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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 06:49
Le concept de "L'homme sans nom", fut inventé par les distributeurs américains de la trilogie de Sergio Leone, qui cherchaient un angle promotionnel pour sortir - presque en même temps - ces films venus de nulle-part (l'Europe), dont la vedette était un quasi inconnu. C'est d'ailleurs probablement ce manque de notoriété de l'acteur, qui a donné l'idée de son sobriquet...
Ce surnom de "The man with no name" colle encore à Clint Eastwood, un demi siècle plus tard. Et pourtant... Son gringo à cigarillo a bien un nom. Enfin, un prénom et même des diminutifs, pour être exact. Dans "POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS", on l'appelle Joe. Dans "...ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS", Monco ou Manco, et "le manchot" en v.f., en relation avec le manchon de cuir qu'il porte au poignet droit. Dans "LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND" enfin, c'est Tuco qui lui donne son patronyme : Blondie ("Blondin" en v.f.). Mais "L'homme sans nom", pistolero barbu et invincible, âpre au gain et avare de paroles, n'avait pas achevé sa carrière avec Leone. Eastwood en créa un premier avatar dans "SIERRA TORRIDE" de Don Siegel, où il se nommait cette fois Hogan. Le chapeau était différent, le poncho avait disparu, mais c'était bien le même "hombre", barbe et cigarillos inclus. La musique du film, signée Ennio Morricone venait en quelque sorte confirmer l'impression.
Puis le personnage revint encore, dans le second film réalisé par Eastwood : "L'HOMME DES HAUTES PLAINES", mais cette fois, il avait évolué. Vraiment anonyme, il débarquait dans une petite ville côtière, pour venger le shérif assassiné. Mystérieux et désincarné, ce "Stranger" se révélait peu à peu comme un ange exterminateur implacable. Un fantôme ? L'incarnation de la mauvaise conscience des habitants ? Sans doute... Mais mis à part son goût pour les jolies femmes, il n'avait plus grand chose d'humain.
C'est à nouveau sous sa forme ectoplasmique, que "No Name" fit sa dernière apparition dans "PALE RIDER", également réalisé par Eastwood en 1985. Toujours barbu, toujours sorti du néant, encore vengeur, ce "Preacher" sans nom était devenu un ange protecteur. Un plan le montrant torse nu, révélait les cicatrices de plusieurs balles dans son dos, qui l'avaient traversé de part en part. Rien que des blessures mortelles !

A la fin, "No name" disparaissait dans le paysage montagneux, tandis que l'adolescente qu'il avait sauvée criait "Preacher ! We love you ! I love you !".
Jolie sortie de scène, pour ce personnage à peine esquissé, qui devait tout au charisme de son interprète, et que celui-ci avait su transcender, poussant son mystère jusqu'a surnaturel.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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