Mardi 15 juin 2010
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Le destin de
Clint Eastwood et Burt Reynolds est
curieusement lié. Déjà, leur contrat de débutants avec Universal fut annulé le même jour : « Ils ont dit à Clint que sa pomme d’Adam était trop
proéminente. À David Janssen que ses oreilles étaient trop grandes et à moi que je n’avais aucun talent », se souvient Reynolds.
Si Clint
a six ans de plus que ‘Buddy’ (surnom de Burt), les deux hommes se sont toujours fréquentés et sont restés amis au fil des années. Ils eurent même
une petite rivalité de rois
du box-office, pendant les années 70. Eastwood se lance dans la réalisation en 1971 avec « UN FRISSON DANS
LA NUIT », alors que Burt fait de même cinq ans plus tard pour « GATOR » un film d’action moins ambitieux. L’un dans
l’autre, entre longs-métrages et téléfilms, Burt réalisera une quinzaine de films et de nombreux épisodes de sa série TV « EVENING
SHADE ». Clint connaîtra la carrière de ‘director’ oscarisé que tout le monde adule aujourd'hui.
Quand
Eastwood décide d’élargir son public avec « DOUX, DUR ET DINGUE » une comédie ‘redneck’, il chasse clairement sur les terres de
Reynolds. Aussi celui-ci lui rend-il la politesse en tournant son « INSPECTEUR HARRY » à lui, « L’ANTIGANG ». À ce moment-là ils sont tous les deux au sommet.
Les deux
hommes désirent tourner ensemble depuis des années. C'est Blake Edwards qui les réunit enfin en 1984 pour « HAUT LES FLINGUES ! ».
Mais pour raisons de « différends artistiques », l’auteur-réalisateur quitte le projet, le laissant entre les mains du pâle Richard Benjamin. C'est pendant le tournage de ce (mauvais)
film, que Reynolds a un accident pendant une cascade : une mâchoire fracassée qui va entraîner une longue série de déboires. Et la fin de son super-vedettariat. Il ne se remettra jamais
vraiment de ce tournage, malgré quelques comebacks sans lendemain comme « BOOGIE NIGHTS ».
Eastwood de son côté, décollera définitivement comme réalisateur l’année suivante avec « PALE RIDER ». Pour résumer, ce petit polar
rétro marque pour l'un le début de la fin et pour l'autre la fin du début...
25 ans
plus tard, ‘Buddy’ Reynolds tourne toujours, des seconds rôles et des « direct to video » à la pelle, mais sa personnalité joyeuse et sautillante de jadis a fait place à un jeu beaucoup
plus sombre et monolithique. Clint lui vient d’avoir 80 ans et n’a jamais autant réalisé de projets. Sa cote est au plus haut.
Le temps
a passé, différemment pour les deux hommes, mais pour paraphraser Steve McQueen à la fin de « PAPILLON » : « Bande de salauds ! On est toujours là ! ».
Par Fred Jay Walk
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Samedi 12 juin 2010
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/2010 12:46
Il existe parfois des ponts étranges entre les films ou séries qu’on
aime. Ainsi, en revoyant « LE
VIRGINIEN » datant du début des sixties (récemment réédité aux U.S.A.), on peut se dire en voyant évoluer le jeune Doug McClure : « C'est drôle, j'ai l’impression d’avoir vu cette
tête-là quelque part. Et il n’y a pas très longtemps ». Mais l’acteur est mort depuis belle lurette et ses œuvres n’encombrent pas les étagères du collectionneur.
Et puis soudain, en regardant la nouvelle saison de
« DEXTER », l’excellente série dont le héros est un serial killer, on s’écrie :
« Bon Dieu ! Mais c'est bien sûr ! ». Michael C.
Hall, le subtil interprète de Dexter Morgan est le portrait craché du bon vieux Doug ! Il pourrait être son fils.
Un peu comme Christian Bale aurait pu être celui de James Brolin…
Par Fred Jay Walk
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Dimanche 6 juin 2010
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/2010 11:17
On crédite
généralement James Dean de trois films entrés dans la légende, oubliant qu'il a tenu quelques rôles secondaires (« QUI DONC A VU MA
BELLE ? », par exemple) et fait de nombreuses apparitions à la télé.
Nous parlions récemment de son premier film « BAÏONNETTE AU
CANON », mais ‘Jimmy’ était déjà apparu en 1951 dans le téléfilm « HILL NUMBER ONE » de la collection
« FAMILY THEATER » destinée au public catholique.
Le film commence pendant la WW2. Une troupe de GIs (parmi lesquels Roddy McDowall) doit prendre une colline, mais ils sont fatigués et découragés. Alors l’aumônier entreprend de leur raconter les jours qui
suivirent la crucifixion du Christ, jusqu'à sa résurrection, histoire de leur donner du cœur à l’ouvrage.
Et là, on part en ‘flash-back’ : Leif Erickson joue Ponce-Pilate,
Henry Brandon est un officier romain, Michael Ansara apparaît brièvement tout comme le scénariste de John Ford : James Warner
Bellah. James Dean lui, incarne l’apôtre Jean avec toute la ferveur requise et une sobriété qu’on ne lui reverra que très rarement par la suite.
« HILL NUMBER
ONE » est une authentique curiosité, à déguster au second degré bien sûr.
À
NOTER : le film est visible en zone 1 dans le coffret « THE GOLDEN AGE OF TV
DRAMA » où on trouve quelques autres raretés délectables.
Par Fred Jay Walk
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Lundi 31 mai 2010
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/2010 10:16
C'est Sergio Leone qui a offert à Clint Eastwood son premier gros-plan
en couleurs. C'était au début de « POUR UNE
POIGNÉE DE DOLLARS » : l’Étranger mal rasé en poncho s'arrête pour boire quelques gorgées d’eau du puits. Pendant qu'il boit, il voit un enfant qui s’introduit dans
une maison pour rendre visite à sa mère. Il en est violemment chassé par des brutes épaisses qui lui tirent dans les pattes, lui bottent les fesses et vont ensuite tabasser celui qui semble être
son père.
Clint lui, observe tout cela tranquillement, sans réagir. SANS RÉAGIR !
En un seul plan, la mythologie de l’acteur et plus généralement du nouveau héros des sixties sont établis. Le
défenseur de la veuve et de l’orphelin n’est plus. Ou en tout cas, il a bien changé !
Par Fred Jay Walk
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Lundi 10 mai 2010
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/2010 11:10
Il y a quelques jours, Leonard
‘Spock’ Nimoy annonçait par voie de presse qu'il prenait sa retraite. Rien d’extraordinaire, vu son âge avancé.
Mais à bien y regarder, c'est un phénomène relativement récent chez les
stars. Jadis, les comédiens se retiraient en
douceur comme Cary Grant ou bien sûr Garbo, ou mouraient jeunes (Steve McQueen) ou très jeunes (James Dean) ou à la tâche, entre deux projets (John
Wayne) ou carrément pendant un tournage (Tyrone Power) ou juste avant (Bogart).
Aujourd'hui, avec la prolongation de la durée de vie, les acteurs ont
le temps d’arriver à un âge où ils prennent la décision de se retirer de la vie publique, pour savourer une retraite bien méritée. Comme tout le monde.
À 80 ans, Sean Connery et Gene Hackman ont ainsi annoncé qu'ils ne
reparaîtraient plus devant une caméra.
Fort heureusement, des « cas » comme Clint Eastwood ou son
copain Eli Wallach sont encore là pour démentir cette tendance !
