Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:37

Pas étonnant de trouver le nom de l’auteur de « GOSFORD PARK » au générique de la série « DOWNTON ABBEY », puisque celle-ci ressemble à une variation sur le même thème. À savoir, la vie d’une demeure au début du 20ème siècle en Angleterre et la relation subtile et complexe liant les maîtres des lieux, une famille d’aristocrates avec leurs employés et domestiques.

L’extrême précision de l’écriture, la finesse de l’étude psychologique, les résonnances sur notre monde d’aujourd'hui et la richesse inouïe du casting, font que la série évite le piège du ‘soap’ en costumes et devient un microcosme puissant et foisonnant des relations humaines, qu'elles soient sociales ou familiales. L’anecdote la plus apparemment anodine (le vol de bouteilles de vin) prend des proportions de suspense hitchcockien, le plus banal des malentendus (une femme de chambre qui pense qu'elle va être renvoyée) peut changer en profondeur la destinée de toute la famille. C'est du travail d’orfèvre, jusqu'au plus petit détail et le visuel suit, puisque la photo est continûment ciselée, d’un esthétisme discret mais constant.

ABBEY

Bien sûr, comme souvent dans les productions anglaises, le plaisir vient de la qualité de l’interprétation. Dans « DOWNTON ABBEY », tout le monde devrait être cité : Hugh Bonneville – qui a de faux-airs de Bill Murray – magistral en maître de maison bon-enfant, Jim Carter formidable d’humanité bourrue en ‘butler’ sévère mais juste, Maggie Smith délectable en lady dépassée par son époque mais qui n’a rien perdu de sa capacité à nuire, Brendan Coyle dans le rôle mystérieux du majordome boiteux au passé trouble, et Elizabeth McGovern, très peu changée depuis « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE » datant d’il y a trois décennies, tout en douceur et en intelligence.

Énorme pouvoir d’addiction donc, pour cette série de prestige, qui ne connaît aucune baisse de régime, demeure toujours lisible malgré la multiplicité de ses protagonistes et des sous-intrigues, et parvient à passionner pour un monde tombé en désuétude et des individus qui pourraient nous sembler lointains et désincarnés. « DOWNTON ABBEY », c'est exactement le contraire. Bel exploit.

Partager cet article

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article

commentaires

elborak 19/03/2013 19:11

Merci Fred de m'avoir fait découvrir cette magnifique série qui correspond en tout point à ce que tu écris !

Un régal !!!

Fred Jay Walk 20/03/2013 08:31



You're welcome.



Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens