Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 18:02

L’action de « COP LAND » se déroule en 1997 dans le New Jersey, le cast se compose des habituels mafieux de Martin Scorsese jouant ici des flics, ainsi que de plusieurs comédiens des « SOPRANO », et d’autres de l’écurie Abel Ferrara. Et pourtant malgré tout, nous avons indéniablement affaire à un western.

Le réalisateur est un fanatique du genre et cela se sent à chaque séquence. Plus le film avance, plus les masques tombent et on délaisse les déguisements du polar pour revenir progressivement aux standards du western : la cellule dans le sherif’s office, l'homme de loi seul contre tous, le « showdown » final où la vie se joue à qui dégainera le plus vite. Au-dessus de « COP LAND » planent les fantômes de « RIO BRAVO », « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » et surtout « 3 :10 POUR YUMA », dont James Mangold devait signer le remake quelques années plus tard. D'ailleurs, Stallone se nomme Heflin, qui est le nom du comédien principal du classique de Delmer Daves. Explicite, le clin d’œil !

Magnifiquement écrit, « COP LAND » propose un entrelacs de relations d’une grande complexité entre ses protagonistes, pose des questions sur l’engagement, le courage et la corruption. À la sortie du film, on avait surtout parlé des kilos pris par Sylvester Stallone pour incarner ce pauvre shérif solitaire à demi sourd, méprisé par les flics habitant sa petite ville. Pour gommer son passé d’action hero, la star n’avait guère le choix et le résultat est plus que probant. Heflin n’a rien d’un Rambo, il n’est qu’un gros balourd hyper-sensible amoureux transi d’une femme idéalisée et qui est resté figé dans le passé. Un beau personnage dont la rédemption, pour violente qu'elle soit, fait plaisir à voir.

Autour de Stallone, la fine-fleur des acteurs des années 90 : Harvey Keitel dans un emploi de « ripou » qu'il a beaucoup joué, Robert De Niro en « bœuf-carotte » manipulateur, la très belle Annabella Sciorra et Ray Liotta exceptionnel en flic junkie des plus ambigus. Sans parler de Robert Patrick, plus vrai que nature. Une vraie fête !

Le plus drôle, est que en fin de compte, « COP LAND » est un bien plus bel hommage au western, dont il retrouve le rythme et les enjeux, que le remake de « 3 :10 POUR YUMA » qui ne révolutionnait rien, tout en étant plutôt réussi.

 

À NOTER : considéré à sa sortie comme une modeste réussite à la réalisation un peu terne, « COP LAND » est ressorti sept ans plus tard, en « director’s cut », non seulement plus long, mais monté de façon complètement différente. Et là, on est monté de plusieurs crans. Il faut parfois laisser les faire les « directors », apparemment…

Partager cet article

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
commenter cet article

commentaires

VAL 15/07/2012 16:17

Je viens de voir le film...Version 97, sur une vieille VHS relativement pourrie : cela ne m'a pas empêchée d'aprécier le jeu de Stallone. J'ai retrouvé la fragilité du rôle-titre de "Rambo".

Fred Jay Walk 15/07/2012 21:41



Quand tu pourras, vois le re-montage, c'est infiniment meilleur. Quel super polar !



daniel 13/11/2011 21:00


Probablement le plus beau role de Stallone(mais ca c était pas très difficile) et surtout un magnifique Ray Liotta qui m épate quasiment a chacun de ses films.Dommage que l on parle très peu de
lui,c est quand meme un acteur a part.A mon avis,"Cop Land" mérite le statut de classique du cinéma.


Fred Jay Walk 14/11/2011 06:35



Surtout dans son director's cut.



Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens