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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 07:52

ASSASSINS (1)Difficile de ne pas aimer un film écrit par les futurs cinéphiles-réalisateurs Brian Helgeland et les frères Wachowki, réalisé par Richard Donner alors roi du ‘blockbuster’, mais qui prend ses racines dans le polar de Hongkong, le cinéma des seventies façon Michael Winner et qui est un énorme clinASSASSINS d’œil à… « MON NOM EST PERSONNE ».

En effet, « ASSASSINS » confronte un tueur à gages vieillissant (Sylvester Stallone) qui désire se retirer des ASSASSINS (2)affaires à un « jeune loup » qui l’a pris pour modèle et connaît tout de sa carrière (Antonio Banderas). Et pour enfoncer le clou, Julianne Moore raconte in extenso la petite fable de l’oiseau dans la bouse, inventée par Terence Hill dans le film de Tonino Valerii. On a connu références plus antipathiques !

Tiraillé entre toutes ces influences parfois contradictoires, « ASSASSINS » est un polar schizophrénique qui alterne les séquences méditatives magnifiquement photographiées par Vilmos Szigmond et les grosses cascades chères à ASSASSINS (3)Donner, les fusillades sanglantes et de longs moments d’expectative. On est très souvent au bord de s’enthousiasmer au cours du film, mais il est clair que le réalisateur n’a pas osé opter pour le polar « classieux » jusqu'au bout. Abâtardi de poursuites interminables, de platitudes, « ASSASSINS » souffre surtout d’une faute de goût qui frise le vice de forme : l’interprétation de Banderas. En totale roue-libre, l’acteur espagnol fait rigoureusement n'importe quoi. Gloussant, sautillant, la mèche grasse, la moue simiesque, il vampirise toutes les scènes où il apparaît, dans un numéro ridicule et sans garde-fou. C'est d’autant plus flagrant que Stallone a opté pour un style opposé : sobre, intense, neurasthénique, il n’ôte pas sa chemise de tout le film (c'est dire !) et retrouve la présence minérale des grandes stars iconiques du film d’action des décennies passées. À ses côtés, la jeune Julianne Moore ASSASSINS (4)compose un personnage amusant de « hackeuse » asociale, loin de tout cliché.

Malgré ses manques, « ASSASSINS » a moins vieilli que les « ARME FATALE » de la même équipe, par exemple. Son rejet de tout réalisme, de toute réalité sociale, de tout personnage « normal », lui donne une séduction intemporelle. Le film est truffé de belles idées, de décors parfaitement exploités (l’hôtel en ruines à la fin, le cimetière) et de coups de théâtre distrayants. Bien sûr, le scénario est truffé de trous énormes, de « comme par hasard » durs à avaler, de raccourcis bâclés à la va-vite, mais cela reste un polar singulier qui a su se créer un univers propre et mélanger ses multiples racines.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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commentaires

daniel 15/08/2011 17:23


En ce qui me concerne si je suis assez d accord avec toi sur l interprétation de Banderas je pense que celle de Stallone n est absolument pas naturelle,limite caricaturale et je me demande s il n
aurait pas lui aussi ete ridicule s il avait pris le role de Banderas.Quand Stallone cherche a copier ses ainés il n est jamais crédible et il lui faut un grand réalisateur pour obtenir le maximum
de ses possibilités comme dans "FIST" par exemple.Donner a toujours laissé trop de libertés a ses acteurs mais le film est a voir....une fois.


Fred Jay Walk 15/08/2011 17:27



Je ne suis pas un inconditionnel de Stallone, mais là je l'ai vraiment trouvé bien. L'inverse de ce qu'il faisait dans "TANGO ET
CASH" ou "L'EXPERT" où là, il singeait les "durs" des années 70 et se montrait ridicule.


C'est un des films où je le trouve le mieux utilisé. Après "COP LAND", évidemment.



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