Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 17:44

« DUEL SANS MERCI » a beau avoir été tourné en 1952, il paraît dater d’au moins une décennie de moins. Comme ces vieux serials des années 40, il est composé de poursuites endiablées, de personnages tout d’une pièce, de héros valeureux, de traîtres (et traîtresses) infâmes. Les personnages ont des noms hallucinants : Johnny Sombrero, Silver Kid, Pop Musick (sic !) et même le héros est appelé « L’Éclair » ! D'ailleurs, en surnommant « Brown Eyes » une demoiselle qui a l’heur de lui plaire, il lui demande : « Appelez-moi l’Éclair ».

Tout cela est infantile et charmant, malgré un casting tellement faible, que comparé aux navrants Stephen McNally et Faith Domergue, le juvénile Audie Murphy semble shakespearien.

Bien malin celui qui, en voyant ce film, pourrait deviner que le dénommé Don Siegel, tournerait un jour « L’INSPECTEUR HARRY », « LES PROIES » ou « TUEZ CHARLEY VARRICK ». Douze ans avant son « À BOUT PORTANT », Siegel dirige déjà le jeune Lee Marvin, qui fait ses classes dans un rôle de joueur provocateur et moustachu, tellement minuscule qu’on se souvient à peine de lui. Susan Cabot, future égérie de Roger Corman s’en sort plutôt bien dans un rôle de garçon manqué.

« DUEL SANS MERCI » n’est visible aujourd'hui que comme un document sur les débuts de Siegel et à la rigueur pour le personnage de Silver Kid, qui annonce avec six ans d’avance, celui que jouera Ricky Nelson dans « RIO BRAVO ». À part ça…

Partager cet article

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens