Partager l'article ! "UN NOMME SLEDGE" (1970): Un drôle de film hybride, à la fois série B américaine par son réalisateur (l'acteur Vic Morrow, qui fut remer ...
Un drôle de film hybride, à la fois série B américaine par son
réalisateur (l'acteur Vic Morrow, qui fut remercié après une semaine de tournage) et sa vedette, et spaghetti western, par son producteur Dino de Laurentiis, ses décors (on retrouve le
village de "POUR UNE POIGNEE DE
DOLLARS") et ses acteurs de second plan.
"UN NOMME SLEDGE", souffre d'un scénario maladroitement bâti en trois actes distincts, presque indépendants les uns des autres, d'un dialogue
d'une platitude inouïe ("Avant de te rencontrer, je croyais que quelque chose clochait chez moi", roucoule Ria la prostituée frigide, "Et puis tu es venu..."), et de séquences
de fusillade évoquant les spectacles pour touristes, dans les villages western d'Arizona.
James Garner, acteur si à l'aise dans la comédie et l'autodérision (la série, puis le film "MAVERICK"), est beaucoup moins convaincant, quand il joue les durs, comme ici, où sa
grosse moustache, sa démarche chaloupée et son air chafouin,
desservent un héros déjà bien quelconque. A ses côtés, des seconds couteaux connus comme Claude Akins, Dennis Weaver
("DUEL") ou John Marley(insupportable !) grimacent à loisir, tandis que débute discrètement le futur sex symbol transalpin Laura
"MALICIA" Antonelli.
Peu de choses à mettre à l'actif de ce film bâtard donc, surtout pas l'horrible musique. A côté, l'autre chasse au coffre plein d'or, "LA CARAVANE DE
FEU" passerait presque pour un classique !