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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 11:03

AMERICAN GUNLe cast, le titre « AMERICAN GUN » font aussitôt penser à une série B sortie directement en vidéo, mais nous en sommes loin ! Dans la lignée de l'excellent « IN THE BEDROOM », c’est un film indépendant, puissamment ancré dans une réalité sociale et militant de façon subtile contre les armes à feu. La force du scénario – sans ‘spoiler’ la chute absolument dévastatrice – est de laisser croire à une bête histoire de vengeance, pour subitement changer de cap et s'achever dans une apothéose d'émotion qui « cueille » à froid et laisse le spectateur plongé dans des abimes de réflexion.

Le budget minuscule se fait cruellement sentir, surtout dans les flash-backs situés en 39-45 (seul vrai point faible du film) ou dans la séquence tournée à Las Vegas, mais le problème n'est pas là. Centré sur James Coburn qui trouve là un magnifique dernier rôle, « AMERICAN GUN » décortique sans pitié son visage ridé, crevassé, multiplie les gros-plans sur ses mains déformées par l'arthrose, le défait totalement de son image d'homme d'action et de ‘légende’, pour laisser place au comédien. Coburn n'a que peu joué de rôles de cet acabit, hormis l'infirmier psy de « MR. PATMAN » ou le père de « AFFLICTION ». En voyant le présent film, on le regrette d'autant plus que son registre était réellement impressionnant. Son couple avec une Barbara Bain (la Cinnamon de « MISSION : IMPOSSIBLE ») à peine reconnaissable, est une franche réussite. Et Virginia Madsen apparaît peu, mais parvient à donner de l'épaisseur à son personnage de fille paumée.

AMERICAN GUN (1)

Il y avait tous les éléments pour suivre les traces de films comme l’intéressant « HARDCORE » de Paul Schrader, ou encore plus facilement la série des « DEATH WISH ». Mais la façon qu'a eue l'auteur de tordre ces clichés, de mettre le public face à ses réactions et préjugés, est extraordinairement intelligente. Avec un peu plus de moyens, cela aurait pu être un grand film. C'en est déjà un très bon et on n'est pas près d'oublier l'ultime plan de Coburn et son terrible regard face caméra, qui rappelle celui de son ancien collègue des « 7 MERCENAIRES », Charles Bronson dans son dernier plan de « INDIAN RUNNER ». Troublant d'ailleurs que ces deux comédiens de la même génération qui ont connu des carrières assez parallèles et se sont faits un nom dans un cinéma d'action, finissent leurs parcours dans des œuvres aussi atypiques dans leur filmo et des plans aussi similaires...

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JAMES COBURN
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commentaires

Marc Provencher 23/04/2013 23:52

Fan fini de James Coburn, je suis fru parce que sa filmo n'est pas si faste. Ce n'est pas 'Il était une fois... la Révolution' et 'Croix de fer' tous les jours, quoi. On l'a sous-utilisé, en fait.
On a mis du temps à voir de quoi il était capable. Mais je viens de commencer à regarder sur YouTube (*) 'Death of a Soldier', un petit film australien de 1986 où il joue un avocat militaire de la
WW2 aux prises avec un "cas" difficile, et au moins pour les fans de Coburn sinon aussi pour le reste (c'est assez bien foutu) ce titre peu connu nous en fait toujours un de plus !


(*) Mais je jure de ne pas continuer, car cette pseudo-gratuité des films est la mort du cinéma, si on additionne deux plus deux. Il me faut donc un DVD !

Fred Jay Walk 24/04/2013 08:14



"WWW" va réclamer ça !!!



Marc Provencher 09/02/2011 01:26


Il suffit d'habiter dans la zone 1, et le tour est joué ! (Pour le cinéma américain, bien sûr. Par contre, comme on est loin de Cinecittà, ici...)

Enfin ! En voilà un qui n'a pas raté sa sortie. Tellement d'acteurs, y compris les plus illustres, nous ont quitté sur des navets. Mais pas James Coburn ! Son dernier rôle au grand écran - et en
vedette, merci la vie - est aussi un de ses meilleurs en carrière. Un scénario béton, une mise en scène habile malgré des moyens limités, qui prend juste assez son temps et joue superbement sur les
deux tableaux de son interprète principal : l'aura d'homme d'action - nécessaire pour faire passer qu'un septuagénaire arthritique parte sur les routes tel un détective pour remonter la filière
d'une arme fatale - et l'autre face, moins connue parce que sous-utilisée, du "character actor" qu'on a vu par exemple dans 'Affliction'. Pour que le film fonctionne - et il fonctionne très bien -
il faut les deux faces du mont Coburn.

Un "petit" film à l'aulne de son modeste budget, mais qui en a long à dire et qui le dit tellement bien - comme un grand film, quoi.


Fred Jay Walk 09/02/2011 08:22



Un "little big film", en somme...



lemmy 08/09/2010 10:28


Voilà qui donne envie. J'imagine que les chances de le voir en zone 2 sont minces...


Fred Jay Walk 08/09/2010 11:48



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