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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 13:43

PLEASENCEActeur anglais hyperactif, Donald Pleasence a touché à tous les genres avec une prédilection pour le fantastique et l'horreur. Professionnel international, il a goulument tourné tout et n'importe quoi, allant du chef-d’œuvre du cinéma commercial (son aveugle dans « LA PLEASENCE (2)GRANDE ÉVASION » est dans toutes les mémoires) au plus infâme nanar de série Z, du général nazi à Blofeld dans un 007, de Roman Polanski à John Carpenter.

Petit, chauve, l’œil pétillant de ruse et parfois de démence, Pleasence a trouvé quelques excellents rôles dans le western où sa présence volontiers tonitruante, n’était finalement pas si incongrue que cela.

Il jouait un « oracle » crasseux et ivrogne dans « SUR LA PISTE DE LA GRANDE CARAVANE », le terrifiant prêcheur Quint, chef d’une famille de dégénérés dans « WILL PENNY LE SOLITAIRE », le trafiquant d’armes affublé d’un horrible dentier dans « SOLDAT BLEU ».

Pleasence côtoie le tandem Hill-Spencer (mais pas à l’occasion d’un western) dans « ATTENTION, ON VA S’FÂCHER ! », incarne Sam Purchas dans plusieurs épisodes de la minisérie « COLORADO », campe l’acolyte du héros dans l’improbable sequel sudaméricaine « DJANGO 2 : IL GRANDE RITORNO » face à Franco Nero.

PLEASENCE (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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commentaires

Corey 18/05/2010 17:02


Désolé, mais moi, le cinéma commercial, je ne sais pas ce que ça veut dire. Il n'y a pas un réalisateur qui fasse un film en se disant "tiens, moi ce que je veux, c'est que mon film ne fasse pas
beaucoup d'entrées !"
Et d'un autre côté, il n'y a pas non plus un réalisateur qui fasse un film en se disant "tiens, j'ai fait le film qui réalisera a coup sur un carton au box office " !
En parlant des Ch'tis, justement, Boon pensait faire 2 ou 3 millions au maximum, il en a fait 20. Par quelle miracle ? Est-ce un chef d'oeuvre ? L'histoire nous le dira.
En rappelant que Oury, considéré comme un faiseur de cinema "commercial" en son époque, passe maintenant pour un des grands réalisateurs de comédies de son époque. Tout comme Verneuil, dans un
autre genre.
Et Melville, le cinéaste "anti-commercial" par excellence, qui a fait un carton avec Le cercle rouge, film a priori pas vraiment destiné au grand public… Est-ce devenu un film commercial, du
coup ?
Tout ça ne veut rien dire, je vois dans ce terme "commercial" un certain snobisme et un certain dédain de ceux qui se placent du côté du cinema "d'auteur".
L'histoire ne juge pas en ses termes, il y a les films qui restent dans les mémoires en tant que chef d'oeuvre du cinéma, avec une certaine part de subjectivité, et les autres, plein d'autres,
qu'on a le droit d'apprécier selon ses goûts, bien sur !


lemmy 18/05/2010 16:18


Et Donald Pleasence est un putain d'acteur qui ne refusait rien comme rôle et que j'apprécie énormément.

Je ne me souvenais pas de lui dans "Django 2" : faut dire que je me souviens de rien de ce film (je me souviens jsute que je cherchais la trace de William Berger, crédité mais invisible).


Fred Jay Walk 18/05/2010 17:57



Oublié aussi. Quel drôle de truc, ce film...



lemmy 18/05/2010 16:15


Dès qu'on en vient à la dichotomie cinéma commercial/non commercial, ça flingue souvent comme dans un spaghetti. Mais est-ce si étanche ? Et John Ford, Hawks ou Cameron par exemple ?

Aux Usa, on parle de ciné indépendant. Ou bien on peut parler de ciné expérimental, d'avant-garde ou d'auteur. Le ciné d'auteur comme on l'entend en France depuis la nouvelle vague a laissé des
traces dans nos inconscients de cinéphiles : l'auteur est la ligne de mire, le studio et les producteurs (au sens traditionnel cad avec de grandes dents) seraient secondaires, loin du formatage
global. Alors c'est quoi ? : le matraquage, le budget, la non-subversion, la morale ambiante, aller dans le sens du public (sous-entendu en lissant le propos), le profit maximum, le formatage ? Le
fric, Danny Trejo sont-ils l'ennemi du ciné, de l'art ? C'est l'ouverture à un débat frénatique, comme le débat entre Demy et Belmondo (à l'époque de "l'as des as"). Et il y a un jugement d
evaleur, d'où les listes des grands films de l'histoire du ciné. Oui, il y a un fossé entre Peter Watkins (dont j'apprécie particulièrement la démarche) et euh "La grande évasion". Tiens "la grande
évasion" serait un bon titre global pour définir le ciné commercial, non ?

Eco parle bien de ça, dans ce qu'on recherche au ciné, dans son "De superman au surhomme".

Ouais, ben "La grande évasion" est un putain de bon film, avec de la couille !


lemmy 18/05/2010 16:01


"La grande évasion" est incontestablement un chef-d'oeuvre du cinéma commercial.Pas un "chef-d'oeuvre commercial", nuance. "Bienvenue chez les ch'tis" et "Taxi " sont des chefs-d'oeuvre de
commerce, oui, mais pas des chefs-d'oeuvre du ciné commercial. Il ne faut pas oublier le mot "cinéma".


Corey 17/05/2010 22:45


Bien sur, la subjectivité guide nos choix. Juste que, accoler "commercial" à "chef d'oeuvre" est un peu choquant à mon goût ! Pour moi, La grande évasion est un chef d'oeuvre tout court. Qu'il ait
eu un grand succès public ne lui enlève pas cette qualité. Mais je conçois très bien que tu puisses ne pas la considérer comme tel !


Corey 17/05/2010 19:50


Désolé, mais pour moi, La grande evasion est un chef d'oeuvre du genre, tout comme la grande vadrouille d'ailleurs dans le genre comédie. Si on va dans ton sens, un chef d'oeuvre est un film
reconnu mais qui ne fait pas un grand nombre d'entrées, et s'il en fait, il ne devient pas un chef d'oeuvre mais un film grand public… Il y a heureusement des tas de contre exemples, des films
reconnus dans l'histoire du cinéma et qui ont en même temps eu un grand succès public : Casablanca, Citizen Kane, etc


Fred Jay Walk 17/05/2010 20:15



D'accord, Corey.


Mais je ne parlais pas des films en général. Juste de "LA GRANDE EVASION". Que j'aime beaucoup par ailleurs. Mais un
chef-d'oeuvre ? Pas pour moi. Chacun ses goûts et c'est tout l'intérêt de ces discussions sur le cinéma, non ? La subjectivité. "CITIZEN
KANE" que tu cites, m'a toujours terriblement ennuyé. Qu'y puis-je ?



Thomas Grascoeur 17/05/2010 18:47


Un grand acteur de théâtre aussi ! (Le Gardien)


Corey 17/05/2010 16:50


Parce que La grande évasion, ce n'est pas un classique ? C'est un des 5 grands classiques du film de guerre ! Et un véritable chef d'oeuvre "tout court", parce que rajouter "commercial" à une
oeuvre artistique, ça a de toute façon toujours une valeur péjorative… Et en plus, ça ne veut rien dire, car personne ne veut faire un film pour qu'il ne fasse pas d'entrées !


Fred Jay Walk 17/05/2010 17:28



Je ne suis pas sûr que la préoccupation principale de David Lynch par exemple, soit de faire des entrées.


Mais c'est un autre débat.


"LA GRANDE EVASION" comme en France "LA GRANDE VADROUILLE" sont
des films grand public, bourrés de qualités. Mais on ne les retrouvera jamais sur des listes de "meilleurs films de l'histoire du cinéma", c'est tout.


Et je le répète (et le prouve avec les films défendus sur le blog) le mot "commercial" n'est pas péjoratif. C'est moins joli que "exploitation movie" en Anglais mais c'est pareil.



Corey 17/05/2010 14:36


La grande évasion, un chef d'oeuvre "commercial" ? C'est quoi un chef d'oeuvre commercial, un chef d'oeuvre qui fait des entrées ?


Fred Jay Walk 17/05/2010 16:35



Non, c'est un film qui n'est pas considéré comme un classique du cinéma, mais fait partie des grandes réussites d'un cinéma populaire apprécié du public.


Et ça n'a rien de péjoratif.



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