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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 13:53

DE LA PART suiteRichard Matheson est essentiellement connu pour son travail dans le domaine du fantastique, que ce soit comme romancier (« JE SUIS UNE LÉGENDE ») ou scénariste pour Corman et autres. Son polar « RIDE THE NIGHTMARE » fut adapté en 1962 pour DE LA PART DES COPAINS (1)la série « THE ALFRED HITCHCOCK HOUR », réalisé par Bernard Girard et interprété par Hugh O’Brian et Gena Rowlands. DE LA PART DES COPAINS (2)

Lors de l’accès au vedettariat de Charles Bronson en Europe, le roman fut à nouveau scénarisé, en long-métrage cette fois, pour une coproduction franco-italienne intitulée « DE LA PART DES COPAINS ».

Réalisé par Terence Young alors encore sur sa lancée des premiers 007, c'est un ‘pudding’ multinational où Bronson est entouré de Liv Ullmann qui tentait d’élargir son vedettariat hors du cinéma de Bergman, James Mason vieux routier des navets internationaux, l’excellent comédien français Jean Topart, l’acteur de ‘spaghetti western’ Luigi Pistilli, Michel Constantin (le temps de se faire briser les vertèbres) et bien sûr Jill Ireland.

Tourné dans le Midi de la France, « DE LA PART DES COPAINS » est un suspense DE LA PART DES COPAINS (4)sympathique, plus ou moins inspiré de « LA MAISON DES OTAGES » de William Wyler, mais qui aurait nécessité un réalisateur plus inspiré que Young. Esthétiquement, cela ressemble à un téléfilm pour France 3-Régions, le dialogue est extrêmement faible, les comédiens font de la figuration et – comme souvent à cette époque – le morceau de bravoure est une interminable course-poursuite en voiture.

En revoyant le film aujourd'hui, il paraît clair qu'il n’a été mis en chantier que pour consolider l’image de star tous-terrains de Bronson. Filmé sous toutes les coutures, portant un T-shirt mettant ses bras d’haltérophile en valeur, le cheveu en bataille, l’acteur américain est vraiment la seule raison d’être de ce produit.

Autour de lui, tout le monde semble somnoler et attendre le mot ‘fin’, hormis peut-être Topart, franchement glauque en ex-mercenaire lubrique.

DE LA PART DES COPAINSTypique d’une catégorie de productions des années 70, ce film souvent rediffusé à la TV, n’est en fait mémorable que par l’accumulation de noms prestigieux à son générique. Même s’ils sont mal employés. Film populaire par excellence, il vaut à la rigueur d’être vu pour son premier tiers et pour Bronson, dans une forme olympique. En fermant les yeux sur Jill Ireland en hippie braillarde, le chapeau de pêche de Mason et l’absurdité de certaines situations.

À noter qu'il vaut mieux voir le film en v.o. (dispo sur le DVD sorti en France), car le doublage rend incompréhensibles certains dialogues entre les habitants de Villefranche et le « Ricain ».

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commentaires

Marc Provencher 30/12/2012 20:11

Eh bien il va falloir que je le voie ! Bronson-Ullmann, c'est un casting vraiment surréaliste de chez surréaliste.

J'aime tellement l'actrice Liv Ullmann que je me suis tapé des Bergman que sans sa présence je n'aurais jamais vus (comme le très austère et cérébral 'Face à face', par exemple, où elle joue -
magnifiquement - une psychiatre en crise).

Liv Ullmann - comme Ingrid Thulin, Bibi Andersson et autres super-actrices suédoises - a interprété toutes sortes de films hors de Suède, mais là, partenaire de Charles Bronson... !

Je ne peux m'empêcher d'imaginer une anecdote de tournage imaginaire: Jill Ireland tourne une scène en suivant les indications de Young, tandis qu'un peu plus loin, Bronson et Ullmann, qui avaient
une scène ensemble un peu plus tôt dans la journée, sont assis à l'écart. Entre deux prises de Jill, Bronson (que j'imagine très amoureux de sa femme, donc un tantinet myope) chuchote à Ullmann : «
Quel talent de comédienne, ma femme, hein ? » Et Liv Ullmann - réservée et diplomate, mobilisant toutes ses ressources d'actrice professionnelle - répond : «Oh, comme c'est vrai.»

Enfin bref, j'espère pour Ireland qu'elle n'a pas de scènes avec Ullmann, parce que sinon ça doit crever les yeux !

VAL 19/10/2011 11:48


C'est vrai, j'avait oublié le T-shirt noir. Bronson porte bien le noir, surtout avec ses muscles qui roulent dessous...Bon, je ne vait pas refaire le même méssage que pour "Sadie Tompson", j'en ai
déjà assez honte.
Mais je maintient mon jugement sur ce film et sur Jill, bien sûr.


VAL 18/10/2011 11:47


Ah, oui, c'est le film où Jill Ireland est encore plus "tête à claques" que d'habitude !
Ceci dit, c'est un honnête polar, mais ce n'est pas mon Bronson préféré.


Fred Jay Walk 18/10/2011 15:48



Non, mais le T-shirt noir est mythique !



Corey 17/08/2010 16:47


Franchement, je ne le trouve pas vilain du tout. Déjà parce qu'il est difficile de trouver vilain un film de Terence Young, un réalisateur qui a l'habitude de soigner sa photo. De plus, il est à
mon avis encore plus difficile de rendre vilain les superbes paysages de la côte d'azur… Et Bronson est tellement à l'aise, tellement charismatique qu'il illumine davantage cet excellent film…
Je persiste, na !


Fred Jay Walk 17/08/2010 17:45



Et je t'y encourage.
Même si je pense exactement le contraire. Mais c'est ça qui est beau dans la démocratie !



Corey 16/08/2010 16:29


Dans le top 5 de mes Bronson préférés… Quant à ton qualificatif de téléfilm de France 3 régions, c'est très très dur !
Si De la part des copains ressemble à un téléfilm de FR3, La chevauchée des 7 Mercenaires a tout l'air d'un film de vacances tourné en Super 8…


Fred Jay Walk 16/08/2010 16:55



J'aime bien ce film, mais reconnais qu'il est assez vilain esthétiquement parlant.


Quant à t'en prendre à cette pauvre "CHEVAUCHEE...", tu as raison : c'est de bonne guerre !



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