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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 10:59

S’il est un couple bizarroïde du cinéma d’horreur qu’aucune adaptation n’a jamais séparé, c'est bien le comte Dracula et son fidèle Renfield. Fonctionnaire possédé par le vampire, celui-ci est interné en HP où il attend patiemment l’arrivée de son maître comme d’autres le messie. En attendant, et pour garder la forme, il se nourrit de mouches et autres insectes. Il est comme ça, Renfield.

Des films tirés de l’œuvre de Bram Stoker, il y en a eu et il y en aura encore des dizaines, des centaines même. Mais un seul comédien a interprété les deux rôles : Klaus Kinski. Qui d’autre ?

Dans « LES NUITS DE DRACULA » de Jess Franco, il apparaît à intervalles réguliers dans sa cellule, badigeonne les murs capitonnés de… matière organique et bien sûr, gobe quelques coléoptères. Comme sur notre photo. Le comte lui, est incarné par Christopher Lee. Mais ils n’ont aucune scène ensemble.

KK drecula rendfield (1)

Quelques années plus tard, Renfield monte en grade et devient lui-même le comte dans « NOSFERATU, FANTÔME DE LA NUIT ». Kinski adopte le look de Max Schreck dans le classique muet de Murnau et son Renfield à lui a les traits de Topor, le dessinateur-dramaturge français au rire démentiel. Cette fois, ils se rencontrent et Renfield se frotte même à son maître, très excité comme un chienchien.

KK drecula rendfield

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE KLAUS KINSKI
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commentaires

claude 12/09/2012 09:50

Un extrait de Klaus Nosferatu
http://www.arte.tv/fr/nosferatu-fantome-de-la-nuit/6893400,CmC=6893372.html

Un autre
http://www.arte.tv/fr/ce-monstre-venu-d-ailleurs/6895020.html

lemmy 27/02/2011 16:22


Te lisant, je pense tout à coup aux abrutis qui font la fameuse émission de critique cinéma sur France-Inter, émission dont j'ai oublié le titre et sur laquelle je tombe quelquefois par hasard, et
qui ne font que déglinguer tous les films, juste pour se faire mousser. Rigolo mais vain.

Je sais que lorsque j'avais 14 ans, j'ai vu à la télé la réaction outrée de Pierre Tchernia (que j'estime beaucoup par ailleurs) à un extrait du "Le justicier de New York", il avait juste dit un
"pas de commentaires" assez sec (l'extrait était grâtiné). Je suis donc allé voir le film le jour de la sortie.


lemmy 27/02/2011 02:01


Drôle de deal :-) Cher ami, tu es libre de tes mouvements de rétine et des connexions de bonheur, de compréhension ou de joie qu'elles peuvent te procurer. Je comprends tout à fait qu'on n'aime pas
Wayne. J'ai aussi des impossibilités comme ça. Plus dans les comédiens de composition que dans les acteurs de caractères. Mais en tant qu'amateur de Carpenter, tu devrais aisément te jeter dans les
films dans lesquels John W. a joué, il y a là une matrice de base : Invasion L.A. a un hommage très appuyé à "L"homme tranquille" : Carpenter voulait filmer une bagarre encore plus longue... En
fait, des goûts on ne discute pas. Par contre, on ne peut dénier que Wayne a joué sous la direction de très grands metteurs en scène, donc ces films ne sont pas forcément des films de John Wayne,
mais de John Ford ou de Hawks, pour prendre les plus connus.

Par contre, toutes les critiques ne sont pas masturbatoires. Une critique ne doit pas l'être si elle est analyse. Je n'ai rien contre l'intellectualisation, il faut bien avouer qu'il y en a bien
peu (bon, on m'a offert le livre de Badiou sur le cinéma et... je pense que je vais prendre mon temps pour le lire... dans très longtemps...) Personnellement, je ne suis pas capable de faire une
critique, j'en suis au "j'aime ou j'aime pas" et je brode autour, et je pense qu'on est la plupart ainsi. Il y a des critiques qui m'éclairent, ouvrent des portes, faut l'avouer. Un seul exemple,
j'aime écouter ou lire Tavernier quand il parle de cinéma : il allie analyse et passion, et c'est magnifique. D'autre part, je suis assez sensible à ce qu'écrit un Peter Watkins. Faut juste être
conscient des ménécanismes de cet art et de cette industrie qu'est le cinéma. Aimer les navets de Klaus pour ce qu'ils sont et ses grands films, ou bien Cassavetes...

Mais pour ma part, je vais, en homme non numéroté ;-), me remettre à quelques Cassavetes. J'en ai vu il y a longtemps, d'abord poussé par Peter Falk, mais j'en suis à l'âge où il me faut revoir les
films. Quant à toi, tu es bien entendu libre de voir quelques Wayne. Mais nous avons tous si peu de temps qu'il faut bien choisir.


Fred Jay Walk 27/02/2011 08:59



On pourrait parler des heures des critiques. Elles ont leur utilité tant qu'elles restent sur le ton de "Personnellement, je pense que..." et non pas de "Voilà ce qu'il faut penser
sous peine de passer pour un crétin..."


Pour prendre l'exemple de Cassavetes, la plupart des livres ou articles qui lui sont consacrés analysent son oeuvre sous un tel angle, qu'il rebuterait n'importe quel spectateur lambda. Or cette
oeuvre n'a rien d'hermétique.


Quelqu'un comme Tavernier est passionné, oui. Il ne pratique pas de terrorisme intellectuel.



Kinskiklaus 26/02/2011 20:43


Lemmy, faisons un deal toi et moi: je "découvre" John Wayne, et en échange, tu te jettes dans l'oeuvre de Cassavetes? Good deal, no?

Idem, je n'aime pas tout Herzog, d'ailleurs je ne pense pas avoir vu la moitié de son oeuvre tellement celle-ci est dense.Mais moi aussi, "AGUIRRE" est mon film de chevet, si j'ose dire. Ce qui est
bien c'est qu'on en revient aux même bases: Et si nous avions découvert ce film par le biais des critiques masturbatoires et intellos assommantes et soporiphiques?


lemmy 26/02/2011 19:31


Réponse à certaines scènes de l'époque du muet ? Faire respirer l'irrespirable ? Impro sur le moment, Herzog aimant ce genre de scènes décalées ? Rajouter sur le mode du ridicule au grinçant du
tout et au pathétique de ces créatures ? Je trouve que cette scène va bien avec l'ensemble. Il faut dire que j'apprécie particulièrement Herzog, alors que par exemple je ne connais quasiment rien
d'un Cassavettes, dont on parle actuellement sur ton blog (oui, kinskiklaus, je l'avoue humblement et petitement, pas dans le post consacré à Cassavettes)


Fred Jay Walk 26/02/2011 19:58



J'aime Herzog. Pas tout, mais "AGUIRRE" est un de mes films de chevet.


Cassavetes, je te le conseille chaleureusement. Et comme tu l'as lu ici, n'écoute pas les critiques : il n'a rien d'un cinéaste intello et chiant. C'est un cinéma organique et viscéral.
"UNE FEMME SOUS INFLUENCE" serait un bon commencement...



lemmy 22/02/2011 00:40


Venant de revoir le "Nosferatu" de Venise, que dire de cette scène entre Reinfield et Nosferatu si ce n'est qu'elle est hilarante, véritable intermède dans ce film muet parlant.


Fred Jay Walk 22/02/2011 10:49



Je me suis toujours demandé ce qu'elle faisait dans le film, cette scène... J'avoue ne pas être très fan. En tout cas dans ce contexte-là.



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