? On ne le saura que vers la fin. Ensuite parce que Fernando di Leo enchaîne sans relâche les bastons à la Terence Hill, les fusillades endiablées, sans aucun complexe. Il étire au maximum sa conclusion dans un décor d’abattoir désaffecté, faisant exploser les voitures comme un grand môme.

Al Cliver est un étrange héros-vengeur au physique de chanteur disco peroxydé, Palance – malgré sa première place au générique – n’apparaît qu’épisodiquement,PADRONI CITTA (3) mais fait preuve d’une déconcertante sobriété. Il semble s’être focalisé sur son fume-cigarette qu'il ne quitte jamais. Même quand il se fait flinguer ! Parmi les seconds rôles, on aperçoit Rosario Borelli en acteur enrôlé le temps d’une amusante arnaque.

Inédit en France, « I PADRONI DELLA CITTA » est exploité aux U.S.A. sous le titre « MR SCARFACE ». C'est une petite série B qui tente de ratisser très large et touche parfois au but.

À noter une courte séquence dans une boîte de nuit, où une chanteuse blonde psalmodie comme une casserole une chanson absolument bizarroïde. On se croirait dans du David Lynch ! Ce cinéma-bis regorge décidément de surprises…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JACK PALANCE
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