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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 12:13

AMIGO (3)Le vrai problème de « AMIGO… MON COLT A DEUX MOTS À TE DIRE », ce n’est pas tant son scénario indigent, son humour pachydermique, sa mise en scène grabataire, ses coups de zoom et sa vulgarité intrinsèque. Non, le problème, c'est qu’on a toujours AMIGOl’impression que Bud Spencer va enfin retrouver son compère Terence Hill et que le film va vraiment démarrer. À part que l’ex-Mario Girotti ne figure pas au générique et qu’un AMIGO (2)« TRINITA » sans Trinita… ça ne donne pas grand-chose !

Poursuivi par Jack Palance, un tenancier de bordel ambulant qui veut l’obliger à épouser sa sœur (Dany Saval !) qu'il a déshonorée, l’ex-Carlo Pedersoli rencontre un gamin, héritier d’un terrain pétrolifère. Voilà pour l’essentiel, le reste étant comblé par de nombreuses bagarres sur-bruitées, des gags répétitifs (Bud chausse ses lunettes avant de baffer ses adversaires) et des numéros de cabotinage hors-contrôle. On le sait, Palance n’a jamais été un modèle de sobriété et de maîtrise de soi, mais là il fait rigoureusement n'importe quoi : il ne desserre pas les dents de tout le film, mâchouille un cigarillo et tente de jouer « comique » face à Spencer qui a au moins l’instinct de rester neutre. Il faut avoir vu la séquence où Jack se fait débloquer les vertèbres par un médecin ! AMIGO (1)Francisco Rabal, autre comédien au passé plus glorieux, passe de façon discrète dans un rôle de faux-pasteur.

Le ‘spaghetti western’ parodique fut le sous-genre d’un sous-genre et accéléra sa chute, due à la médiocrité de ses productions. L’amateur complétiste pourra toujours noter que la ferme des McBain de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » a ici un rôle très prédominant : le dernier quart du film s’y déroule. Autre clin d’œil au même film : la BO de Luis Bacalov, qui introduit des notes d’harmonica menaçantes à chaque apparition de Palance.

En résumé, « AMIGO… MON COLT A DEUX MOTS À TE DIRE », c'est un peu un Laurel & Hardy sans Laurel, un Abbott & Costello sans Abbott, un Tom & Jerry sans Jerry, etc. Autrement dit : une anomalie.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JACK PALANCE
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claude kilbert 19/06/2011 17:02


merci pour cette article pleins d'humour, il m'a bien fais rire..."Hi hi hi"


Fred Jay Walk 19/06/2011 17:23



Fraanchement, c'était difficile de chroniquer un tel film en étant parfaitement sérieux...



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