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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 18:07

RIFIFIIl y a deux façons de visionner « DU RIFIFI À PANAME ». Soit en y cherchant un polar sérieux sur le gangstérisme et un vrai ‘film noir’ dans la grande tradition et là, dure est la chute ! Le scénario est une enfilade de clichés, de scènes figées et inertes, d’échanges de RIFIFI (3)répliques « ciselées » dans des bureaux, de balades touristiques interminables entre Paris, Tokyo et Londres.

Il n’y a pas vraiment de personnage principal : Jean Gabin n’est qu’un des protagonistes dans un rôle peu sympathique et Claudio Brook jouant le flic infiltré dans sa bande, n’a strictement aucune épaisseur ouRIFIFI (2) présence. Donc, on s’ennuie ferme et on s’endort dans un ronron pantouflard.

L’autre façon, c'est de prendre tout cela à la rigolade et de profiter de ce qu'il y a à prendre çà et là : le face à face inespéré entre « PÉPÉ LE MOKO » et l’ex-gangster de « SCARFACE », George Raft. Ils ne font rien de spectaculaire, à part discuter à n'en plus finir (en anglais), mais la rencontre est amusante. Et Raft finit même par faire sauter une pièce dans sa main, comme il le faisait dans le film de Hawks. On peut aussi rire franchement de certaines répliques en « argot de Saint-Ouen ». Ainsi, Marcel Bozzuffi est-il très drôle en garde-du-corps teigneux mais enjoué de Gabin, qui RIFIFI (1)prévient Brook : « Paulo, c'est pas d’hier que je l’pratique. Et il aime pas beaucoup qu’on vienne lui râper les bonbons ». On se demande à quoi servent les scènes complètement hors-sujet de Mireille Darc, en prostituée candide dans sa vénalité, à part ajouter un nom connu au générique. Claude Brasseur apparaît le temps de se faire « torturer » dans une scène hilarante d’inefficacité et Gert ‘Goldfinger’ Fröbe joue un malfrat finançant... la révolution cubaine ! Sans parler de la séquence à se tordre de rire où Gabin avoue à la toujours belle Nadja Tiller absolument raide-dingue de lui, qu'il « n’a plus le moral pour ces choses-là » et « qu'il leur reste ce qu'il y a de mieux : la tendresse ».

Tout cela est archaïque, poussif, poussiéreux, désuet, et cela devait déjà probablement l’être en 1966. Mais comment détester complètement un film où Gabin s’appelle ‘Paulo-les-Diams’ et ordonne à ses sibres d’aller lui « chercher le calibre dans la tire » ? Impossible…

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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commentaires

Kinskiklaus 18/08/2012

Adorant Jean Gabin (voir absolument les moins connus ARCHIMEDE LE CLOCHARD et RUE DES PRAIRIES), RIFIFI A PANAME est vraiment un film faiblard, approximatif, vieillot dès l'utérus. Curieusement, le
titre est resté célèbre.

claude kilbert 19/08/2012

Bonjour,

Dits c'est Paul Muni qui incarne à la perfection "Scarface.
Raft était vraiment un mauvais acteur!
Bonne journée à toi.

DANIEL 19/08/2012

Oui mais il avait de bonnes relations,de très bonnes relations a l image d un Frank Sinatra...Et ca aidait beaucoup dans le cinéma a cette époque la,peut etre que cela a du le gener quelque peu ou
alors il était convaincu de son talent,ou alors il s est dit"c est fou ce que je peux avoir comme bonnes relations,j ai vraiment de la chance"!!

Dino Barran 20/08/2012

D'accord à 75% avec toi, cher Fred.
Mais ça reste un film sympa, marqué par de grands acteurs et une musique "années 60". Il manque la verve d'Audiard au dialogue, qui reste malgré tout amusant (parfois), notamment les commentaires
ironiques de Ceccaldi. Ainsi que la célèbre réplique de Paulo : "En matière de racket, je ne reçois que les envoyés de M. Giscard d'Estaing."
Comme tu le dis, la fin de Claude Brasseur est plutôt elliptique voire bâclée, et les bagarres et fusillades font très "OSS 117". Cependant les deux paires de baffes distribuées par Gabin sont
plutôt roboratives.
Anecdote : Gabin avait eu à l'époque un "petit coup de chaud" pour Nadja Tiller.

Dino Barran 21/08/2012

Je rejoins notre ami Kinskiklaus sur RUE DES PRAIRIES, qui est un film original et très réussi. D'excellents dialogues et qui sonnent juste (- Non mais regardez-vous, vous en êtes déjà au thé et
biscottes, bientôt ce sera la camomille. - Pourquoi pas l'extrême onction ?), une certaine authenticité dans la description d'un milieu populaire, une dose raisonnable d'émotion sur la fin.
En revanche je n'ai pas réussi à voir jusqu'au bout ARCHIMÈDE...

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