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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 10:08

Al Pacino inaugure une nouvelle rubrique consacrée aux comédiens-culte de « WWW ». Nous avons déjà exploré la carrière western de nombreux acteurs. Aujourd'hui, élargissant le champ d’action, nous fouillerons dans le parcours d’acteurs marquants, en relation avec les films chroniqués. Cela fera parfois doublon avec ceux déjà présents dans « LES ACTEURS WESTERN », mais les chroniques seront automatiquement plus complètes.

 

On aurait pu croire que Michael Corleone resterait le rôle de sa vie, mais Al Pacino, malgré ses éclipses, ses ratages, ses errances ne cesse de surprendre même les plus acharnés de ses détracteurs. Entrevu en gigolo dans « ME, NATALIE », révélé par « PANIQUE À NEEDLE PARK » où il est un junkie des plus crédibles, Pacino trouve la gloire avec « LE PARRAIN » où il incarne donc ce Michael, fils rebelle d’un chef mafieux, qui finit par succéder à son père pour devenir un monstre froid dans « LE PARRAIN – 2ème PARTIE » et finir en pathétique vieillard bourrelé de remords dans « LE PARRAIN – 3ème PARTIE ». Porté à bout de bras sur une durée de presque vingt ans, ce personnage a pris vie de façon hallucinante par la seule intensité sans faille de Pacino.

PACINO (4)

Il excelle en SDF vulnérable dans « L’ÉPOUVANTAIL », en délinquant gay hystérique dans « UN APRÈS-MIDI DE CHIEN », même si le film tourne parfois au one-man-show. Ses « grands numéros » histrioniques agacent souvent : l’avocat idéaliste de « JUSTICE POUR PACINO (3)TOUS », le pilote de formule 1 introverti de « BOBBY DEERFIELD ». On le voit même quelconque : le trappeur de « RÉVOLUTION », l’écrivain père de famille de « AVEC LES COMPLIMENTS DE L’AUTEUR ».PACINO (1)

C’est plutôt dans la démesure que Pacino excelle : le gangster cubain haineux de « SCARFACE » est une des plus ahurissantes exhibitions de cabotinage maîtrisé de l’Histoire, l’immonde caïd bossu de « DICK TRACY », l’ex-officier aveugle et suicidaire dans « LE TEMPS D’UN WEEK-END », qui lui vaut un Oscar.

Il est tout de même excellent dans la demi-teinte, dans ses rôles de flic en particulier : PACINOl’incorruptible au look de hippie de « SERPICO », l’ambigu et troublé de « LA CHASSE », le solitaire dépressif de « SEA OF LOVE / MÉLODIE POUR UN MEURTRE » et l’obsessionnel hyper-affuté de « HEAT » où son face à face avec De Niro est unPACINO (2) classique, l’obsessionnel ambigu de « INSOMNIA », le co-équipier du même De Niro dans le regrettable « LA LOI ET L’ORDRE ».

Pacino brille aussi dans les rôles de l’ex-taulard énamouré de « FRANKIE & JOHNNY », du VRP baratineur de « L’AFFAIRE GLENGARRY », du caïd repentant de « L’IMPASSE ».

En maire de New York dans « CITY HALL » et en papy agonisant dans « INSTANTS DE BONHEUR », il retombe par contre dans ses pires maniérismes. Pacino retrouve un rôle de mafieux, moins puissant que Corleone dans « DONNIE BRASCO » où il parvient à se renouveler de façon admirable et incarne rien moins que… Satan lui-même dans « L’ASSOCIÉ DU DIABLE ». Il est reporter dans « RÉVÉLATIONS », coach fatigué dans « L’ENFER DU DIMANCHE », producteur dépassé par les événements dans « S1MØNE », recruteur cynique de la CIA PACINO (5)dans « LA RECRUE », attaché de presse gay dans « INFLUENCES », magouilleur dans « TWO FOR THE MONEY », psy harcelé dans l’affreux « 88 MINUTES », patron de casino dans « OCEAN’S 13 ».

 Pacino apparaît dans son premier ‘caméo’ dans le navrant « AMOURS TROUBLES », en gangster volubile.

Il présente son magnifique film semi-documentaire « À LA RECHERCHE DE RICHARD » à Cannes ’96 (après en avoir réalisé deux essais expérimentaux sortis en DVD) et tient le rôle de Shylock dans « LE MARCHAND DE VENISE » quelques années plus tard.

À la TV, on le voit dans le rôle de l’infâme Roy Cohn dans « ANGELS IN AMERICA » et en chantre de l’euthanasie dans « YOU DON’T KNOW JACK ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
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commentaires

DANIEL 13/03/2012 21:47

Je consulte actuellement un livre composé d une longue série d entretien accordé par l acteur a l auteur et finalement je me dis que Al Pacino me parait beaucoup plus interessant que son compère De
Niro,autant par la carrière que par d étonnantes performances théatrales saluées par les critiques américaines.D ailleurs il avoue se servir de son travail sur grand écran pour se perfectionner sur
les planches"seul endroit ou on apprend le métier d acteur"selon lui.Paradoxalement il est peu disert sur ses créations cinématographiques,expliquant que son attitude exubérante dans certains roles
s expliquent par le fait que ses recherches sur des personnages approchants nécessitait une telle démarche!Un de ses regrets:l échec de "La Chasse" ou il s était profondémentinvesti et sinon
quelques avis sur certains films mais surtout une véritable ode au théatre et l éternel regret de n avoir pas encore pu jouer son"Napoléon" projet continuellement annulé.En somme,un homme très
érudit qui a mis son ego de coté pour cet entretien,et tout simplement un immense acteur a la fimographie impressionnante de qualité!Une star et déja une légende!!

Fred Jay Walk 14/03/2012 10:38



J'ai eu longtemps un total respect pour Pacino. J'avoue que ses dernières prestations (surtout "88 MINUTES" et "LA LOI ET L'ORDRE") ont un peu mis à mal son image en ce qui me concerne et l'ont descendu de son piédestal.


Je pense que De Niro a démissionné depuis longtemps. J'espère que Pacino aura un sursaut, un ou plusieurs derniers grands rôles.



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