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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 16:31

L'excellente revue anglaise de cinéma "EMPIRE", a recensé dans son numéro de novembre 2008, les 500 meilleurs films de l'Histoire du 7ème Art. "LA PRISONNIERE DU DESERT" faisait heureusement partie du lot (en 164ème position), et un article était consacré à l'occasion à John Wayne.
L'auteur de l'article en question posait là une question, ma foi, très pertinente, en écrivant :
"Pour certains, il était une icône. Pour d'autre, un vieux con belliqueux avec une moumoute".
Alors, l'un ou l'autre, le "Duke" ? Ou les deux à la fois ?
That is the question...

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Published by Fred Jay - dans LES ACTEURS WESTERN
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commentaires

lemmy 03/02/2011 12:30


Oui, c'est presque culte. Une telle idée n'a été montrée que négativement (heureusement d'ailleurs) et pour des films dénonçant le totalitarisme ("1984" ou "Equilibrium" si je me souviens
bien).

Mais le film pour grossier qu'il soit (et qui devait faire partie d'une vague de films anti-cocos qui a dû pulluler aux Etats-Unis) est parsemé d'autres curiosités qui vont te tenter. Certains le
font sombrer vers le nanar : ainsi "l'enquête" n'est qu'un fil rouge (c'est le cas de la dire) prétexte à d'autres scènes/sketchs allant de la performance comique d'un acteur, en passant par un
intermède musical ou de la danse. Le film se passe à Hawaï et Wayne passe la majorité du film à courir et à batifoler après une jolie veuve (on se croirait presque dans "Retour au paradis" avec
Cooper); on a du mal à comprendre quand il trouve le temps d'enquêter, c'est pourquoi la plupart du temps, iljoint les deux "affaires" en même temps... C'est probablement pour mieux faire passer la
dragée propagandesque qui a un intérêt limité (je n'ai pas compris le complot communiste en question et certaines pistes abordées disparaissent aussi secs :-)).

Par contre, si le thème est ultra-grossier avec des retours fréquents - et sur place - sur Pearl Harbor (avec des effets de transparence comme pour la fin de "La massacre de Fort-Apache", mais bien
sûr en ultra-kitsch), période de la guerre froide oblige, il y a des éléments atypiques que permet une "pensée" aussi tranchée montrant a contrario les limites de cette pensée avec une certaien
franchise. Le film insiste sur le fait que le 5ème amendement américain protège les cocos, ce que regrettent les "mccarthystes", car rien ne peut leur arriver (dans le film bien entendu, même si le
film sous-entend qu'au moins leur réputation est détruite) ; la liberté d'expression est donc absolue aux Etats-Unis, les cocos arrêtés et condamnés sont ceux coupables de délits effectifs
(meurtre, terrorisme) et pose la question de savoir quoi faire contre ceux attendant l'heure du complot : rien sauf à les pousser au crime (ce que fait le film) ou à tomber dans le totalitaire (ce
qui titille bien les auteurs du film) : pas de liberté pour ses ennemis ?

De même, j'en reviens à cette scène hallucinante, immédiatement culte, de l'infirmière ex-communiste travaillant dans une léproserie pour se racheter de son passé d'accroc à Staline. A un moment
elle interrompt sa psalmodie verbale (oui, en plus, elle joue incroyablement mal)à Wayne ; elle en est au passage disant que le communisme est une conspiration pour fabriquer des esclaves, s'excuse
auprès de Wayne pour aller voir un couple de parents lépreux (non, aucun effet gore) qui sont derrière une vitre pour regarder leur enfant nouveau-né ; de sa voix morne, elle nous apprend que les
enfants leur sont retirés à la naissance et sont ensuite envoyés sur le continent à jamais : "c'est dur pour les parents mais mieux pour les bébés" !!! : Belle définition des USA !... Tout comme
j'aime la définition de l'infirmière du rachat... surtout lorsqu'elle dit que jamais elle n'aiderait un conspirateur coco (son ex-mari dépressif qui veut s'échapper du communisme) tout comme jamais
elle n'aiderait un lépreux : !!!! Le film fait sans finesse une une analogie entre lépreux et cocos montrant finalement l'irrationnel de cette peur des lépreux (en voix off de Wayne : un conte
raconté par la mère de Wayne). Est-ce volontaire ou non ? : c'est la question ? (j'ai peur de connaître la réponse). En tout cas, une scène pour le moins curieuse.

Alors, toujours tenté ? ;-)


Fred Jay Walk 03/02/2011 13:00



Euh... Comment dire ?


Disons que le DVD ne sera pas tout en haut de la pile...



lemmy 03/02/2011 11:06


Moi, je peux tout m'infliger car il y a Wayne dedans. La preuve, j'ai vu "Big Jim McLain"... C'est... surprenant. Il y a moults scènes totalement hallucinantes, voire hallucinogènes, qui ont dû
pousser les américains dans les bras du communisme. Certains discours sont magnifiquess, spécialement quand ce sont des récitations par des acteurs plus ou moins en mode prompteur. J'aime les
parents polonais écrivant à la commission anti-américaines pour dénoncer leur fils. J'adule l'infirmière ex-communiste disant que le communisme est un crime contre l'humanité (toute cette scène
avec l'infirmière est hallucinante).


Fred Jay Walk 03/02/2011 11:53



Râââââhhhh !!!


Tu me tentes, là ! C'est malhonnête. Les parents qui dénoncent leur fils ???  JE VEUX ABSOLUMENT VOIR CE FILM !!!



lemmy 01/02/2011 20:08


On connaît surtout Wayne pour les nombreux films qu'il a fait avec Ford et Hawks, et le bougre en a fait, sans compter des grands réalisateurs comme Preminger, Hathaway, Dwan ou Wellmann ! Qui dit
Wayne dit ces réalisateurs. Maintenant, pour les autres, il n'y a pas que "Big Jim Mc Lain" (ou "Le conquérant"); il y a des bijoux comme "Hondo", "La sorcière rouge" ou "L'ange et le mauvais
garçon".


lemmy 31/01/2011 22:00


Une fixette Ford ? Mon dieu...

Pour Wayne, il y a à voir pourtant. Une grande part de sa filmographie reste inconnue ou pas connue comme "The long voyage home" de... Ford. Il a été moins varié qu'un Cooper, mais il a eu des
variations sur le même thème, et c'est le Duke !! Il est vrai qu'à un moment, il s'est fait icône... Et je suis pas fan en général des films de guerre, surtout de propagande. Mais il y a eu... Ford
("Laigne vole au soleil", "Les sacrifiés").


Fred Jay Walk 01/02/2011 06:44



En fait, en y repensant, j'ai plus aimé Wayne à travers ses films et l'oeuvre de ses réalisateurs-fétiche (Ford, Hawks) que pour son aura de star.


Je ne pourrais pas m'infliger un nanar, uniquement parce que "Duke" est dedans, par exemple. Question de sensibilité personnelle, comme tu l'as dit ailleurs.



lemmy 31/01/2011 21:56


Pour Delon et Belmondo, j'imagine qu'il est difficile de raccrocher lorsque tu as été le "meilleur" à un moment, que tu as vécu des choses fortes et pleines de reconnaissance. Delon a toujours dit
qu'il arrêterait lorsque le public ne voudrait plus de lui, ce qu'il a fait avec ses films classés Delon (il a pas eu le choix de tout façon). Quant à Bebel, avant son accident, il ne se voyait pas
raccrocher et voulait être un Vanel ou un M. Simon. Et après son accident, il a dit qu'il voulait prouver à lui et à ceux qui ont vécu ce genre d'accidents, ainsi qu'au public, qu'il pouvait le
faire : résultat : le film est touchant, mais il est un cénotaphe autour duquel est Bébel.


lemmy 31/01/2011 19:39


Tiens, John Wayne : l'autre question. Pourquoi tu l'as si peu traité dans ton blog ? Car trop évident ?


Fred Jay Walk 31/01/2011 19:56



Sans doute. Et puis j'avais fait une "fixette" Ford avant de démarrer le blog. Mais ça reviendra : les fixettes sont cycliques !



lemmy 31/01/2011 19:04


En ce qui concerne la connerie, c'est un problème à part. même si ici, le mot "connerie" est peut-être anachronique. En 2010, oui, c'est en connerie. A l'époque, soit c'était une dégueulasserie de
propagande, soit c'était une saine action.

Quant à voir vieillir nos héros, tout dépend. Je n'ai jamais pu voir en entier, enfin d'une traite, "Le dernier des géants" avec Wayne ; je ne l'ai vu que par extraits.

Dans mon entourage, on est un petit groupe à aduler Belmondo. Pourtant, j'ai été le seul à voir son dernier film. Delon a dit de Belmondo qu'il ne devait pas se montrer dans cet état, mais Delon a
fait la même chose en bien pire dans son téléfilm avec Lorie...

Quant à Kirk, il vaut mieux le voir si on veut le garder dans sa mémoire en forme dans un "Veraz" qui est une sorte de testament cinématographique avant l'heure que dans son "It runs in the
family". Mais selon le point de vue de Kirk, homme à toujours repousser les limites, c'est formidable qu'il l'ait fait, même si le film n'est pas un chef d'oeuvre.


Fred Jay Walk 31/01/2011 20:43



Delon comme Belmondo auraient dû raccrocher depuis longtemps... Question d'ego ?



lemmy 31/01/2011 17:53


Je profite d'être au travail (...) pour errer sur ton blog (que je n'ai pas lu en entier, l'ayant découvert bien après son ouverture) ;-)

En fait, j'ai mal écrit : oui, Wayne pouvait être un "vieux con", certains entretiens sont assez marquants. Il suffit de voir l'excellent forum français qui est consacré à Wayne et qui est une
source incroyable de documents photographiques et de transcriptions d'entretiens. Il n'en reste pas moins un de mes comédiens préférés, sinon Le, et le fait qu'il soit une icône n'y est pas
indifférent (dans mon cas, ce n'est pas l'icône de l'Amérique). Question d'histoire personnelle...

"Big Jim McLain" est assez terrifiant, oui. Et il y en a d'autres, mais celui-là est assez goûtu. Je me tâte toujours pour le voir en dvd.


Fred Jay Walk 31/01/2011 18:11



Est-ce une bonne idée ?


Je regretterai toujours d'avoir vu "IT RUNS IN THE FAMILY" avec Kirk Douglas transformé (par la vie) en vieillard chenu à la
Agecanonix. Je sais que c'est notre sort à tous, mais on n'a pas envie de voir nos héros vieillir. Idem pour Wayne que tout le monde - moi compris - adore. Qui a envie de le voir pris en flagrant
délit de connerie ?



lemmy 31/01/2011 17:12


Icône ou vieux con avec une moumoute ? Godard s'est posé le même genre de question avec Wayne, même s'il ne parlait pas d'icône. Le questionnement de Godard était plus pertinent et simple que cette
question.

Une icône: oui. Quelle que soit la réponse à l'alternative.

Un vieux con avec une moumoute ? Une moumoute oui, mais un vieux con ? : ben non, même si certains de ses entretiens de l'époque sont assez terrifiants. Et quelle que soit la réponse, faut aller
au-delà de cette alternative. Et surtout qu'importe ?

Si je devais rejeter tous les comédiens que j'aime de par leurs opinions idéologiques, il n'en resterait pas beaucoup. Et si je ne devais aimer que les rares autres, je n'aimerais plus beaucoup le
cinéma ;-)


Fred Jay Walk 31/01/2011 17:42



J'avais oublié ce post datant des débuts de "WWW". Mais je me souviens avoir souri en lisant le titre de l'article dans "EMPIRE". Pas très
respectueux, mais drôle.


Oui, on se fiche des opinions des acteurs, sauf quand ils militent ouvertement dans leurs films. Le "Duke" a quand même tourné "BIG JIM
McCLAIN" où il joue un flic au service de la commission McCarthy, luttant contre les sales espions rouges infiltrés. Un chouïa limite avec un peu de recul...



nico-62 19/11/2009 22:36


john il assure


Tietie007 16/06/2009 14:49

En tout cas, moumoute ou pas, je suis un grand fan de La prisonnière du désert.

Fred Jay Walk 16/06/2009 15:15


Comme tous les vrais amateurs de cinéma !
Ce clin d'oeil irrespectueux de EMPIRE m'a semblé amusant, mais n'ôte rien au talent de Wayne, et à la grandeur de "THE SEARCHERS".


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