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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:36

BYE BIRDIE (1)Dans un épisode de la 3ème saison de « MAD MEN », l’agence de pub concocte un spot plagiant une scène du film à succès « BYE BYE BIRDIE ». Ils se passent et se repassent la chanson d’Ann-Margret sur fond bleu et en filment un parfait duplicata. Pour se rendre BYE BIRDIEcompte qu'il leur manquait l’essentiel pour que cela fonctionne : Ann-Margret !

Il faut bien dire que la réussite de « BYE BYE BIRDIE » doit beaucoup à la jeune comédienne. Pétulante, pétant de santé et de joie de vivre, le sourire communicatif, le second degré affleurant derrière chacune de ses expressions, elle crève l’écran comme elle le fera rarement par la suite. Ses apparitions dans le prologue et l’épilogue (la même chanson interprétée de façon radicalement différente) sont anthologiques.BYE BIRDIE (2)

Ce charmant ‘musical’ est un véritable concentré de sixties. Sorti l’année de l’assassinat de JFK, il fait aujourd'hui figure d’adieu de l’Amérique à son innocence. Dans quelques mois, l’univers de Birdie n’existera plus et on ne pourra plus tourner de tels films avec la même candeur. C'est ce qui fait une grande partie du charme de ce joli film bariolé, aux numéros musicaux bien intégrés, à la photo constamment inventive (signée Joe Biroc, le chef-op d’Aldrich) et aux comédiens en pleine forme. À peine pourra-t-on déplorer quelques longueurs, comme le numéro interminable de Janet Leigh avec les business men coiffés de fez.

BYE BIRDIE (3)

Le film se moque gentiment d’Elvis et de ses fan-clubs, il fait preuve d’une certaine causticité en ironisant sur l’importance grandissante de la télé dans le quotidien du peuple (le numéro assez osé sur Ed Sullivan, qui joue son propre rôle) et pose même un œil moqueur sur l’obsession du mariage et sur le mâle américain pas bien brillant dans l'ensemble. Tout cela sous couvert de show endiablé et ripoliné.

Affublée d’une curieuse perruque noir-corbeau, Janet Leigh est délicieuse. Mais quand ne l’est-elle pas ? Maureen Stapleton, à peine âgée de 38 ans, joue une grosse matrone envahissante, mère d’un garçon du même âge, Dick Van Dyke n’est pas très passionnant, ni spécialement drôle.

À condition d’être dans le bon mood, « BYE BYE BIRDIE » fait passer un moment des plus plaisants. Il fait rétrospectivement figure d’instantané de cette Amérique fantasmée pré-Vietnam, pré-Dallas, qui allait disparaître à jamais.

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commentaires

Isa 01/05/2011 16:59


Analyse très juste d'un film méconnu ou souvent dénigré (je vais de ce pas envoyer le lien à tous mes amis refractaires pour leur montrer que non, quoi qu'ils en pensent, je ne suis pas la seule
"tordue" à apprécier ce film... qu'ils refusent de voir depuis qu'on leur a passé quelques extraits !!!).

Je me régale des multiples détournements du code Hays.
Le choix même d'avoir réalisé une comédie musicale n'est pas innocent. Si le film est un brin moqueur, il ne manque jamais de respect au genre, ni même à l'Amérique d'ailleurs, c'est juste une page
qui se tourne, alors autant voir ça avec humour.

Allez... Bye Birdie, on t'aimait bien, mais maintenant on peut passer à autre chose. :D


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