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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 11:17

Au début de « RÈGLEMENT DE COMPTES À O.K. CORRAL », Wyatt Earp vient prévenir Doc Holliday, qu’un homme l’attend au saloon, et qu'il a un petit Derringer dissimulé dans sa botte.

Tiré à quatre épingles, sourire aux lèvres, Doc se rend au saloon, et commande un whisky. Dans le miroir en face de lui, il aperçoit l'homme qui le cherche, un certain Ed Bailey, accompagné de ses deux frères. Il veut venger son autre frère récemment abattu par Doc. « Il paraît qu’un gentleman cherche à me parler… » commence celui-ci, en goûtant son verre. « À bien y réfléchir », conclut-il, « Ce n’est pas un gentleman, rien que le fils d’une truie au ventre jaune ! ».

Piqué au vif (vu le raffinement extrême de l’insulte, on le comprend !), Bailey saisit son petit revolver, mais Doc s’est déjà retourné, a sorti son cran d’arrêt, et l’a lancé. La lame se plante dans le cœur de Bailey, qui s’écroule sur le plancher.

Cette séquence, toute simple a priori, est une des plus mémorables du film de John Sturges, grâce à son montage hyper-efficace, ses angles de prises de vue multiples, l’ironie glaçante de Kirk Douglas, et l’expression totalement sidérée de Lee Van Cleef, quand il prend le couteau dans la poitrine.

Un petit morceau de bravoure…

A NOTER : l'insulte, pour imagée qu'elle soit, a plus de sens en v.o. : "yellow bellied" signifiant trouillard. Mais enfin... "Le fils d'une truie pétocharde", c'est tout de même singulier !

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