« Le monde se divise en
deux, mon ami. Ceux qui prennent leur retraite et... »
Par Fred Jay Walk
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Vendredi 23 avril 2010
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/2010 14:38
Quand il tourne dans
« LA CHARGE FANTASTIQUE » en 1941, Anthony Quinn est à peu
près inconnu, spécialiste des petits rôles de gangsters gominés ou de guerriers emplumés. Il a 26 ans quand il apparaît dans le film de Raoul Walsh consacré à la vie – et la mort – du général
Custer, présenté sous un jour plutôt favorable : évidemment, c'est Errol Flynn qui l’incarne ! À ses côtés Olivia De Havilland, Arthur Kennedy et… sixième au générique le jeune Quinn
dans le rôle du chef Crazy Horse.
En 1953, Quinn tourne en Italie « CAVALLERIA RUSTICANA » suivi l’année suivante de « LA STRADA » de Fellini. Le voilà donc
catapulté star transalpine. Les distributeurs se mirent alors à fouiller leurs archives en quête d’anciens films de la vedette à ressortir. Et ils tombèrent sur « LA STORIA DEL GENERALE CUSTER » (titre italien du film de Walsh). Ni une, ni deux : on refait les affiches, on place Anthony Quinn en première place au générique, on plaque son visage
bien identifiable sur le matériel publicitaire et le tour est joué !
C'est ainsi que le discret chef Crazy Horse devient la star n°1 de
« LA CHARGE FANTASTIQUE » quinze ans après son tournage. Pourquoi se gêner ?
Par Fred Jay Walk
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Dimanche 18 avril 2010
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/2010 09:02
Dans une interview accordée à la sympathique revue « MAD
MOVIES » pour son excellent numéro hors-série « L’ÂGE D’OR DU CINÉMA DE
GENRE ITALIEN » sorti en 2003, Franco Nero révèle que lorsqu’il tournait le musical « CAMELOT », sous la direction de Joshua Logan, Clint Eastwood vint rendre visite à celui-ci
sur le tournage.
Là, Logan annonça à Clint qu'il allait bientôt enchaîner sur
« LA
KERMESSE DE L’OUEST » un autre musical tiré d'un succès de Broadway, pour lequel il allait réembaucher Franco Nero dans le
rôle d’un jeune Mexicain nommé ‘Pardner’ aux côtés de James Stewart en prospecteur ronchon et Natalie
Wood.
Au bout du compte, et après quelques mois de tractations diverses, le
destin en décida autrement, et c'est Eastwood qui hérita du personnage de ‘Pardner’ (qui pour le coup en oublia d’être mexicain !), Lee Marvin prit la place de Jimmy (son vieil ennemi de « L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE ») et Natalie Wood fut remplacée par la non moins ravissante Jean Seberg.
Le film aurait-il été meilleur avec le cast d’origine ? Aurait-il
mieux marché commercialement ? Peut-être… Pas sûr… Mais le monde aurait dans ce cas été privé de « I was born under a wanderin’ star »
chanté par Marvin. Alors c'est sans regret…
Par Fred Jay Walk
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Mardi 13 avril 2010
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/2010 09:11
Le manchot le plus célèbre du western,
celui qu’on surnomme carrément « le manchot », possède bel et bien ses deux bras ! Dans « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS »,
Clint Eastwood est surnommé ‘Monco’ (le Manchot, en v.f.), probablement à cause du manchon en cuir qu'il porte à son poignet droit. Manchon,
manchot…
Le western a néanmoins collectionné quelques personnages à un bras, que
ce soit dans des rôles de héros ou de salopards. Celui qui vient immédiatement en tête est Spencer Tracy dans le quasi-western « UN HOMME EST
PASSÉ ». La scène où il démolit Ernest Borgnine d’une seule main est entrée dans la légende.
Richard Boone est un ex-officier nordiste qui a perdu un bras sans
gloire à la guerre dans « LE RAID », Michael Dante un jeune soldat revenu dans le même état dans « LE COURRIER DE L’OR », Tom Tryon a perdu
son bras enfant dans « TERRE SANS PARDON », James Coburn continue de jouer les scouts malgré son handicap dans
« MAJOR DUNDEE » et se bat même au couteau avec Mario Adorf, qui se retrouvera lui-même manchot dans « LE
SPÉCIALISTE ». Jan Merlin a eu le bras mutilé lors d’une fusillade dans « LE CALIFORNIEN », Joe Don Baker ex-sudiste joue encore les tireurs
d’élite dans « LES COLTS DES 7 MERCENAIRES ». Dans le même cas, Jack Palance est devenu encore plus méchant dans « LE CLAN DES McMASTERS » puis dans « COMPAÑEROS ! » où il a une main en
bois.
Al Mulock est devenu infirme en voulant capturer Eli Wallach dans
« LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », Neville Brand a un tronçon de rail à la place d’une de ses mains dans « LE SHÉRIF NE PARDONNE PAS ».
La doublure-lumière de Burt Lancaster, Bill Raisch n’avait nul besoin
d’avoir un bras attaché le long du corps : il était réellement manchot et a joué un rôle inoubliable dans la série « LE FUGITIF ».
Il s’est également bagarré avec Kirk Douglas dans « SEULS SONT LES INDOMPTÉS ».
En BD, le héros de la série d’Alejandro Jodorowsky
« LE BOUNCER » n’a qu’un bras.
Par Fred Jay Walk
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Dimanche 11 avril 2010
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Anecdote
amusante, glanée dans un documentaire sur les Indiens d’Amérique. Pardon – les « Native Americans » !
Pendant son tournage des « CHEYENNES », John Ford dut engager des Navajos de la réserve où il filmait les extérieurs, pour incarner les guerriers
cheyennes en figuration. Les rôles « parlants » étant tenus comme il se doit, par des ‘hispanos’ comme Gilbert Roland ou Dolores Del Rio et des ‘italo’ comme Sal
Mineo.
Personne dans l'équipe ne comprenant un traître mot de Navajo (c'est même pour ça que l’U.S. Army les enrôla comme messagers pendant la WW2), les figurants en question ne racontèrent que des âneries et des blagues pendant
les prises.
Ce qui fait que si « LES
CHEYENNES » est une œuvre grave et émouvante pour le commun des mortels, c'est un film hautement comique pour le spectateur Navajo qui hurle de rire à chaque
projection.
Par Fred Jay Walk
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Mardi 30 mars 2010
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/2010 10:43
Mary Katherine Horony
(1850-1940), émigrée hongroise installée en Amérique, est essentiellement connue aujourd'hui pour avoir été la compagne de ‘Doc’ Holliday. Elle fit sa connaissance en travaillant dans le saloon tenu par l’épouse de Wyatt Earp, en tant qu’entraîneuse
ou prostituée, et resta avec lui jusqu'à sa mort. Célèbre sous le surnom de ‘Big Nose’ Kate, elle s’est également
fait appeler Katie Elder.
À l’écran, Kate a été dignement interprétée par plusieurs excellentes
comédiennes : à commencer par Jo Van Fleet dans « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL », qui en a donné une interprétation réaliste de
femme mûrissante, amère et humiliée. Vint ensuite la plus « glamoureuse » Faye Dunaway dans « DOC », puis pour respecter les
origines européennes de la dame : Joanna Pacula dans « TOMBSTONE » et Isabella Rossellini dans « WYATT EARP ».
Le personnage est bizarrement absent de « 7 SECONDES EN ENFER », laissant Jason Robards célibataire. John Ford lui, en avait inexplicablement fait une chanteuse Mexicaine nommée 'Chihuahua' et
campée par Linda Darnell dans « LA POURSUITE INFERNALE ».
Dans la série TV « THE
LIFE AND LEGEND OF WYATT EARP », Carol Stone l’incarne pendant 7 épisodes, mais – télé oblige – devient alors « Kate Holliday », dûment mariée à
l’Église.

Quoiqu’il en soit, aucune de ces comédiennes n’avait un appendice nasal particulièrement développé. Le mystère demeure donc entier quant à l’origine du surnom de « Kate au gros
pif » !
Par Fred Jay Walk
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Vendredi 26 mars 2010
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/2010 20:26
La célébrissime chanson que
Lucky Luke entonne à la fin de chaque album « I’m a poor lonesome cowboy » est des plus pertinentes. Car le héros de western ne peut être
que solitaire. Il n’est pas taillé pour être père de famille, et s’il veut devenir un personnage de tragédie, il doit avoir de bonnes raisons de se venger. Alors le western l’a rendu veuf. Le
meurtre de l’épouse mythique et magnifiée devient son obsession et la vengeance sa raison
de vivre. Bien sûr,
on peut lui avoir tué son frère, sa sœur, ses enfants, mais la mort de la femme est devenu un standard incontournable. Et une justification parfois facile à ses agissements
violents.
Parmi les veufs les plus mémorables du genre : Randolph Scott qui
l’a souvent été et tout particulièrement dans « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE »
et « 7
HOMMES À ABATTRE », Gregory Peck supprime les assassins de sa chérie dans « BRAVADOS » (même s’il se
trompe de cible), Chuck Connors est veuf dans la série « L'HOMME À LA CARABINE », John Wayne parle à
la tombe de sa femme dans « LA CHARGE HÉROÏQUE » et en veut aux médecins qui n’ont pas su la sauver dans « LES CAVALIERS », Kirk Douglas est aveuglé par la haine quand sa femme indienne est violée et tuée dans « LE DERNIER TRAIN
DE GUN HILL », Clint Eastwood voit sa moitié assassinée dans « JOSEY WALES HORS-LA-LOI » et décédée de mort
naturelle dans « IMPITOYABLE », Robert Redford devient fou quand sa squaw est tuée dans « JEREMIAH JOHNSON », Lee Van Cleef jette son étoile de shérif pour venger sa femme dans « LA CHEVAUCHÉE DES 7
MERCENAIRES », Burt Reynolds a du
mal à se remettre de la mort de sa femme indienne (même si
c'est lui qui l’a tuée) dans « LE FANTÔME DE CAT
DANCING », William Holden traque l'homme qui a massacré son épouse dans « LA POURSUITE SAUVAGE », James Coburn veut la peau du shérif qui l’a
rendu veuf dans « LA LOI DE LA HAINE », Lee Marvin et Gene Hackman deux héros de Richard Brooks n’ont jamais oublié leurs épouses mortes au champ d’honneur dans
« LES
PROFESSIONNELS » et « LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE ». Le ‘spaghetti western’ a usé et abusé du veuvage menant à la
rancune meurtrière.
Charles Bronson pourtant habitué à se venger, se joue de ce cliché dans
l’impertinent « C'EST ARRIVÉ… ENTRE
MIDI ET TROIS HEURES », en faisant croire à une jolie veuve qu'il est devenu impuissant depuis la mort de sa chère et tendre.
À l’inverse, c'est son mari qu’on tue à Raquel Welch dans
« UN COLT POUR 3
SALOPARDS », la poussant à apprendre le maniement des armes. Une des rares « lonesome
cowgirls ».
Par Fred Jay Walk
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Lundi 15 mars 2010
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/2010 13:20
Parce que c'est tout de même une bien triste nouvelle et qu’on a du mal à s’y faire, petit
retour sur la mort de Peter Graves.
Ce géant calme et toujours propre sur lui, qui a occupé le petit écran pendant plusieurs
décades à l’instar de Robert Stack, Leslie Nielsen ou son frère James Arness, incarnant avec un inébranlable sérieux le ‘héros’ All-American tel que la télé l’a figé de série en
série.

Et puis ces deux images, pour se souvenir qu'il n’a pas été que Mr. Phelps, l'homme qui regardait les bandes magnétiques
« s’auto-détruire ».
Sur la photo en noir & blanc, Graves s'apprête à se faire arrêter au début de
« LA NUIT DU CHASSEUR » et dans l’autre, il côtoie une autre icône de la télévision : David Vincent alias Roy Thiness dans un
épisode des « ENVAHISSEURS ».

Petite consolation : la série « MISSION : IMPOSSIBLE » étant rediffusée en boucle sur une chaîne ou l’autre à longueur
d’année, Peter Graves n’est pas tout à fait mort. Ou alors s’il l’est, il fait probablement semblant, histoire d’arnaquer le dictateur basané d’un pays imaginaire d’Amérique du
Sud.
Par Fred Jay Walk
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1
Dimanche 7 mars 2010
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/Mars
/2010 19:04
Un beau jour de 1974, quelques comédiens de western se sont retrouvés pour fêter le
25ème anniversaire de la chaîne de TV ABC, qui en profita pour rediffuser des épisodes de leurs séries
respectives.
Entourant John
Wayne on reconnaît Hugh O’Brian alias Wyatt Earp, Chuck Connors (avec sa
carabine), Clint Walker (tellement grand qu’on l’a mis au fond),
David Carradine le jeunot de la bande, Michael Ansara et Jack Kelly.
À côté du « Duke » avec sa panoplie et son masque, le doyen Clayton Moore qui
incarna de 1949 à ’57 le légendaire ‘Lone Ranger’.
Par Fred Jay Walk
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Jeudi 4 mars 2010
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/Mars
/2010 10:33
Quand ils apparurent pour la première fois dans un même film, Paul Newman et Steve McQueen n’étaient pas sur un
pied d’égalité. À 31 ans, le premier tenait la tête d’affiche de « MARQUÉ PAR LA HAINE » dans le rôle du boxeur Rocky Graziano, alors
que le second âgé de 26 ans, n’apparaissait que dans le premier quart-d’heure, pour jouer ‘Fidel’ un petit loubard du gang fréquenté par Newman. On les voyait commettre des petits larcins
minables dans le Bronx, se battre au couteau, voler des pneus…

Vingt ans s’écoulèrent avant que les deux hommes – amis dans la vie – ne se retrouvent ensemble sur un écran. Cette fois McQueen avait dépassé Newman en popularité et il était en premier sur le
poster de « LA TOUR INFERNALE ». Enfin… En premier, mais au-dessous de Newman : la seule façon trouvée par leurs agents pour qu'ils
acceptent de tourner ensemble.
Car en 1968 ils faillirent déjà partager la vedette de
« BUTCH CASSIDY & LE KID », mais l’affaire ne se monta pas, car aucune des deux stars aux yeux bleus n’acceptait d’être en seconde
position au générique.
Robert Redford doit donc sa carrière à ces egos
hypertrophiés…
Par Fred Jay Walk
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Samedi 13 février 2010
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/2010 15:19
Dans le premier « UN
JUSTICIER DANS LA VILLE », la police assiste impuissante aux exploits du « vigilante », qui devient un héros national, et qu'elle n’arrive pas à localiser. Le commissaire –
joué par Vincent Gardenia – exhorte ses hommes à se remuer un peu. Parmi ces policiers new-yorkais, on aperçoit
une fliquette en uniforme, l’air blasé et fatigué, dans deux courtes séquences : c'est une comédienne de second plan nommée Olympia Dukakis, encore totalement inconnue.

Quelques treize ans plus tard, et toujours à New York, Gardenia et Dukakis se retrouvèrent pour le délicieux « ÉCLAIR DE LUNE » de
Norman Jewison, pour jouer les parents de Cher. Les deux vétérans y trouvèrent leurs meilleurs rôles.
C'était une petite parenthèse en forme de clin d’œil, un appendice au
survol que nous avons récemment effectué sur la « franchise » des
« DEATH WISH ».
Par Fred Jay Walk
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