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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 22:59

BILLYBUDD (4)Tiré de l’œuvre d’Herman Melville, « BILLY BUDD » est un film brassant des thèmes d’une richesse inouïe, sur une anecdote d’apparence toute simple.BILLYBUDD

Enrôlé de force sur un navire de guerre anglais, le jeune Billy BILLYBUDD (2)est confronté au maître d’armes, une brute sadique qui prend plaisir à maltraiter les marins, à les faire fouetter pour des motifs futiles. Leur affrontement s’achèvera par la mort accidentelle du malfaisant. Mais c'est seulement alors que le vrai dilemme apparaît : les officiers, tous tombés sous le charme du naïf Billy, peuvent-ils l’acquitter alors même qu'il a tué un supérieur ? Doivent-ils écouter leur cœur ou suivre la loi ?

Rien n’est simple dans « BILLY BUDD », qui nage dans des marécages d’ambiguïté du début à la fin. Terence Stamp incarne une sorte d’ange blond innocent et pur dont tout le monde tombe systématiquement amoureux. Il doit faire face à Robert Ryan, absolument prodigieux dans le rôle de Taggart. Celui-ci ne supporte pas la vue même de Billy : sa jeunesse, sa joie de vivre, sa générosité, sa candeur qui semblent lui faire insulte. Reconnaît-il en Billy le jeune homme qu'il fut jadis et qu'il a trahi en vieillissant ? A-t-il jamais eu les BILLYBUDD (3)qualités de Billy ou a-t-il toujours été corrompu ? Ou plus prosaïquement, se sent-il attiré sexuellement par le garçon ? Ses relations avec un marin qui lui sert d’esclave et d’espion sont très explicites quant aux penchants de Taggart. Habitué aux rôles de salauds tragiques, de colosses fragiles, d’hommes intelligents mais abimés et haineux, Ryan crée un personnage fascinant, qui ferait passer le capitaine Bligh pour un enfant de chœur. Son face à face nocturne avec Stamp, sous les étoiles, est un grandiose morceau de cinéma. Autour des deux vedettes au sommet de leur art, d’excellents comédiens comme Ray McAnally, Melvyn Douglas, le jeune David McCallum et surtout Peter Ustinov (qui a également assuré la réalisation), dans le rôle le plus complexe, qu'il incarne avec une retenue très inhabituelle chez lui.

Ce huis clos en pleine mer, utilise à merveille le CinémaScope, même si on peut regretter qu'il ait été tourné en noir & blanc, un choix qui ne se justifie pas vraiment.

BILLYBUDD (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE ROBERT RYAN
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